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Le Tiers Secteur de la Recherche – Lettre d’information #3 – Avril 2020

 

Lettre d’information #3 – Avril 2020

C’est entendu, le déconfinement prendra des mois et des mois. Raison pour laquelle nous reportons les Assises du tiers secteur de la recherche au 29 novembre-1er décembre 2020. Car ce que nous apprend, entre autres, la crise sanitaire et économique inédite que nous subissons, c’est que le rapport aux savoirs, à l’expertise, et leurs liens à la société comme aux choix politiques constituent le soubassement de l’édifice sur lequel nos vies reposent et se reproduisent. Mieux concevoir le lien entre connaissances et actions devient déterminant ; les dispositifs d’orientation et de programmation actuels sont pour partie obsolètes. Face aux défis climatiques, sanitaires, urbains, alimentaires, de cohésion et de solidarité, comme dans notre rapport au vivant au sens large, renforcer les capacités de recherche et d’innovation de l’ensemble du corps social est un impératif, une condition nécessaire bien qu’insuffisante d’une évolution de nos modes de vies. Raison de plus pour affirmer la nécessité de ces Assises.

Le site des Assises est désormais ouvert www.tiers-secteur-recherche.org. Pour vous inscrire, c’est ici. Pour proposer des activités, thèmes ou ateliers, c’est ici.
A noter qu’un « caucus européen » est en préparation. Ce qui caractérise ce type de sessions, c’est qu’elles visent des objectifs précis. En l’occurrence, au regard de la faillite de la solidarité européenne dans la crise actuelle, il n’’est plus possible de laisser le champ libre au statu quo ante. Déjà des tendances visant à revenir sur les ambitions climatiques ont été énoncées, rognant le mandat sur lequel l’actuelle commission a été élue. Ceci aura des impacts majeurs sur les investissements qui seront priorisés, en premier lieu en termes de stratégie de recherche et d’innovation. Ce caucus européen lors des Assises sera l’occasion de discuter d’une stratégie à cette échelle.
Quelle continuité des services publics des collectivités en temps de crise et de confinement ? Riposte créative territoriale, espace ouvert à tous, soutient les acteurs territoriaux et aspire à apprendre de la crise du Covid-19. Un volet recherche est animé par la Fing et le Cnfpt. Il s’inscrit dans une démarche de « connecteur recherche » en situation de crise afin de tirer des enseignements. Mieux comprendre les conditions de l’agir en situation de crise et d’après crise, mieux appréhender des déficits de savoir-faire, des pratiques professionnelles et qualifier ce qu’il y a lieu d’apprendre de cette expérience collective, tels sont les multiples objectifs de cette co-recherche.
Le LiRIS : des contributions à la collaboration de recherche !
Un programme de co-recherche a été conduit avec le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (direction Études, affaires économiques et prospectives), qui a permis de « monter en théorisation » et de formuler des préconisations managériales au CSA. Un autre programme – impliquant le Crédit Municipal de Nantes-Angers-Tours-Rennes, la Direction Régionale de la Banque de France et de la Banque des Territoires-CDC – expérimentait avec les Centres Communaux d’Actions Sociale (CCAS) des régions Bretagne, Pays-de-la-Loire, Centre-Val de Loire un « nouvel » outil d’inclusion financière : le Livret de micro-épargne solidaire (LMES). Dans ce cadre, des ateliers de recherche-action ont été organisés impliquant des directeurs/directrices et des travailleurs sociaux. Du point de vue du LiRIS, et de façon plus générique, ces démarches de co-recherche : 1/ interrogent leurs dimensions méthodologique et partenariale, l’acculturation entre l’univers des chercheurs et celui des acteurs, en tentant d’éviter les asymétries entre eux ; 2/ questionnent les hypothèses sous-jacentes des conditions de coopération entre « sachants » et « acteurs » ; 3/ permettent d’approfondir la formulation et la caractérisation de l’objet commun de préoccupation.
