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[Séminaire du LISIS]-Jaron Harambam (Assistant Professor of Participatory AI at the Athena Institute of the Vrije Universiteit Amsterdam) : Corona Madness? Why taking conspiracy theories seriously fosters innovation in truth politics – le 04/04/22 à 14h au LISIS

Séminaire du LISIS le 04/04/22 à 14h au LISIS et en visio

Jaron Harambam (Assistant Professor of Participatory AI at the Athena Institute of the Vrije Universiteit Amsterdam) : Corona Madness? Why taking conspiracy theories seriously fosters innovation in truth politics

 

Résumé
In today’s mediatized information landscape, official truths provided by mainstream epistemic authorities are increasingly challenged by various actors and from diverse pockets of society. Whether we speak about climate change, terrorist attacks or the current corona crisis, various forms of alternative truths and conspiracy theories circulate in both off- and online social networks. At the center of these post-truth dynamics lies a crisis of trust: distrust in our epistemic authorities and in reliable knowledge. In this talk, I will draw on years of ethnographic research in the Dutch conspiracy milieu to elaborate on the question what conspiracy theories are about, who the people are that adhere to those, and how we can understand their contemporary popularity. Instead of the common reaction to restore Truth through debunking, fact-checking, and content-moderation, I explore alternatives to dealing with the contemporary truth wars in ways that are both epistemologically stronger and sociologically more effective. Building from research and experiments with epistemic democracy in the field of science and technology studies, I propose to have “deliberative citizen knowledge platforms”, instead of elite experts groups alone, assess the quality of public information.
Bio
Jaron Harambam (Ph.D.) is Assistant Professor of Participatory AI at the Athena Institute of the Vrije Universiteit Amsterdam, The Netherlands. His research deals with conspiracy theories, news and platform politics, and AI (content moderation, search/recommender systems). His book « Contemporary Conspiracy Culture: Truth and Knowledge in an Era of Epistemic Instability » is out at Routledge. He is editor-in-chief of the open-access Dutch-Belgian peer-reviewed journal Tijdschrift Sociologie, and member of the European network of scholars working on conspiracy theories, COST COMPACT.

[Cycle COVID]- Séminaire de l’EHESS « L’événement de la Covid-19 au crible des sciences sociales de la santé » – jeudi 11 mars 2021 – en ligne

La prochaine séance du séminaire de l’EHESS « L’événement de la Covid-19 au crible des sciences sociales de la santé : temporalités, quantifications et catégories «  aura lieu 
jeudi 11 mars, de 15 à 18 h, en visioconférence.
 
Elle aura pour thème :
Les enjeux d’un test. Pénurie, bricolage et politique du diagnostic de Covid-19 en France
Pour y prendre part, veuillez vous inscrire sur ListSem (https://listsem.ehess.fr/– UE 952), ou nous contacter pour recevoir le lien vers la plateforme BigBlueButton.
 
La séance proposera une réflexion, à partir des sciences sociales, sur les enjeux de la question des tests biologique de diagnostic, dans le cas du SARS-Cov-2.
 
Dans un premier temps, Ilana Löwy présentera une lecture de Ludwik Fleck (Genesis and Development of a Scientific Fact, 1935) pour éclairer la « genèse des faits diagnostiques et épidémiologiques » dans le cas de la Covid-19.
 
Dans un deuxième temps, Luc Berlivet, Jean-Paul Gaudillière et Ilana Löwy (avec Claire Beaudevin) présenteront les résultats de l’enquête d’histoire, sociologie et anthropologie de la médecine et des sciences qu’ils ont menée au Cermes3 sur la configuration française de la politique de dépistage et des enjeux du test diagnostique dans l’épidémie de Covid-19, au premier semestre 2020.
 
Ces deux temps du séminaire donneront lieu à discussion.
Le programme de l’année est ici : https://enseignements.ehess.fr/2020-2021/ue/952

Equipe d’organisation du séminaire :

Catherine Cavalin, Anne Rasmussen, Frédéric Vagneron

Séminaire (Dé) Faire l’industrie – Séance 11 : Résister à l’industrialisation – Jessica Pourraz (Post-doc à l’IFRIS, Ceped) – 17/03/21

Prochaine Séance 11 du 17 mars 2021 à 13h aura pour thème 

« Résister à l’industrialisation » présenté par Jessica Pourraz (post-doc à l’IFRIS, Ceped)

