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Colloque International – Gouverner par la prédiction ? Modèles, données et algorithmes dans et pour l’action publique

 

Gouverner par la prédiction ? Modèles, données et algorithmes dans et pour l’action publique

Annonce de colloque international

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11-13 Septembre 2017
Paris Musée des arts et Métiers

 

L’action publique est traversée par des intentions  d’anticiper  les situations futures,  pour mieux définir  les décisions à prendre au présent. Face à l’incertitude et aux risques, elle reprend à son compte la pratique scientifique qui consiste à calculer et modéliser ces situations pour mieux anticiper, sinon les prédire. Que le futur  soit objet de connaissance et d’action n’est pourtant pas chose nouvelle. Quelle est la caractéristique du rapport politique contemporain  aux futurs ? Qui prédit, comment et avec quels effets sur les politiques conduites, les controverses qui les entourent, les rapports de pouvoir ?

Comment les différentes pratiques de computation et de prédiction, des modèles computationnels  au traitement algorithmique des données, s’institutionnalisent-elles, ou en viennent  à être contestées, et changent ?

 

Ce colloque international conclut le projet INNOX finance par l’Agence Nationale de la Recherche. Il aura lieu au Musée des Arts et Métiers, du 11 au 13 septembre  2017.

 

Plusieurs conférences plénières seront offertes par :

Claudia Aradau (King’s College London)

Paul Edwards (Stanford University and University of Michigan)

Steve Hilgartner (Cornell University)

 

Des contributions sur la modélisation et la prédiction en matière sanitaire, environnementale, énergétique, climatique, agricole, seront présentées par :

Stefan Aykut (Hamburg University)

Silke Beck (Helmholtz Centre for Environmental Research)

Bilel Benbouzid (UPEM, LISIS) Henri Boullier (IFRIS, CERMES3)  DominiqueCardon (Sciences Po., Medialab) ChristopheCassen (CIRED)

Béatrice Cointe (CIRED) François Dedieu (INRA,  LISIS) David Demortain (INRA,  LISIS) Bruno Dorin (CIRED)

Céline Granjou (IRSTEA)

David Guéranger (Ponts Paris Tech, LATTS)

Pierre-Benoit  Joly (INRA, LISIS)

Francis Lee (Uppsala University)

Adrian Mackenzie (Lancaster University) Martin Mahony (Nottingham University) Grégoire Mallard (IHEID)

Alain Nadai (CIRED)

Sylvain Parasie (UPEM, LISIS)

Dirk Scheer (Karlsruhe Institute  of Technology)

 

INSCRIPTION GRATUITE:
conference@innox.fr

INFORMATIONS PRATIQUES ET PROGRAMME COMPLET DE L A CONFÉRENCE SUR : www.innox.fr

OU APRÈS DES ORGANISATEURS :
demortain@inra-ifris.org

Journée d’étude IFRIS : “Les marchés mondiaux des technosciences”, 30 Juin 2017 | Paris Descartes

Journée d’étude IFRIS

« Les marchés mondiaux des technosciences »

Vendredi 30 juin 2017

 

Université Paris Descartes – 45, rue des Saints Pères 75006 Paris

Salle des thèses – Bâtiment Jacob

Equipe organisatrice : Marine Al Dahdah (CEPED), Soraya Boudia (CERMES3), Mina Kleiche-Dray (CEPED), Mathieu Quet (CEPED), Simeng Wang (CERMES3).

 

Inscription obligatoire : marine.aldahdah@ceped.org

 

Programme


/// 9h-9h30 ///  Introduction générale de la journée par Rigas Arvanitis (IFRIS/CEPED), Marine Al Dahdah (CEPED) et Simeng Wang (CERMES3).

/// 9h30-10h30 /// « Les STS ont-elles un Sud ? »
Présentation de David Dumoulin (CREDA-IHEAL), Mina Kleiche-Dray (CEPED) et Mathieu Quet (CEPED), discutée par Kapil Raj (CAK).
/// 10h30-11h ///  Pause-café

/// 11h-12h ///  « ‘Asia’ as a place and category in global biomedicine »

Présentation d’Itty Abraham (National University of Singapore), discutée par Guillaume Lachenal (SPHERE)

/// 12h-13h /// Déjeuner

/// 13h-14h /// « Multinationales et marchés mondiaux des technosciences : contrôles, résistances et débordements »
Présentation de Maurice Cassier (CERMES3), discutée par Joël Ruet (CEPN)

/// 14h-16h /// « Quelles perspectives de recherche sur les marchés mondiaux des technosciences? »
Table ronde animée par Soraya Boudia (CERMES3) avec Jean-Paul Gaudillière (CERMES3), Anne-Marie Moulin (SPHERE), Johanna Siméant (CMH)

 