135. C’est le nombre de propositions d’ateliers qui nous sont déjà parvenues en deux mois, dans l’optique de la programmation des Assises des 29 novembre-1er décembre 2020. Certaines sont thématiques (santé, environnement, éducation, urbanisme, agroécologie, chimie environnementale etc.), d’autres transversales (le développement des des tiers lieux de recherche, les modes de financement des recherches collaboratives et citoyennes, le renforccement des compétences des acteurs, etc.), d’autres, enfin, politiques (l’éthique de la coopération, les écueils de l’institutionnalisation, les enjeux de la LPPR, la programmation au sein de l’ANR etc).
Vous pouvez, vous aussi, proposer un atelier, un thème ou une problématique ici.
Intermédiation. L’intérêt de la notion d’intermédiation pour penser la recherche avec, par et pour le tiers secteur de la recherche tient au déplacement qu’elle permet d’opérer par rapport à la conception classique de la médiation scientifique, qui s’inscrit dans une approche en termes de diffusion des connaissances de la communauté scientifique vers la société. Si dans les deux cas une figure du tiers est impliquée, ce n’est pas du tout dans la même perspective. La fonction d’intermédiation conduit à penser et à interroger les modes d’inscription des sciences en société et l’ensemble des agencements hybrides qui en découlent dès lors que les chercheurs académiques ne sont plus positionnés en surplomb vis-à-vis des autres acteurs, quand bien même la production de connaissances à visée scientifique y reste dotée d’une valeur éminente.
1918 : la Convention de Cordoba. La question de l’inscription sociétale de l’université a de longue date suscité des initiatives en termes d’implication dans la vie sociale. Ainsi, le mouvement en faveur de l’extension universitaire (university extension) qui a vu le jour en Angleterre et aux États-Unis à la fin du XIXe siècle, s’est-il diffusé dans de nombreux autres pays. C’est en Amérique latine que cette dynamique a connu les plus forts développements, en particulier à travers le mouvement social né en Argentine à l’Université de Córdoba au début du XXe siècle prônant une réforme radicale de l’université (démocratisation interne, lutte contre les injustices sociales, implication active dans des projets de transformation économique et sociale), qui a eu un retentissement sur tout le continent. Télécharger la convention de Cordoba ici.
25 milliards d’Euros pour la recherche ? Pour quoi faire ?… En plein milieu de la crise du Covid-19, la ministre de la Recherche a maintenu la LPPR à l’agenda gouvernemental. Ce texte pourrait être soumis, peut-être, d’ici un an. Quoi qu’il en soit, en parallèle de cette information, le gouvernement a communiqué sur le fait que le budget de l’ESR allait augmenter en moyenne, et de façon cumulée, d’environ 500M€/an pendant 10 ans, ce qui tendrait à laisser penser qu’en 2030, le budget de l’ESRI aurait augmenté de 5 milliards d’euros. Même si ce type de communication est problématique dans ce contexte de crise, le signal donné semble conséquent. Malgré tout, aucune communication de la ministre ne place haut dans la hiérarchie des priorités un approfondissement clair de l’ouverture du système d’ESR à l’ensemble de la société…

