Gaëtan Thomas


Poste

Doctorant

Institution de rattachement

Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, société (CERMES3)

Gaëtan Thomas est doctorant, sous la direction de Luc Berlivet (Cermes3, CNRS) et Patrice Bourdelais (CRH, EHESS-CNRS).
Il a suivi une formation doctorale Santé Population et Politiques Sociales, et est titulaire d’une bourse de thèse délivrée par l’école doctorale de l’EHESS (octobre 2010 – octobre 2013).

Thèmes de recherche

Histoire de la médecine et des politiques de santé, épidémiologie du vaccin et des maladies infectieuses, migration des données et catégories de la science et de la médecine, routinisation de la science, médecine post-coloniale.

Thèse en cours

« L’intelligence épidémiologique ». De la science du risque à l’action publique, la traduction du savoir issu de l’épidémiologie en politiques de santé : le cas des politiques vaccinales en France depuis la Seconde Guerre mondiale.

Initialement intitulée « L’intelligence épidémiologique », cette enquête historique veut montrer comment le vaccin, un objet pour le moins complexe, s’est trouvé routinisé par une science, l’épidémiologie, qui a connu d’importantes transformations entre les années 1940 et 1990. Alors que le cœur innovant de la discipline négligeait les maladies infectieuses au profit des maladies chroniques auxquelles furent associées les avancées théoriques et méthodologiques les plus manifestes, et que les réussites prophylactiques laissaient s’installer l’idée d’une disparition du phénomène épidémique en Occident, un petit groupe d’épidémiologistes s’est employé à poursuivre l’étude et le suivi des vaccins anciens et nouveaux avec, pour résultat manifeste, jusqu’à la crise du vaccin contre l’hépatite B, la routinisation d’un objet potentiellement explosif. Cette thèse est ainsi consacrée aux différentes faces d’un travail évidemment très concret, mais aussi symbolique, qui concourt au maintien, parfois difficile, d’une routine, et qui a pour horizon l’effacement du phénomène épidémique.

Interventions

  • Thomas G. (2013), « L’épidémiologie des maladies infectieuses quand on annonçait leur fin », journée d’étude d’étude « Questions à l’épidémiologie », séminaire de P. Bourdelais et A. Rasmussen « Construire une histoire de la santé publique », EHESS, Paris.
  • Thomas G. (2013), « Une lecture critique de Les os, les cendres et l’Etat d’Arnaud Esquerre », séminaire de S. Nonnis et A. Manna « Histoire du corps mort à l’époque contemporaine », EHESS, Paris.
  • Thomas G. (2012), « Réduire la complexité, faire de la routine : histoire de l’épidémiologie du vaccin en France », séminaire du Cermes3, Villejuif.
  • Thomas G. (2012), « Les essais africains et indonésiens du CIE dans les années 1970, constituer un savoir populationnel, comparatif et local », école doctorale de l’IFRIS, Florence.
  • Thomas G. (2011), « Sur la reconnaissance par l’Etat du statut de victime du vaccin contre l’hépatite B. », Journée d’étude « Enquêter sur la subjectivité dans le domaine de la santé » SPPS-EHESS, Paris.

Enseignement

Mission d’enseignement à l’EHESS:

2012-2013

2011-2012

  • Remplacement de huit heures pour un TD de sociologie générale, licence 1 de sciences sanitaires et sociales, Université Paris 13.

Publications

Recensions:

Articles:

  • Thomas G. et Crimp D. (2012), « Le désordre de la mémoire – entretien avec Douglas Crimp », Revue Poli, n.6.
  • Thomas G. (2011), « Définir pour compter », Revue monstre, n.3.
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