Présentation de la journée

Le déploiement des études sociales sur les sciences dans des espaces géographiques situés « hors d’occident » a provoqué ces dernières années de nombreux questionnements féconds. Les travaux qui s’en sont saisis ont apporté des éclairages sur la modernité, sur la persistance et le renouvellement des formes de pouvoir et de résistance dans un monde globalisé, sur l’écheveau complexe de technologies et de savoirs qui analysent les sujets dans des flux à la fois locaux, nationaux et transnationaux, publicisés et privatisés, singularisés et standardisés. Plusieurs courants de recherche sont à l’origine d’un tel rapprochement. Les études historiques ont joué un rôle important dans cette rencontre, notamment à travers les travaux pionniers du groupe international « Science et Empire » (Petijean, Jami et Moulin, 1992) ainsi que ceux se réclamant des différents courants de l’histoire globale, transnationale ou connectée (Cook 2007 ; Schaffer, Roberts, Raj et Delbourgo, 2009, Romano 2014) ou ceux mobilisant la notion de Technopolitics (Hecht 2012). De même les études sur les rapports entre sciences et développement, notamment en France  (Waast 1996) et les études analysant les systèmes scientifiques en Amérique latine, Afrique et en Asie ont permis de poser les bases d’une réflexion sur le rôle des technosciences – qui entre science et techniques constituent les dispositifs, les normes, les agencements d’individus selon certaines règles et les processus de standardisation des objets marchands – dans les interactions entre pays classés selon leurs revenus comme indicateurs de leurs niveaux de développement différents. Par ailleurs, les travaux issus des approches postcoloniales ou des études culturelles (cultural studies) ont également questionné les sciences et les techniques, contribuant à faire de la question des technosciences en société l’enjeu d’une « géopolitique des cultures » (Dumoulin, Kleiche-Dray et Quet, en cours). Enfin, plus récemment, des chercheurs du domaine des Science and Technology Studies (STS), en mobilisant souvent une approche ethnographique, ont déroulé leurs recherches dans des aires géographiques et culturelles diverses (Fortun 2001), se référant parfois aux approches postcoloniales et appelant à cesser de cantonner le domaine STS aux pays les plus industrialisés et les plus riches (Anderson, Adams 2008).

Les travaux associés au champ émergent des « études postcoloniales sur les sciences et les techniques » ont défriché de nombreuses pistes qu’il est difficile de résumer succinctement ici. Nous retiendrons que de nombreux travaux ont mis l’accent sur les différentes formes de circulation d’objets matériels, de pratiques et de savoirs, d’acteurs et d’instruments de gestion et le rôle de ces circulations dans des reconfigurations sociales et politiques locales, nationales et transnationales. Plusieurs de ces travaux ont ainsi insisté sur les circulations et les différentes formes de relocalisation à travers lesquelles des pays sous domination impériale ont à la fois servi de site d’expérimentation et fourni des outils de gouvernement employés dans de multiples contextes – les travaux de Keith Breckenridge sur les techniques biométriques et la prise d’empreintes digitales en Afrique du Sud sont révélateurs à cet égard (Breckenridge, 2014) – ou aussi bien des armes d’émancipation comme dans le cas des tests d’ADN ré-appropriés par les familles en Argentine après la dictature (Adams-Smith, 2016). Ils ont soigneusement analysé la diversité des formes à travers lesquelles le nexus des technosciences et du capitalisme est aujourd’hui renouvelé et l’importance du contexte géographique et historique dans lequel celui-ci a lieu, comme le fait Kaushik Sunder Rajan dans ses travaux sur la recherche biotechnologique en Inde (Sunder Rajan 2006; 2017).

De très nombreux autres travaux pourraient être mentionnés pour leur contribution aux avancées du domaine STS et plus généralement à la construction d’une meilleure – plus adéquate, plus juste – prise en compte du global par les sciences sociales dans un monde postcolonial. Une première catégorisation de ces travaux fait émerger au moins deux tendances de fond. D’un côté, une approche « foucaldienne » met en évidence les outils et les logiques du gouvernement des technosciences à l’œuvre dans les rapports Nord/Sud ; de l’autre une approche « latourienne » s’est montrée plus intéressée par la pluralité des épistémologies, des ontologies et la composition des mondes communs à l’œuvre dans les interactions entre différentes cultures, différents savoirs, différents actants. Ces approches, malgré leurs nombreux apports, ont rarement placé au centre de leur analyse les questions économiques, et notamment l’étude de la construction des marchés, inséparable pourtant de l’expansion des technosciences. Plusieurs travaux montrent aujourd’hui l’intérêt de s’interroger sur les reconfigurations scientifiques et techniques à travers lesquelles se déploie la logique capitaliste, en mettant en évidence l’enchevêtrement entre les constructions de marchés, les formes politiques et les tensions géopolitiques (Mitchell 2002 et 2011). Nombre de ces travaux questionnent les nouvelles formes de travail et de “commodification” à l’œuvre sur les marchés, comme par exemple à travers l’émergence de marchés transnationaux des services systémiques (Boisvert, 2015), des produits du sang, des gamètes, de la gestation (Cooper, Waldby,  2014), mais aussi dans le cadre de produits ou de marchés locaux (circuits courts, slow food). D’autres recherches, consacrées souvent aux questions environnementales et énergétiques, en s’inspirant des apports des travaux sur les systèmes-monde (Wallerstein 2004, Amin 1973,) et de ceux de l’écologie politique (Martinez-Alier 2002), tentent de saisir la structuration sur le long terme des inégalités entre différentes régions du monde en étant particulièrement attentifs au rôle des techniques et des flux de matières (Hornborg 2013; Malm 2016).

Dans le cadre de cette journée d’étude, il nous semble pertinent de se pencher sur les liens entre marchés et technosciences dans une perspective mondiale. La perspective STS proposée invite à articuler des approches en termes d’économie politique avec une compréhension matérialiste de la construction des marchés, à travers l’étude de la construction et circulation de savoirs, des matières, des opérations logistiques, de la production de normes techniques et politiques et de systèmes de régulation. Elle invite également à être attentif aux enjeux culturels et politiques de ces constructions (à travers des circulations de personnes, des formes de domination et de résistances, etc.). En outre, il s’agit d’interroger dans quelle mesure les “technoproduits” (Pestre, 2014) de la technoscience montrent une spécificité : en quoi le fait que nous ayons affaire à des « commodités technologiques » (ou produits technomarchands) modifie la façon dont se construit la mondialisation ?