contact : info.assises@tiers-secteur-recherche.org

Appel à communications FUTURE Days 2020 – « Politiques publiques et sciences pour les territoires urbains »

 

Si vous avez des difficultés pour visualiser ce message,
consultez la copie web
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Appel à communications

FUTURE Days 2020

POLITIQUES PUBLIQUES ET SCIENCES
POUR LES TERRITOIRES URBAINS

2 | 3 Décembre 2020

Université Gustave Eiffel, Campus de Marne-la-Vallée

J-3

Merci à tous ceux qui ont pu respecter l’échéance du 27 mars pour le dépôt de leurs propositions dans le cadre de l’Appel à Communications FUTURE Days 2020.

Toutefois, au regard de la charge supplémentaire des personnels dans le contexte exceptionnel lié à l’épidémie de Covid-19, et pour répondre aux nombreuses demandes qui nous ont été adressées, il a été décidé d’adapter le calendrier de cet appel à communications et de reporter la date de clôture au vendredi 17 avril 2020 minuit pour permettre aux communautés scientifiques de déposer leurs propositions éventuelles.

Nous comptons sur vous pour la réussite de cet évènement.

Bon courage à tous.

La communauté scientifique est sollicitée par les grands défis et les agendas du développement durable et tout particulièrement pour ce qui concerne les villes. Des rapports internationaux récents interpellent tout particulièrement la recherche urbaine.

Ces défis appellent une production de connaissances innovantes voire de rupture, adossée à une vision des transformations urbaines en cours et à venir. La communauté scientifique, les acteurs institutionnels et les acteurs socio-économiques doivent partager cette volonté de faire émerger un changement de paradigme dans la manière de penser, et résoudre, les défis urbains.

FUTURE Days, l’événement annuel sur la Ville de Demain, mettra en débat les résultats et connaissances récentes de la recherche et de l’innovation intéressant les domaines d’intervention des politiques publiques mises en oeuvre dans les villes.

 THÉMATIQUE : 

Politiques publiques et sciences pour les territoires urbains

 POUR QUI ? 

Les chercheurs de toutes les disciplines développant des connaissances sur les domaines d’intervention des politiques publiques mises en œuvre dans les villes à savoir : le transport, la mobilité, le logement, la construction, l’aménagement, la gestion des ressources et les services associés (déchets, eau, énergie), la culture, l’architecture, l’éducation, le développement économique, le développement social…

 QUAND ? 

Soumission d’une proposition de communication avant le 17 avril

Depuis 2017, FUTURE Days est l’événement incontournable sur la thématique des villes de demain.

La troisième édition des FUTURE Days s’est tenue les 27 et 28 novembre 2019 autour de la thématique « Héritages et anticipations urbaines ». Les FUTURE Days s’inscrivent dans le calendrier des rendez-vous incontournables des milieux académiques, étudiants, entrepreneuriaux et publics, autour des défis environnementaux, climatiques, économiques et sociaux auxquels les villes et les métropoles sont confrontées.

Plus d’informations sur www.futuredays.fr

 FUTURE DAYS

C’EST QUOI ?

Un événement organisé par :

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L’I-SITE FUTURE bénéficie d’une aide financée par le Programme d’Investissements d’Avenir lancé par l’État et mis en œuvre par l’ANR (Réf. ANR-16-IDEX-0003) en complément des apports des établissements impliqués.

Retrouvez toute l’actualité des FUTURE Days
sur www.futuredays.fr et #FUTUREDays2020

 

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Annulation de l’Ecole Thématique 2020 de l’IFRIS

Cher.e.s collègues

Nous vivons une situation historique et macabre.

Il est difficile d’ajouter des textes à d’autres textes sans être emporté par le sentiment d’une vacuité de tout propos face à la mort et face au courage des soignants et de tous ceux exposés dans leur vie pour que certaines fonctions dites essentielles permettent à d’autres de confiner. Espérons que vous-même et vos proches et amis ont pu éviter le pire.

Le virus ne connaît ni frontières ni classes sociales mais la distribution de son pouvoir pathogène et sa virulence oui. Depuis plusieurs semaines, les formes-états procèdent à la mise en place hésitante de cadres de gestion sanitaire et sécuritaires pour freiner la pandémie ; les mesures sont autant prises pour gérer la progression de l’épidémie que la pénurie avouée d’un manque de moyens humains et techniques. La communication tout comme sa critique font alors partie de l’ubris de la crise. Plus personne n’échappe à la révision de l’Avant; à la chronique de la vie pendant et à devoir penser la vie de l’après. Nous avons fait l’expérience collective de vies humaines gâchées et d’une situation de sécurité sanitaire difficile, mais ce qui viendra avec le déconfinement sera encore différent et tout aussi difficile car fondamentalement discrétionnaire et policier. C’est à envisager, sans compter d’éventuels « rebonds » de l’épidémie toujours possibles. Le « vivre avec » ne sera pas des plus facile mais ne sera pas fondé sur une immunité de troupeau.

Dans ce contexte, vous avez vu passer l’annonce répétée du maintien possible de l’Ecole Thématique prévue pour la mi-juin. Elle a pu vous paraître étrangement volontariste et contre-intuitive en situation de crise. Comme indiquée dans le texte d’annonce elle supposait un déconfinement pour juin et la possibilité d’organiser des mobilités sous couvert des autorisations administratives nécessaires. La maintenir, notamment avec son thème, semblait pertinent pour poursuivre nos travaux, nos réflexions et ne pas abandonner le travail engagé avant la décision de confinement. C’était aussi engendrer une préparation de chacun.e à cette école dans son propre confinement.