Attention ! Inscription obligatoire au séminaire via LISTEM

En raison de la situation sanitaire, vous ne pourrez pas accéder à ce séminaire sans avoir préalablement déposé une demande via le lien suivant (une demande est nécessaire pour chaque séminaire auquel vous souhaitez participer, merci de déposer la demande au plus tard 72 heures avant le début de la première séance) :

Notre séminaire aura une capacité d’accueil en présentiel de 9 personnes maximum, la priorité pour y assister physiquement sera donc donnée aux étudiants validant le séminaire

Equipe organisatrice :
Marine Al Dahdah (CEMS), Mathieu Baudrin (CSI),
Clément Marquet (COSTECH) & Benjamin Raimbault (CERMES3)

La prolifération des technologies – notamment des technologies de l’information – a souvent été annoncée comme la puissance réalisatrice qui ferait définitivement basculer les sociétés contemporaines dans une ère postindustrielle: transformations du travail (fin de la classe ouvrière et mort lente du salariat dans les pays occidentaux), centralité de l’innovation, essor d’une économie de services et de biens immatériels, individualisation des besoins et des biens.

Cependant, plutôt qu’une sortie d’un paradigme industriel, certains sociologues proposent de parler d’hyperindustrialisation pour caractériser les mutations des sociétés contemporaines (Veltz 2017, Musso 2018). En partant du constat que l’industrie ne décline pas mais qu’au contraire, elle prospère et se transforme, les auteurs cherchent à désenclaver l’industrie comme objet et catégorie d’analyse et à briser la linéarité implicite des analyses post-industrielles (Touraine 1967, Rifkin 2000, Moulier-Boutang 2007).

Ce séminaire propose d’étudier les mutations des formes de l’industrie, au
travers de trois grandes questions : quels territoires sont produits par les déplacements et reconfigurations des activités industrielles ? Comment
l’intégration des technologies de l’information redéfinit-elle les frontières du travail ouvrier ? Qu’est-ce qui, dans ces reconfigurations, résiste aux processus d’industrialisation ?

Programme du séminaire 

Les Débats du CAK « Qu’est-ce qu’une société de démonstration ? ». Débat de Claude Rosental (CNRS, CRFJ)- 17/03/2021 en ligne

Les Débats du  CAK du mercredi 17 mars 2021 aura pour thème 

« Qu’est-ce qu’une société de démonstration ? »

Le débat sera porté par Claude Rosental (CNRS, CRFJ) autour de son ouvrage :

La société de démonstration
Vulaines-sur-Seine, Editions du Croquant, 2019

Discutant.e.s : Charlotte Bigg (CNRS, CAK) et Brice Laurent (Mines ParisTech, CSI i3)

Format : en ligne

Koyré : Les Débats du CAK, saison 15 (mars – juin 2021) (urlz.fr)

[Publication RAC] -« Ne jamais conclure » – Laura Barbier (Cermes3, IFRIS)

Laura Barbier ( Cermes3, IFRIS) a publié dans la Revue d’anthropologie des connaissances « Ne jamais conclure » sur le thème de l’épidémiologie des leucémies autour des installations nucléaires, entre incertitude et contraintes méthodologiques.

Résumé :

Les études épidémiologiques qui portent sur la santé des populations habitant autour d’un site polluant ont en commun leur caractère non conclusif, que cela concerne les sites de stockage de déchets dangereux ou les incinérateurs, les usines pétrochimiques ou les antennes relais. C’est également le cas des études produites en réaction à la controverse sur le risque de leucémie infantile autour de l’usine de retraitement des déchets nucléaires de La Hague en France, qui n’apportent pas de conclusions en matière de preuve causale sur l’origine environnementale des pathologies. Cet article montre que ces études ont été conçues et interprétées selon des présupposés non explicités liés à la fois aux logiques disciplinaires de l’épidémiologie environnementale, qui circonscrivent le raisonnement causal, et au mode d’évaluation du risque en radioprotection, qui confère un statut central à la « Life Span Study », dont la relation dose-réponse est érigée en référence. Le maintien d’un haut niveau d’incertitude sur une longue période apparait au terme de notre enquête comme le résultat de la pratique d’une science sous contraintes.

Laura Barbier« Ne jamais conclure »Revue d’anthropologie des connaissances [En ligne], 15-1 | 2021, mis en ligne le 01 mars 2021.

http://journals.openedition.org/rac/15977

 

 

[Publication RAC]-« Être chercheur, devenir expert? L’économie morale du rapport à l’expertise dans un laboratoire de toxicologie » – David Demortain (Directeur du LISIS, INRAe)

David Demortain ( Directeur du LISIS, Inrae) a publié  dans La Revue d’anthropologie des connaissances « Être chercheur, devenir expert? L’économie morale du rapport à l’expertise dans un laboratoire de toxicologie », dans la Revue d’anthropologie des connaissances, 15, 15?1. Demortain D., 2021

Être chercheur, devenir expert ?