La perspective proposée ici sur les marchés des technosciences vise à approfondir certaines tendances du courant des approches postcoloniales des sciences et des techniques, en soulignant la centralité du marchand dans les interactions aux revenus et niveaux de développement différents, qu’il s’agisse de développement, de politiques d’extraction, d’accaparement des ressources, d’hégémonie scientifique et culturelle. Elle tente cependant de saisir ces questions à travers un prisme attentif aux enjeux politiques et conceptuels propres au domaine des études postcoloniales sur les sciences et les techniques, c’est à dire en tenant compte de l’apport des travaux précédents, venant aussi bien des études sur les rapports science et développement que des approches postcoloniales.

Aussi notre proposition d’une recherche collective sur “les marchés mondiaux des technosciences”  a pour objectif premièrement d’avancer dans l’élaboration d’un programme de recherche commun à partir des questions sur les rapports entre technosciences, marchés, interactions Nords/Suds et globalisation. Deuxièmement, nous souhaitons par la-même contribuer à la construction d’un courant des approches postcoloniales des sciences et des techniques en rassemblant celles et ceux qui portent un intérêt aux asymétries sociales, culturelles, politiques et économiques entre les différentes régions du monde. Cette journée d’étude est donc pensée comme une occasion de faire le point sur les différentes approches qui ont dominé et dominent aujourd’hui les études sociales sur les sciences et les techniques dans des contextes émergents et en développement. Elle vise aussi à faire partager un intérêt pour des courants de recherche plus vastes qui permettraient d’informer les débats, notamment les études culturelles et postcoloniales, l’écologie politique, les études de genre. Un tel passage en revue permettra de mieux dessiner les grandes lignes d’une discussion collective autour des travaux à venir. La proposition d’une recherche collective sur “les marchés mondiaux des technosciences” sera ainsi mise à l’épreuve au cours de la journée d’étude.

 

Références citées

Amin S., (1973), L’Échange inégal et la loi de la valeur, Éditions Anthropos, Paris.

Adams-Smith, L. (2016), “Identifying Democracy. Citizenship, DNA, and Identity in Postdictatorship Argentina”. In Pollock, A. and Subramanian, B. (Eds), Special Issue: Resisting Power, Retooling Justice: Promises of Feminist Postcolonial Technosciences, Science, Technology & Human Values.Vol. 41, Issue 6, p. 1037–1062

Anderson W., Adams V. (2008). “Pramoedya’s Chickens: Postcolonial Studies of Technoscience”. In Edward J. Hackett, Olga Amsterdamska, Michael Lynch, and Judy Wajcman (Eds.), The Handbook of Science and Technology Studies, (181-204). Cambridge MA: MIT Press

Cook H. (2007), Matters of Exchange: Commerce, Medicine, and Science in the Dutch Golden Age. New Haven and London: Yale University Press

Breckenridge K., (2014), Biometric State. The Global Politics of Identification and Surveillance in South Africa, 1850 to the Present, Cambridge University PressCooper M., Waldby C., (2014), Clinical Labor: Tissue Donors and Research Subjects in the Global Bioeconomy, Duke University Press

Dumoulin, D., Kleiche-Dray, M. et Quet, M. « Les STS ont-elles un Sud ? Penser les sciences dans/avec les Suds, RAC, en cours de publication

Fortun, K. (2001), Advocacy After Bhopal: Environmentalism, Disaster, New Global Orders, Chicago: University of Chicago Press

Hecht G. (2016), Uranium africain, une histoire globale, Paris, Le Seuil, coll. « L’Univers Historique », (1ère version en anglais 2012).

Hornborg A. (2013), Global Ecology and Unequal Exchange. Fetishism in a zero-sum world, Londres, Routledge

Martínez Alier, J. (2014). L’écologisme des pauvres. Une étude des conflits environnementaux dans le monde, Paris, Les petits matins, (1ère version en espagnol 2002)

Malm A. (2016), Fossil Capital. The Rise of Steam-Power and the Roots of Global Warming, Londres, Verso

Mitchell T. (2002),  Rule of Experts. Egypt, Techno-Politics, Modernity, Berkeley, CA: The University of California Press

Mitchell T (2011). Carbon Democracy: Political Power in the Age of Oil, Verso, Londres

Petitjean P., Jami C. et Moulin, A.-M. (eds.) (1992). Science and Empires, Dordrecht, Kluwer Academic Publishers

Pestre D. (2014). Introduction. Du gouvernement du progrès technique et de ses effets, in Pestre D. (dir.) Le gouvernement des technosciences, Paris, La Découverte

Romano A., « Des sciences et des savoirs en mouvement : réflexions historiographiques et enjeux méthodologiques », Diasporas, 23-24, 2014, 66-79.