Sans entrer dans des considérations épidémiologiques immaîtrisées ou dans le travail critique qui est déjà à l’œuvre, mais surtout mis face aux décisions portées par le président de la république, il est devenu impossible de maintenir cette Ecole Thématique comme envisagée. Difficile de gérer l’incertitude des modalités du déconfinement et des règles de fonctionnement de nos établissements que nous ne connaissons pas encore. Difficile aussi de préparer des déplacement, de poursuivre des engagements financiers avec des prestataires et surtout d’appeler au cycle de préparation des communications attendues des doctorant.e.s et de les mobiliser dans cette incertitude.

Le comité de direction de l’IFRIS s’est réuni ce vendredi 10 avril pour en discuter et étudier les options possibles entre maintien, report et annulation. La direction de l’IFRIS a décidé d’annuler la tenue de l’ET prévue à Saint-Malo du 16 au 19 juin. La repousser à la rentrée n’est pas non plus une option, eu égard la difficulté que présentera un agenda de rentrée qui sera encore plus chargé qu’à l’accoutumée, sans compter la nécessité de repositionner toutes les activités collectives de nombreux projets de recherche qui auront été mis en sommeil plusieurs mois.

Pour autant que l’Ecole Thématique ne puisse se tenir cette année dans son format habituel, l’IFRIS est en réflexion pour proposer des animations scientifiques sur la thématique de l’Ecole durant les prochains mois, en donnant toute la place que les recherche en SHS sur le Covid méritent. Les doctorant.e.s et toute la communauté de recherche de l’IFRIS en seront informés. Il est en effet important de fédérer les travaux réflexifs, compréhensifs et/ou critiques qu’appellent tout particulièrement nos propres orientations scientifiques dans cette situation historique de pandémie.

Courage dans votre confinement

Marc Barbier

Directeur de l’IFRIS

Programme séminaire « Expertise citoyenne et action publique »

Le séminaire « Expertise citoyenne et action publique » propose de discuter l’articulation entre la production de données et de savoirs par les citoyen-ne-s organisé-e-s et l'(in)action des pouvoirs publics dans différents champs d’intervention. Il s’agit de saisir comment s’agencent ces éléments : production de savoirs alternatifs et de contre-expertise, rapports aux expertises existantes, mise à l’agenda public de nouveaux problèmes, contribution à la mise en oeuvre de l’action publique ou à la définition de nouvelles politiques publiques, remise en cause de l'(in)action publique… Ce séminaire offre un espace de rencontre et de dialogue entre les acteur-e-s de la société civile organisée producteurs et détenteurs d’une expertise citoyenne et les chercheur-e-s l’adoptant comme objet de recherche et/ou l’intégrant à leurs pratiques professionnelles.

PRINCIPE DES SÉANCES :

Le séminaire se compose en 2020 de cinq séances de trois heures chacune et se tient au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) à Paris. Les séances sont structurées sur le même modèle : un thème commun discuté et analysé par trois profils d’intervenant-e-s : chercheur-e-s en poste; acteur-e-s de la société civile (associations, collectifs…) ; doctorant-e-s (ou post-doctorant-e-s). Après les trois présentations, un temps est consacré aux échanges entre les différent-e-s intervenant-e-s et avec le public.

SÉANCES À VENIR :

28 avril 2020 :
14h00 – 17h00 : Instruments de la mobilisation associative contre les stériles uranifères

27 mai 2020 :
14h00 – 17h00 : Expertise citoyenne et recherche agronomique (titre provisoire)

29 juin 2020 :
10h00 – 13h00 : Production de savoirs alternatifs sur les pathologies environnementales
14h00 – 17h00 : Expertise citoyenne et pollution de l’air

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Appel à participation école thématique de l’IFRIS 2020 – « In/Visibilités – Institution, destitution et restitution dans les sciences et les technologies »

L’École Thématique de l’IFRIS est organisée une fois par an. C’est un lieu important de thématisation des questions de recherche centrales touchant aux préoccupations de la communauté de l’IFRIS. Elle offre aux chercheurs l’opportunité de présenter leurs travaux à la fois par l’écriture et la communication orale, et de mettre en discussion leurs résultats devant leurs collègues et la communauté académique internationale.

