Régis Briday


Poste

Chercheur

Institution de rattachement

Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (LATTS)

Régis Briday est historien des sciences, spécialisé dans l’étude des sciences et des politiques de l’atmosphère et du climat. Il est titulaire d’un Master Recherche « Physico-chimie de l’atmosphère et climat », d’un Master Recherche « Histoire et Philosophie des sciences » (Lophiss ; Paris 7), et d’une thèse de l’EHESS en « Histoire des sciences » effectuée au Centre Alexandre Koyré. Le mémoire de thèse s’intitule « Une histoire de la chimie atmosphérique globale. Enjeux disciplinaires et d’expertise de la couche d’ozone et du changement climatique » (2014).

Depuis septembre 2015, Régis Briday est post-doctorant au LATTS. Il travaille sur le projet ANR « Villes et transitions énergétiques : enjeux, leviers, processus et évaluation prospective pluridisciplinaire. Application à la région Île-de-France » (VITE !), qui « vise à apporter un éclairage prospectif sur les enjeux, le contenu et les effets sociaux, territoriaux et environnementaux de stratégies de transition énergétique mises en œuvre à l’échelle d’une région urbaine, ainsi que sur le potentiel de mobilisation des acteurs en lien avec ces stratégies, en accordant une attention particulière aux transformations interdépendantes de l’environnement construit, des infrastructures et des pratiques sociales sur lesquelles reposent (ou qu’appellent de leurs vœux) ces stratégies. » Dans ce cadre, Régis Briday mène une étude sur la production et la réception du Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Energie (SRCAE) de l’Île-de-France, et participe à l’élaboration des stratégies de transition (ou « logiques d’actions vers la transition ») du projet VITE.

Résumé du mémoire de thèse : L’histoire des sciences de l’environnement a, jusqu’à présent, peu documenté l’apport des chimistes de l’atmosphère, qui formalisent les réactions chimiques se produisant au sein de l’atmosphère. Cette thèse porte spécifiquement sur la chimie atmosphérique globale. La chimie de l’atmosphère a été au centre de l’expertise sur la destruction anthropique de la couche d’ozone à partir de 1970. Les chimistes de l’atmosphère ont également participé à l’élaboration des rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) à partir de la fin des années 1980, ainsi qu’à des travaux au sein de la science dite « du système Terre ». En combinant différentes approches de l’étude des sciences et des techniques, ce mémoire de thèse fait une histoire « sociale » du champ d’étude sur la chimie atmosphérique globale depuis les années 1920. Le cœur du récit porte sur l’évolution des pratiques scientifiques de la chimie atmosphérique globale, les reconfigurations disciplinaires et sociales, et l’apparition de nouvelles formes d’expertise et de figures d’expert propres à ce champ d’étude. L’auteur examine dans le détail trois « moments »: les deux premières décennies de la Guerre froide ; le « tournant environnemental(iste) » des sciences de l’atmosphère dans les années 1970- 80 ; la gouvernance du changement climatique.

Lien vers le mémoire de thèse: https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01213826v1

Publications : 

Briday Régis, 2016, « Une lecture croisée de deux ouvrages décrivant l’entrée dans une nouvelle phase d’action climatique [Aykut & Dahan, 2014, Gouverner le climat ? 20 ans de négociations internationales et Klein, 2014, This changes everything. Capitalism vs. the climate] », Natures Sciences Sociétés, 24, pp. 48-53.

Briday Régis, 2015, « Les apprentis sorciers du climat. Raisons et déraisons de la géo-ingénierie de Clive Hamilton », Natures Sciences Sociétés, 23, Supplément, recension d’ouvrage, S135-138.

Briday Régis, 2014, « Une histoire de la chimie atmosphérique globale. Enjeux disciplinaires et d’expertise de la couche d’ozone et du changement climatique », Doctorat en Sciences sociales, spécialité « Histoire des sciences et des techniques », Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales / Centre Alexandre Koyré, Paris, 728 pages.

Briday Régis, 2014, « Qui alimente les études sur la géoingénierie ? Une perspective d’historien des sciences », Natures Sciences Sociétés, 22 (2014), pp. 124-131.

 

A télécharger

  • CV Régis Briday_juin 2016
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