Schaffer S., Roberts L., Raj R. et Delbourgo J., The Brokered World: Go-betweens and Global Intelligence 1770-1820, Sagamore Beach MA, 2009

Sunder Rajan K. (2006), Biocapital. The Constitution of Postgenomic Life, Durham & London, Duke University Press

Sunder Rajan K., (2017), Pharmocracy: Value, Politics, and Knowledge in Global Biomedicine, Duke University Press

Waast R., (dir.) (1996), Les sciences hors d’Occident au XXe siècle, 7 tomes, Paris : ORSTOM Editions : On-line sur la Base Horizon Pleins textes, http://horizon.documentation.ird.fr

Wallerstein I. Comprendre le monde. Introduction à l’analyse des systèmes-monde, Editions de La Découverte, 2006 (1ère version en anglais 2004)

 

Programme au format PDF ici

Matinale de l’IFRIS “La climatisation du monde”, 1er Juin 2017 de 09h30 à 11h00 | CNAM

Les Matinales de L’IFRIS

“La climatisation du monde” 

1er Juin 2017 de 9h30 – 11h00

L’Institut Francilien Recherche Innovation Société (IFRIS), avec le soutien du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) et de l’université Paris-Est (UPE), a le plaisir de vous convier à la prochaine séance de sa Matinale. Conçus comme un lieu de débats et de confrontations d’idées autour de résultats de recherche et de publications récentes, ces rendez-vous mensuels sont l’occasion de rencontres privilégiées, et parfois inattendues, entre les chercheurs de l’IFRIS et différents types d’acteurs (académiques, journalistes, responsables de l’administration, membres de la société civile, …).

La Matinale du 1er Juin 2017 aura pour thème : “La climatisation du monde” autour de la publication de l’ouvrage “Globalising the Climate: COP21 and the climatisation of global debates », sous la direction de Stefan Aykut, Jean Foyer et Edouard Morena, publié chez Routledge (2017)

Souvent présenté comme la dernière chance historique d’éviter un changement climatique planétaire catastrophique, la 21ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP21) fut un sommet global d’une ampleur exceptionnelle. Rassemblant des négociateurs, des scientifiques, des journalistes et des représentants de la société civile globale, elle a aussi constitué un poste d’observation privilégié pour étudier la gouvernance environnementale globale « en train de se faire ».

Cet ouvrage propose au lecteur un aperçu original sur l’état actuel du champ de la gouvernance globale du climat. S’appuyant sur un projet de recherche collaborative porté par une équipe multidisciplinaire de vingt chercheurs spécialistes de la gouvernance environnementale, ce livre prend la COP21 comme point d’entrée pour analyser les transformations en cours de la politique du climat global, et plus généralement examiner l’impact du changement climatique sur les débats globaux. Le livre a trois objectifs essentiels :

  1. Analyser la gouvernance globale du climat à travers une combinaison d’analyses de long terme et d’observations in situ
  2. Identifier et analyser les espaces-clés de participation au débat global sur le climat
  3. Examiner la «climatisation» d’une série de domaines importants, parmi lesquels le développement, l’énergie, la sécurité et les migrations

Après une présentation de l’ouvrage par Jean Foyer, sociologue à l’Institut des Sciences de la Communication (CNRS) et Hélène Guillemot, chercheuse au Centre Alexandre Koyré, le débat sera introduit par Amandine Orsini, de l’Université Saint-Louis (Bruxelles) et Jade Lindgaard, journaliste à Mediapart.

L’entrée est libre mais l’inscription est obligatoire : kevin.agblo@u-pem.fr

Accès :
Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM)
Salon d’honneur (accès 37.1.50) plan d’accès
2, rue Conté – 75003 PARIS (Métro Arts-et-Métiers, lignes 3 et 11)

Programme de la Matinale de L’IFRIS du 1er Juin

Science, Technology and Innovation indicators – STI 2017 | 6 – 8 Septembre 2017 – Paris

 

Open indicators: innovation, participation and actor-based STI indicators

Paris 2017

6 – 8 September 2017

Location : ESIEE Paris

Paper Submission (Templates : Short paperResearch in progressPoster)

The 2017 STI conference addresses the new issues and challenges that have appeared in Science, Technology and Innovation indicators. We are witnessing sharp changes in the recent years: new areas of knowledge are appearing, new types of objects need to be taken into account, new methodologies and visualisations have been proposed, a combination of different policy interests emerging from a large variety of social actors modify the demands addressed to indicators. Most of these challenges relate to profound changes in the way science, technology and innovation relate to society; indicators — necessarily— reflect these changes, taking into account the needs and strategies of the many different actors involved.

The conference will be the opportunity to showcase results from the intense work done in recent years on the way science, technology and innovation indicators are used in relating social actors to science and technology. The range of relations between science and society has been expanded into a dizzying array of forms that include a large variety of knowledge producing activities such as: open science and open innovation, collaborative projects that include social actors, crowdsourcing in large digital platforms, the inclusion of local and “indigenous” knowledge in development programmes, closer connections between users and producers of scientific and technological devices, a growing digitalisation, a shifting balance between productive and ‘access to market’ activities, new developments such as the sharing economy, crowdfunding, responsible innovation, technology ‘makers’ and ‘do-it-yourself’ movements… They drive to new governance issues, but also to new requirements for indicator designers and multiple experiments that the conference should discuss.

Participatory research programmes, combined with active civil society organizations, promote a need for debates and more democratic decision-making processes. Expertise can no longer be limited to top-down application of scientific knowledge and indicators should reflect and contribute to this democratic move. How can and do indicators get involved into this democratic move? How is this enlarged participation of actors into the definition and shaping of indicators changing the modalities of their construction?

Moreover, following last year’s central theme on peripheries, STI 2017 will interrogate broadly the evolving geography of ST&I, the impacts of the concentration of ‘new dominant’ sciences in large metropolitan areas, the expanding and diverse forms of international collaborations, all of which impose both methodological developments and new global strategies.