L’économie morale du rapport à l’expertise dans un laboratoire de toxicologie
Being a scientist, becoming an expert? Moral economies of scientific advice in a toxicology laboratory
¿Ser un investigador, convertise en un experto? La economía moral de la relación con la experticia en un laboratorio de toxicología
Résumé :

Le rapport entre système de recherche et action publique s’est institutionnalisé ces dernières années, à travers un entrelacs de comités d’expertise, de groupes de travail ou de conseils scientifiques, souvent supervisés par des agences gouvernementales, qui permettent la mobilisation systématique de chercheurs pour la sécurité sanitaire. Le système d’expertise ne peut toutefois collecter l’ensemble des connaissances scientifiques produites par les chercheurs, ne serait-ce que parce qu’une partie de cette profession considère que l’expertise ne fait pas partie de son métier. Cet article cherche à comprendre comment et dans quelle mesure les chercheurs deviennent experts, à partir d’une analyse des activités des chercheurs d’un laboratoire de toxicologie, et des motifs et modalités variées d’engagement dans l’expertise parmi ceux-ci. Il dégage trois économies morales distinctes du rapport à l’expertise, pour montrer que l’engagement dans l’expertise est lié à différentes manières de définir et valoriser le travail de recherche toxicologique.

David Demortain« Être chercheur, devenir expert ? »Revue d’anthropologie des connaissances [En ligne], 15-1 | 2021, mis en ligne le 01 mars 2021.

 

[Public Sénat] – Emission « Un monde en docs » avec la participation de Marc Barbier ( Directeur IFRIS, DR INRAe)-« Agriculture 3.0 »

La chaîne LCP – Public Sénat a diffusé l’émission « Un monde en docs » le samedi 27 février 2021.

« Agriculture 3.0 » a pour thème l’ agriculture et le numérique : la technologie au service des agriculteurs ?

Drone, robot de traite, cartographie de pointe… : les outils technologiques sont de plus en plus présents dans l’agriculture. Aides précieuses pour certains, ils permettent une meilleure organisation du travail, et des actions plus performantes. D’autres à l’inverse, redoutent d’être trop dépendants à l’égard de machines de plus en plus perfectionnées.
Comment trouver le juste équilibre pour ne pas perdre le lien avec la terre et les animaux¿? Les évolutions technologiques ne risquent-elles pas de renforcer un système agricole à deux vitesses ? Jérôme Chapuis et ses invités décortiquent les avantages et inconvénients de ces développements technologiques.
Avec les interventions de :
Marc Barbier
Agronome et chercheur en sociologie, Directeur de l’IFRIS, Directeur de Recherche à l’INRAE
Benoît Biteau
Député européen (groupe des Verts)
Laurent Duplomb
Sénateur (LR) de la Haute-Loire
Véronique Bellon-Maurel
Directrice #DigitAg – Institut Convergences Agriculture Numérique

A voir absolument sur Public Sénat en replay !

 

Séminaire du LISIS  » L’épidémiologie computationnelle : enjeux épistémiques, sociaux et politiques d’une spécialité en formation » – 8/03/2021

Le prochain séminaire LISIS aura lieu le lundi  8 mars 2021 en visioconférence.

« L’épidémiologie computationnelle : enjeux épistémiques, sociaux et politiques d’une spécialité en formation »   sera présenté par  Fabrizio LI VIGNI (LISIS).

Résumé

La COVID-19 a propulsé sur le devant de la scène des spécialistes des réseaux ayant fait de la modélisation épidémiologique leur occupation principale. Deux questions se posent ici à propos de cette spécialité : d’une part, comment sont construits les modèles et que recouvre leur irruption dans le débat ces derniers mois ; et d’autre part, comment des physiciens et des mathématiciens ont-ils réussi à devenir des experts épidémiologistes sans un parcours de professionnels de santé ? Nous abordons ces questions en étudiant les modèles produits par cette spécialité, ainsi que le processus de son émergence et la division du travail en son sein. La dernière section de l’analyse revient sur la première vague de l’épidémie et sur les débats qu’elle a pu renforcer ou ouvrir par rapport à cette nouvelle spécialité. L’article se fonde sur une enquête de terrain menée dans quatre laboratoires d’épidémiologie computationnelle, basés à Paris, Turin, Boston et Los Alamos.