Ecole thématique de l’IFRIS 2020

Titre« In/Visibilités – Institution, destitution et restitution dans les sciences et les technologies »

Par la collecte de données, la mise en œuvre d’expérimentations, la conceptualisation d’entités, l’analyse de régularités, les activités scientifiques rendent visible. Elles donnent à voir et à entendre, et ce faisant elles instituent, elles ont des effets sur la nature, les corps et les mondes vécus. Produisant des connaissances, elles allongent la liste des êtres et des relations qui le composent. Ces activités sont particulièrement importantes dans la période de crise environnementale et de l’anthropocène, où les alertes scientifiques rendent visibles l’érosion et la fragilité de nombreuses formes de vie, et rappellent la nécessité de continuer à produire des connaissances sur les conditions futures de vie sur terre. Mais, comme les théoriciennes féministes des technosciences l’ont remarqué dès les années 1980, il n’y a pas de description sans intervention, pas de frontière entre recherche fondamentale et technoscience, entre science et politique. Les activités consistant à rendre visible s’inscrivent donc dans les dynamiques complexes de production des savoirs et technosciences modernes, entre savoir, pouvoir et marché.

Le STS, ainsi que d’autres domaines des sciences sociales, ont également montré que, dans le même mouvement, la fabrique des savoirs et des technologies peut agir comme une entreprise d’invisibilisation et de destitution des phénomènes qu’elle vise à transformer, des acteur·rice·s concerné·e·s, de leurs pratiques et visions du monde. Invisibles sont celles et ceux qui contribuent à la production des connaissances et dont la contribution est si fréquemment reléguée dans l’ombre ; invisibles, car exclues du domaine du savoir, sont les pratiques culturelles et les formes de vie qui ne sont pas réductibles aux seuls discours et pratiques de rationalisation technique; invisibles encore sont les multiples pollutions du développement industriel qu’un enchevêtrement d’intérêts conduit à considérer négligeables, et bien souvent en dépit des preuves constituées. Ces formes de relégation opèrent parfois de façon brutale, parfois de façon indirecte et discrète, et sont souvent contestées par différents mouvements sociaux, politiques, professionnels, ou au sein des sphères scientifiques elles-mêmes.

Comment les sciences sociales naviguent-elles dans les courants opposés du visible et de l’invisible ? Dans quelle mesure peuvent-elles promouvoir des découpages alternatifs de l’In/Visible ? Dans la lignée des traditions ouvertes par le champ des STS, cette École Thématique invite à réfléchir à la façon dont les technosciences contribuent à des formes d’invisibilisation, ainsi qu’aux logiques plus ou moins consciente d’éviction qui sont à l’œuvre dans les processus d’innovation.

Date : Du 16 au 19 Juin 2020

Lieu : Saint-Malo

Lien de candidature : http://labex.ifris.org/candidature-ecole-thematique-etape-1-2/

Date fermeture inscription : Le 19 avril 2020

Appel à participation 2020

Retour sur l’édition 2019 du Festival du cinéma des « Utopies Réelles » – (Vidéos des débats)

Fort de la réussite de sa 1ère édition en 2018, le Festival du Cinéma des Utopies Réelles a eu le droit à une 2ème  édition sur le thème « d’Habiter autrement les territoires » les 4 & 5 octobre 2019.  

Pour rappel, autour d’un ensemble de documentaires, courts et longs métrages, cet événement vous propose de faire plus ample connaissance avec quelques-unes de ces initiatives innovantes et d’en débattre.