These objectives include new methodological developments, new methods in data processing, sharing, analysis and use, including the management of large data in a large variety of forms. Indicators, today, require not only larger databases, but also the mastering of shared technologies and collaborative technologies. Of interest are the possibilities of enlarging indicators through the use of open data.

The Conference will thus propose to engage in stimulating exchanges around these new developments concerning actor-based indicators, in a large variety of sectors from scientific and technological production, to innovations in service sectors such as tourism, leisure and culture, health, ageing, or food catering, to non-technological and organizational innovations. It will open the debates on the democratic uses of STI indicators and the specific challenges participation of a wider range of actors pose to the construction of sound, meaningful and robust indicators.

Click here for more information

Globalising the Climate: COP21 and the climatisation of global debates

de Stefan C. Aykut, Jean Foyer et Edouard Morena

Frequently presented as a historic last chance to set the world on a course to prevent catastrophic climate change, the 21st Conference of the Parties to the Climate convention (COP21) was a global summit of exceptional proportions. Bringing together negotiators, scientists, journalists and representatives of global civil society, it also constituted a privileged vantage point for the study of global environmental governance “in the making”.

This volume offers readers an original account of the current state of play in the field of global climate governance. Building upon a collaborative research project on COP21 carried out by a multidisciplinary team of twenty academics with recognised experience in the field of environmental governance, the book takes COP21 as an entry point to analyse ongoing transformations of global climate politics, and to scrutinise the impact of climate change on global debates more generally. The book has three key objectives:

  1. To analyse global climate governance through a combination of long-term analysis and on-sight observation;
  2. To identify and analyse the key spaces of participation in the global climate debate;
  3. To examine the “climatisation” of a series of crosscutting themes, including development, energy, security and migration.

This book will be of great interest to students, scholars and policymakers of climate politics and governance, international relations and environmental studies.

Reviews:

“Aykut, Foyer and Morena have produced a unique volume of rich case studies on the performative function of COP21 in Paris. It drives forward our understanding, in new and unexpected ways, of how the idea of climate change alters political, social and cultural worlds, just as importantly as a changing physical climate is altering the material world. These 200 pages are an important complement to the 3000 pages of the last IPCC report.” – Mike Hulme, Professor of Climate and Culture, King’s College London, UK

“Globalising the Climate brings together ten fascinating and original takes on key under-discussed elements of the climate change issue and the 2015 Paris negotiations in particular. The volume also brings central Francophone debates to English language readers—an overdue and much-needed contribution.” – J. Timmons Roberts, Ittleson Professor of Environmental Studies and Sociology, Brown University, USA

“Only the ethnographic method could give us such a remarkable view of what is arguably the most important diplomatic event since the birth of the United Nations. The authors’ descriptions give a vivid understanding of the conundrum of climate diplomacy: it is supposed to cover the whole globe and yet it reduces the globe to a tiny set of documents and issues inside small closed rooms and local events. This is political anthropology at its best.” – Bruno Latour, Professor, Sciences Po Paris, France

“In combining critical analysis and ethnographic fieldwork, Globalising the Climate provides the reader with unique insights into climate governance in-the-making and valuable examinations of the many ways in which the warming climate transforms other global debates. Thought-provoking and timely.” – Oliver Geden, Stiftung Wissenschaft und Politik, Berlin, Germany

Ecole Thématique de l’IFRIS 2017, 12-15 juin 2017 | Marseille

Appel à participation à l’École Thématique de l’IFRIS

 

Sciences citoyennes ?

 

Technologies, politiques et pratiques de la participation

  

Marseille, 12-15 juin 2017

 

Porté par les STS dès les années 1970, le projet de démocratisation des sciences et technologies et des choix qui leurs sont liés a pris des formes différentes. Il y a plus de vingt ans, les « forums hybrides » (Callon Rip 1992) ont émergé comme une forme innovante et convaincante de « démocratie technique » (Callon, Lascoumes, Barthe, 2001). Ils ont très tôt dû faire face à la critique de « l’impératif délibératif » (Blondiaux, Sintomer, 2002 ; Pestre 2007), et au projet de réinstaurer la distinction entre experts et publics (Collins, Evans, 2002). Après deux décennies, les premiers dispositifs participatifs, telles les conférences de citoyens, avec leurs promesses de construction de mondes communs et de choix de développements technologiques partagés, ont au mieux accouché d’un monde d’intermédiaires, de quasi-ingénieurs de la participation hic et nunc, vendeurs de designs portables et standardisés. Par certains aspects, la participation en est restée à l’état d’idéal démocratique, à l’institutionnalisation limitée. La participation apparaît presque davantage comme une technologie de gouvernement pour faire face à un ensemble de conflits et controverses publiques sur les sciences et technologies (nanotechnologies, OGM, déchets radioactifs…) dans le cadre de l’essor d’une gouvernance incluant les différentes parties prenantes. Elle est aussi présente, dans des formes plus directement liées à la conception, dans la définition de pratiques d’innovations ouvertes dans les entreprises.