 

Mots-clés

Simulation par ordinateur, réseaux, spécialité, santé publique, santé globale, COVID-19.

 

Fabrizio Li Vigni

Enseignant-chercheur contractuel à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye. 5 rue Pasteur, 78100 Saint-Germain-en-Laye, France

Chercheur associé au Laboratoire Interdisciplinaire Sciences Innovations Sociétés – Université Gustave Eiffel, ESIEE Paris, CNRS, INRAE. 2 allée Jean Renoir, 93160 Noisy-le-Grand, France et au Groupe de Sociologie Pragmatique et Réflexive, EHESS. 105 boulevard Raspail, 75006 Paris, France

Séminaire (Dé) Faire l’industrie – Séance 10 : Les territoires de l’industrie II – 03/03/21

Séminaire (Dé) Faire l’industrie – Séance 10 : Les territoires de l’industrie II – 03/03/21

Prochaine Séance :

Séance 10 : 3 mars 2021 à 13h

Les territoires de l’industrie II
Julien Merlin (CNRS, Pacte)

Attention ! Inscription obligatoire au séminaire via LISTEM

En raison de la situation sanitaire, vous ne pourrez pas accéder à ce séminaire sans avoir préalablement déposé une demande via le lien suivant (une demande est nécessaire pour chaque séminaire auquel vous souhaitez participer, merci de déposer la demande au plus tard 72 heures avant le début de la première séance) :

Notre séminaire aura une capacité d’accueil en présentiel de 9 personnes maximum, la priorité pour y assister physiquement sera donc donnée aux étudiants validant le séminaire

Equipe organisatrice :
Marine Al Dahdah (CEMS), Mathieu Baudrin (CSI),
Clément Marquet (COSTECH) & Benjamin Raimbault (CERMES3)

La prolifération des technologies – notamment des technologies de l’information – a souvent été annoncée comme la puissance réalisatrice qui ferait définitivement basculer les sociétés contemporaines dans une ère postindustrielle: transformations du travail (fin de la classe ouvrière et mort lente du salariat dans les pays occidentaux), centralité de l’innovation, essor d’une économie de services et de biens immatériels, individualisation des besoins et des biens.

Cependant, plutôt qu’une sortie d’un paradigme industriel, certains sociologues proposent de parler d’hyperindustrialisation pour caractériser les mutations des sociétés contemporaines (Veltz 2017, Musso 2018). En partant du constat que l’industrie ne décline pas mais qu’au contraire, elle prospère et se transforme, les auteurs cherchent à désenclaver l’industrie comme objet et catégorie d’analyse et à briser la linéarité implicite des analyses post-industrielles (Touraine 1967, Rifkin 2000, Moulier-Boutang 2007).

Ce séminaire propose d’étudier les mutations des formes de l’industrie, au
travers de trois grandes questions : quels territoires sont produits par les déplacements et reconfigurations des activités industrielles ? Comment
l’intégration des technologies de l’information redéfinit-elle les frontières du travail ouvrier ? Qu’est-ce qui, dans ces reconfigurations, résiste aux processus d’industrialisation ?

Programme du séminaire 

Les Débats du CAK. Saison 15 (mars – juin 2021).

La quinzième saison des Débats du Centre Alexandre-Koyré se tiendra de mars à juin 2021. Les séances ont lieu un mercredi par mois, de 10h à 12h.

A l’occasion de la sortie récente d’un ouvrage d’histoire des sciences et des techniques (au sens large), nous invitons son auteur.e à débattre avec deux discutant.e.s privilégié.e.s, ainsi qu’avec l’ensemble de l’auditoire.

Le premier débat aura lieu mercredi 17 mars 2021

Qu’est-ce qu’une société de démonstration ?

Débat avec Claude Rosental (CNRS, CRFJ) autour de son ouvrage :

La société de démonstration
Vulaines-sur-Seine, Editions du Croquant, 2019

Discutant.e.s : Charlotte Bigg (CNRS, CAK) et Brice Laurent (Mines ParisTech, CSI i3)

Format : en ligne

Comité d’organisation
Alice Jourdan (EHESS, CAK), Emanuel Bertrand (ESPCI Paris-PSL, CAK), Wolf Feuerhahn (CNRS, CAK), Rafael Mandressi (CNRS, CAK), Anne Rasmussen (EHESS, CAK) et Antonella Romano (EHESS, CAK).

 

Programme de la saison : Koyré : Les Débats du CAK, saison 15 (mars – juin 2021) (urlz.fr)

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