Accueilli par le cinéma Les Variétés d’Hendaye, le Festival a permis d’exposer et d’analyser un ensemble de questions et de propositions qui touchent à l’innovation sociale. Cette édition, avait pour thème le pouvoir d’agir des habitant.e.s notamment dans la fabrique de territoires métropolitains de plus en plus réticulaires qui englobent les villes, leurs périphéries et les campagnes attenantes. Elle a permis d’interroger la place qu’y ont les habitant.e.s et la place qu’ils y prennent aujourd’hui. Quelles innovations sociales pour y (re-)faire société? Que nous enseignent les initiatives des acteur.rice.s sociaux qui cherchent à  « habiter autrement » ?

Chaque question était introduite par un documentaire sélectionné par un Comité scientifique et artistique, servant ainsi d’appui à un débat, animé par un.e chercheur.se, le.a réalisateur.trice et un.e acteur.rice de terrain.

Afin de pouvoir revivre pleinement ces moments, nous vous invitons à revoir l’ensemble des débats de cet événement.

Vidéos Utopies Réelles 2019

Séminaire LISIS – Technologies et transformation du monde – Bilel Benbouzid « Enquête numérique sur l’algorithme de recommandation YouTube ? Le cas de la sphère médiatique et politique » Le 28 février 2020

Bilel Benbouzid : « Enquête numérique sur l’algorithme de recommandation YouTube? Le cas de la sphère médiatique et politique »

Enquête sur le système de recommandation de YouTube. Le cas de l’espace médiatique et politique.

Ces dernières années ont été marquées par de très fortes controverses sur le système de recommandation de YouTube. Alors que du côté de la presse traditionnelle, on accuse l’algorithme d’être favorable aux contenus litigieux (désinformation, discours de haine, etc.), du côté des créateurs, on s’indigne, au contraire, d’une machine inégalitaire concentrant la recommandation sur une minorité de contenus qui présente un intérêt économique pour YouTube, au détriment de vidéos alternatives à caractère politique, au contenu orignal et souvent « amateur ». Nous avons saisi l’occasion de ce débat pour mener une enquête quantitative sur ce qui se passe sur YouTube en matière de recommandation de l’information. Comment le système de recommandation d’une des plateformes les plus visitées au niveau mondial diffuse, distribue et ordonne l’information ?

Cette présentation vise à rendre compte des résultats d’une recherche sur l’espace politique et médiatique de la plateforme YouTube. Nous proposons de présenter la structuration des chaînes sur YouTube en trois dimensions: le réseau social qui correspond au réseau des chaînes abonnées ou recommandées par les chaînes elles-mêmes (à la manière du blogroll) : le réseau des chaînes qui partagent des communautés de fans (des commentateurs en commun) ; et le réseau de chaînes formé par les vidéos recommandées (un mois de collecte de vidéos recommandées à partir d’une liste de vidéos correspondant aux dernières publications de 1400 chaines représentant la sphère politique et médiatique). Ces trois dimensions donnent à voir les facettes multiples de YouTube. Alors que la première permet de comprendre la manière dont les humains se recommandent les chaînes entre eux, la seconde montre les publics partagés par les chaînes, la troisième rend compte de l’espace médiatique et politique formé par une machine (la recommandation algorithmique non-personnalisée (cold start), c’est-à-dire correspondant à un utilisateur anonyme, sans historique de navigation).

Dans cette étude, nous avons comparé ces trois dimensions selon la diversité des contenus qu’elles valorisent (la catégorisation des 1400 chaînes a été réalisée manuellement). Nous montrerons tout d’abord les réseaux de chaînes qui se donnent à voir selon les trois dimensions ce qui nous permettra de rendre compte des topologies différenciés selon les trois réseaux. Ensuite, nous comparons les distributions des catégories de chaines selon les trois dimensions à partir des résultats des expériences de marche aléatoire et des calculs de la perplexité (entropie de Shannon) qui leur sont associés.

Nous montrons que les réseaux de chaînes produits par les humains (les réseaux de chaînes amis et celui des publics de fan) polarisent moins que le réseau produit par la recommandation algorithmique. Nous montrons aussi que si bulle de filtre il y a, elle ne se situe pas où elle est attendue : c’est moins les contenus à caractère sensationnels et « complotistes » qui sont les plus recommandés par la plateforme (ce qui est souvent dénoncé dans le débat public), mais les chaines de médias traditionnels – un des effets sans doute de l’action menée par YouTube faire évoluer le système de recommandation.