Aujourd’hui cependant, sous la rubrique des sciences citoyennes ou des sciences participatives semblent aujourd’hui s’épanouir de véritables success stories, recensées dans un rapport récent sur « Les sciences participatives en France ». Derrière les catégories de « science citoyenne », de « data citizenship », d’épidémiologie populaire, de FabLab, Living Labs, et autres tiers lieux, plates-formes d’échanges ou de dispositifs d’inclusion des savoirs autochtones, s’étale un ensemble diversifié d’initiatives et d’activités, plus ou moins organisées et formalisées, dans lesquelles sont engagés des « non-experts », contribuant (à des niveaux et des degrés variés) aux processus de mise à l’agenda, de prise de décisions, de conception de politiques et de production de connaissances à propos de la science et de la technologie.

En somme, si la participation aux décisions et aux politiques de la science et de l’innovation semble être limitée, la participation à la production de données et de connaissances semble bel et bien vivante.

Cette saison de l’Ecole Thématique IFRIS est l’occasion de (re)visiter les formes et enjeux de production participative et inclusive de savoirs scientifiques et techniques, dans leur diversité, d’analyser leur renouvellement, les permanences et les discontinuités, en prenant au sérieux les questions qu’elle pose à l’étude des science et des techniques : pourquoi et comment se réinvente la participation ? Quelles sont les différentes politiques d’inclusion mais aussi d’exclusion dans la production des savoirs et dans la décision publique ? Peut-il y avoir institutionnalisation de la participation sans instrumentalisation de publics ? Comment les nouveaux outils techniques numériques transforment ces questions ? Comment la temporalité et les expériences cumulées transforment les relations entre acteurs ? Comme les STS, dans leur version européenne et américaine, se saisissement de ces problématiques et quels en sont les effets conceptuels et politiques ?

L’Ecole est ouverte aux doctorants et post-doctorants qui travaillent dans les domaines de recherche de l’IFRIS et des équipes du LabEx SITES : STS, histoire, sociologie et anthropologie des sciences et des techniques, économie et gestion de l’innovation et des politiques de recherche, droit des sciences et des techniques. Elle se composera d’exposés de conférenciers invités, d’ateliers de lecture et de discussion de textes importants pour la réflexion commune sur le thème, ainsi que d’exposés de doctorants et de post-doctorants sur leurs objets de recherche.

Les doctorants et post-doctorants souhaitant participer à cette École Thématique sont invités à soumettre une proposition (d’une page maximum) résumant l’objet de leur communication. Les propositions qui s’attachent à traiter des aspects liés à la thématique de la participation sont particulièrement bienvenues, même si cela ne constitue en rien une obligation pour participer à l’École Thématique.

Les participants seront sélectionnés sur la base des résumés envoyés au plus tard le 9 avril 2017.

Les textes des communications devront être envoyés avant le 28 mai  2017.

Contact : Julie Rust (rust@ifris.org)

Formation-Atelier aux usages du CorTexT Manager

 

Formation-Atelier aux usages du CorTexT Manager

Le 26-27-28  Juin 2017,

A Marne La Vallée, Bâtiment Bois de l’Etang, Salle 219

CorTexT : La Plateforme Digitale du LISIS : http://www.cortext.fr/

 

Contexte

La plateforme numérique CorTexT combine plusieurs compétences scientifiques et techniques : le traitement du langage naturel, l’extraction d’information, la gestion des connaissances, l’analyse des réseaux complexes, la scientométrie, la conception de solution informatique de traitement de données. Outils et logiciels, conçus et développés au sein de la plateforme, sont mis à la disposition des chercheurs via un service Web. La plateforme CorTexT a développé un projet phare avec CorTexT Manager pour répondre à certains besoins de chercheurs menant des études empiriques dans les domaines des études sociales de la science. CorTexT Manager est un instrument pour conduire ces études et son usage nécessite au départ un appui méthodologique, de construction de jeux de données et d’analyse avec des fonctionnalités de visualisation des données.

 

Invitation

Vos collègues de la plateforme CorTexT proposent aux chercheurs de l’IFRIS, et notamment aux doctorants et aux post-doctorants, de participer à une Formation/Atelier le 26-27-28 Juin 2017 (début à 10:00 et fin à 18:00 chaque jour ; repas fournis sur place). Cette Formation/Atelier sera l’occasion de tester la nouvelle version de l’interface de CorTexT Manager, qui outre un Design différent contient une fonctionnalité de travail collaboratif.

Merci donc d’exprimer votre intérêt et votre engagement sur ces journées à l’adresse suivante : rust@ifris.org.

Merci de préciser vos choix alimentaires pour les plateaux repas.

Les inscriptions seront closes au 2 Juin 2017.

 

Objectif de la Formation/Atelier

La nouvelle interface CorTexT Manager V2 offre un large éventail d’outils et de méthodes : Statistique/analyse exploratoire de données, outils d’analyse textuels, la Cartographie scientométrique, la cartographie hétérogène et l’analyse structurale des réseaux, l’analyse des séries temporelles. La plateforme vous propose ainsi de découvrir et de vous familiariser avec certains des modules de collecte et d’analyse de données hétérogènes issues de sources variées, et de les mettre en œuvre sur des jeux de données qui sont les vôtres ou qui vous seront apportés.

 

Données concernées

  • Les bases de données de l’information scientifique et technologique (publications, brevets, projets de recherche)
  • Les archives numérique des médias traditionnels (presse / TV / radio) et des sources comme blogs / sites Web et forums
  • Des bases de données Spécifiques à des projets de recherche, entreprises, produits etc
  • Les données recueillies par des méthodes d’enquête et des entretiens qualitatifs

 

Prérequis

Pour la réussite de cette opération, il est nécessaire de réunir un nombre limité de participants (maximum une quinzaine), aussi, en fonction des engagements à participer la Plateforme CorTexT donnera la priorité aux chercheurs qui n’ont pas déjà pu bénéficier formation. Bien entendu cette initiative sera renouvelée. Il est demandé aux participants de venir avec une courte présentation de leur projet ou de leurs intentions et éventuellement un sujet à traiter avec possiblement un jeu de données.

J’en profite pour vous rappeler que vous êtes les bienvenu(e)s pour présenter vos projets, vos idées, vos envies. Prendre contact à : servicelab@cortext.fr

Marc Barbier – Directeur de CorTexT – Plateforme Digitale développée par l’Equipe CorTexT-Lab de l’UMR LISIS pour l’IFRIS et le LABEX SITES

 

Programme

Jour 1 – 26 Juin 2017

11:00

Accueil avec un café

Tour de table : Présentation des participants de leurs projets et intentions

Présentation du programme de la formation

Présentation de la plateforme CorTexT

14:00 – 18 :00

Série d’Exposés, d’activités pratiques et de  discussion sur les trois phases essentielles de la prise en main de CorTexT Manager

La Collecte des données

  • Présentation des sources de données, leurs interfaces et les options
  • Stratégies de recherche de données et de délinéation de corpus
  • L’extraction des données, formats de données, transformation de données.

L’analyse des données

  • Exploration de données en utilisant un module de statistiques descriptives. Description des séries temporelles, leur définition et leur utilisation.
  • Analyse des données textuelles. Champs textuels dans les sources de données. Principes et étapes de base de l’extraction de termes. Indexation automatisée de données textuelles, lemmatisation et le filtrage statistique.

La Visualisation de graphes

  • Cartographie des réseaux hétérogènes. Dynamique des réseaux socio?sémantiques. Description méso-scopique de données, clusterisation et détection des communautés.

Jour 2 – 27 Juin 2017  (10:00 -18:00)

(Repas fourni sur place)

Atelier pratique avec assistance: reprise des acquis de la veille, remobilisés sur une question et un corpus ou des corpus portés par chaque usager, travail par petit groupe

Etape 1 : La préparation de corpus : mise en œuvre et partage sur les difficultés, et discussion

Etape 2 : Analyse des données : mise en œuvre et partage sur les difficultés, et discussion

Jour 3 – 28 Juin 2017 (10:00 -18:00)

(Repas fourni sur place)

Matin : Atelier pratique avec assistance: reprise des acquis de la veille, remobilisés sur une question et un corpus ou des corpus portés par chaque usager, travail par petit groupe

Après-midi : Atelier présentation et discussion des résultats

Etape 3 : Présentation des résultats

Etape 4 : Discussion sur les rendus et leurs sens par rapport au projet de connaissance des usagers

Discussion générale et retour d’expérience sur la journée.

 

Matinale de l’IFRIS “Les enjeux de la production scientifique dans les pays arabes”, 23 Mars 2017 de 09h30 à 11h00 | CNAM

Les Matinale de l’IFRIS

“Les enjeux de la production scientifique dans les pays arabes”

23 Mars 2017 de 09h30 – 11h00

L’Institut Francilien Recherche Innovation Société (IFRIS), avec le soutien du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) et de l’université Paris-Est (UPE), a le plaisir de vous convier à la prochaine séance de sa Matinale. Conçus comme un lieu de débats et de confrontations d’idées autour de résultats de recherche et de publications récentes, ces rendez-vous mensuels sont l’occasion de rencontres privilégiées, et parfois inattendues, entre les chercheurs de l’IFRIS et différents types d’acteurs (académiques, journalistes, responsables de l’administration, membres de la société civile, …).

La Matinale du 23 Mars 2017 aura pour thème : “Les enjeux de la production scientifique dans les pays arabes”

Les pays arabes sont sous l’injonction très pressante des organismes internationaux de rejoindre l’économie de la connaissance. Cette injonction concerne tous les pays non-hégémoniques mais elle est particulièrement forte et fréquente dans le monde arabe; plusieurs pays tentent d’y répondre sans toutefois porter une grande attention aux institutions de recherche. Le paysage institutionnel des pays arabes en matière de recherche reste assez fragmenté, comme le montre l’analyse de Hanafi et Arvanitis dans leur livre «Knowledge Production in the Arab World» qui porte à la fois sur les systèmes nationaux de recherche au travers d’exemples particuliers, notamment au Liban et en Jordanie, ainsi que sur les pratiques de la recherche dans différents pays.

Le livre montre comment s’exprime cette tension fondamentale dans les dynamiques de la recherche des pays arabes entre l’internationalisation de la recherche et sa pertinence locale. Cette tension se résout dans une institutionnalisation faible, où la recherche est loin d’être aussi prioritaire dans les faits que dans les discours, la professionnalisation de la recherche se réalise à la marge de la croissance universitaire, dans un manque de confiance envers les chercheurs qui doivent faire face à la fois à des pratiques de gouvernements autoritaires et la pression de la mondialisation imposée par les régimes de promotion universitaire.

Rigas Arvanitis fera une brève introduction de son ouvrage (en français) qui sera suivie d’un commentaire de :

  • Franck Mermier, Directeur de Recherche au Cnrs, membre de l’Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain.
  • Pénélope Larzillière, Sociologue, chargée de recherche HDR à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et membre associée au CADIS (EHESS-CNRS).

L’entrée est libre mais l’inscription est obligatoire : rust@ifris.org

Accès :
Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM)
Amphithéâtre Abbé Grégoire plan d’accès
292 rue Saint-Martin – 75003 PARIS (Métro Réaumur Sébastopol, lignes 3 et 4)

Programme de la Matinale de l’IFRIS du 23 Mars 2017

Matinale de l’IFRIS “Participation, innovation et démocratie technique”, 23 février 2017, de 09h30 – 11h00 | CNAM

Les Matinales de l’IFRIS

“Participation, innovation et démocratie technique”

23 février 2017, de 09h30 – 11h00

L’Institut Francilien Recherche Innovation Société (IFRIS), avec le soutien du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) et de l’université Paris-Est (UPE), a le plaisir de vous convier à la prochaine séance de sa Matinale. Conçus comme un lieu de débats et de confrontations d’idées autour de résultats de recherche et de publications récentes, ces rendez-vous mensuels sont l’occasion de rencontres privilégiées, et parfois inattendues, entre les chercheurs de l’IFRIS et différents types d’acteurs (académiques, journalistes, responsables de l’administration, membres de la société civile, …).

La Matinale du 23 février 2017 aura pour thème : “Participation, innovation et démocratie technique” 

Le régime dominant de production des connaissances est aujourd’hui majoritairement construit autour des activités industrielles ou économiques, des politiques publiques et territoriales, mais aussi  de l’engagement des acteurs sociaux au sein de processus dit « d’innovation sociale» ou de «démocratie technique».

Ces questions seront l’objet de nos débats à l’occasion de la publication de la revue «Innovations» sur les technosciences en société (en français) https://www.cairn.info/revue-innovations-2017-1.htm  et du «Journal of innovation» (en anglais) https://www.cairn.info/revue-journal-of-innovation-economics-2017- 1.htm qui explorent, tous deux, les différentes facettes de cette « culture scientifique, technique et industrielle » et les enjeux de la mise en relation de l’activité scientifique avec la société. Les travaux portent sur les différentes dimensions historiques, sociales et politiques de la légitimation des savoirs scientifiques et techniques, de l’importance de la formation et de la scolarisation, des formes de valorisation et de mobilisation des connaissances au travers d’outils de communication en réseaux et les technologies numériques.

Après une présentation des articles par Jean Claude Ruano-Borbalan, le débat sera introduit par :

  • Saliha Hadna, Laboratoire HT2S Cnam, Ecole des mines de Nantes sur les modes de fonctionnement et biais de gouvernance de l’autorité de sureté nucléaire française
  • Yves Claude Lequin, UTBelfort-Montbéliard, abordera les enjeux  de sa contribution (co-écrite avec Pierre Lamard) autour des « éléments de démocratie technique»

L’entrée est libre mais l’inscription est obligatoire : rust@ifris.org

Accès :
Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM)
Attention : Exceptionnellement nous serons à l’amphithéâtre Robert Faure plan d’accès
292 rue Saint-Martin – 75003 PARIS (Métro Réaumur Sébastopol, lignes 3 et 11)

 

Programme de la Matinale de l’IFRIS du 23 Février 2017

Matinale de l’IFRIS “Sociologie d’internet”, 15 décembre 2016, de 10h00 – 11h30 | CNAM

Les Matinales de l’IFRIS

“Sociologie d’internet”

Jeudi 15 décembre 2016, de 10h00 à 11h30

L’Institut Francilien Recherche Innovation Société (IFRIS), avec le soutien du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) et de l’université Paris-Est (UPE), organisera sa prochaine séance de Matinales le 15 décembre 2016, au CNAM.  Conçus comme un lieu de débats et de confrontations d’idées autour de résultats de recherche et de publications récentes, ces rendez-vous mensuels sont l’occasion de rencontres privilégiées, et parfois inattendues, entre les chercheurs de l’IFRIS et différents types d’acteurs (académiques, journalistes, responsables de l’administration, membres de la société civile, …).

La Matinale du 15 décembre 2016 sera autour de l’ouvrage : “Sociologie d’internet” de Jean-Samuel Beuscart, Eric Dagiral et Sylvain Parasie aux éd. Armand Colin.

Comment internet modifie-t-il nos façons de se rencontrer, de travailler, de militer, de consommer ou de se cultiver ? Des questions devenues centrales, tant les technologies internet sont aujourd’hui intimement liées à nos existences.
Le présent ouvrage fait la synthèse de vingt années de recherches sociologiques internationales sur le sujet. Structuré en chapitres thématiques – interactions, sociabilités, médias, politique et économie –, il revisite les promesses d’internet en matière de démocratisation, de transparence et d’empowerment des individus.
Enfin, puisque sociologues et étudiants utilisent de plus en plus internet pour conduire leurs travaux, le livre fait également le point sur les méthodes d’enquête qui s’offrent à eux.

Après une présentation du livre par Sylvain Parasie, Jean-Samuel Beuscart et Éric Dagiral, le débat sera introduit par :

  • Patrice Flichy, Professeur émérite de sociologie à l’université Paris Est Marne-la-Vallée/LATTS
  • Baptiste Coulmont,  maître de conférences en sociologie  à l’université Paris 8 /CRESPPA

L’inscription est obligatoire : rust@ifris.org

Accès :
Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM)
Salon d’honneur (accès 37.1.50) plan d’accès
2, rue Conté – 75003 PARIS (Métro Arts-et-Métiers, lignes 3 et 11 )

 

Programme de la Matinale_de l’IFRIS_du_15_décembre_2016

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