Ces résultats invitent à discuter de la nature de l’espace public que construit YouTube dans ce contexte de problème de désinformation. YouTube semble accorder un soutien particulier aux contenus des professionnels de l’information, bien plus qu’à celui des chaînes alternatives de YouTubeur amateurs.

Table ronde – Innovation Beyond Technology – Mercredi 1er avril de 18h à 19h30

Table ronde – Innovation Beyond Technology

EHESS, Salle A7_37
54 bd Raspail 75006 Paris
Inscription obligatoire : ffj@ehess.fr

Cette table ronde est organisée en collaboration avec la Fondation FranceJapon de l’EHESS (FFJ), l’Institut francilien recherche innovation société (IFRIS) et l’Institut interdisciplinaire de l’innovation (i3, UMR 9217), à l’occasion de la parution de l’ouvrage Innovation Beyond Technology aux éditions Springer.

Programme

18h | Introduction
Sébastien Lechevalier, EHESS, FFJ

18h15 | Table ronde

Intervenants
Pierre-Benoît Joly, IFRIS, LISIS
Sandra Laugier, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Brice Laurent, MINES ParisTech, CSI-i3

Discutants
Anne Rasmussen, EHESS, Centre Alexandre Koyré
Franck Aggeri, MINES ParisTech, CGS-i3
Mireille Matt, IFRIS, LISIS

19h30 | Cocktail
Petit Hall de l’EHESS

Invitation PDF

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After ten years of existence, the CorText platform has grown. Since its inception, it has been a place that brings together skills in digital methods and computational resources to support the development of researches in Social Sciences and Humanities. It is therefore by nature at the service of a collective. This particular relationship has guided its activities in favour of scientific questions raised by researchers. These fruitful interactions have enabled the deployment of a wide variety of objects (web applications, visualizations, algorithms, etc.) often at the forefront of their technical and scientific fields (text analysis, social media, data science). In return, the platform is feeding more and more work.

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Conférence – « Quelles contributions de la recherche dans les transitions vers des systèmes agro alimentaires durables ? » – Ecole des Mines le 10 février de 18h00 – 20h30

QUELLES CONTRIBUTIONS DE LA RECHERCHE DANS LES TRANSITIONS VERS DES SYSTÈMES AGRO-ALIMENTAIRES DURABLES ?

Conférence organisée en partenariat avec le Cercle des Partenaire de Cerisy

Ecole des Mines, 60 Bd St Michel, 75006 Paris

Espace Vendôme, salle v115-v116

Le 10 Février 2020, 18h00-20h30

Inscriptions gratuites et obligatoires avant le 03 février 2020 

 

Du 16 au 22 septembre 2019, le colloque de Cerisy « Sciences, Techniques, Agricultures » a réuni plus de soixante-dix spécialistes qui ont débattu des transformations de la production de connaissances scientifiques et techniques dans les mondes agricoles, et de leurs possibles contributions aux transitions engagées ou souhaitables.

En collaboration avec le Cercle des Partenaires de Cerisy, cette conférence reviendra sur les principales questions abordées. Afin de prolonger les débats du colloque, ces questions seront posées à deux panels de responsables d’organisations de recherche et d’enseignement, et d’acteurs impliqués dans les dynamiques d’innovation en agriculture.

Programme

18h00-18h05

Accueil
Armand Hatchuel, Professeur à l’Ecole des Mines de Paris, Cercle des Partenaires de Cerisy
Edith Heurgon, Directrice du Centre culturel international de Cerisy-la-Salle

18h05-18h20

Le colloque « Sciences, Techniques, Agricultures » – Atmosphère, éléments de convergence, questionnements, étonnements
Frédéric Goulet, Cirad (coorganisateur du Colloque)

18h20-19h10

Table-ronde – L’impératif de la transition : Quelle(s) transition(s) ? Quelles contributions de la recherche ?
Comment la recherche contribue-t-elle à identifier les grands enjeux sociétaux ? Comment la recherche peut-elle agir dans la durée face à des régimes de l’urgence et de l’alerte généralisée, accentués par une médiatisation se faisant l’expression de demandes multiples et souvent contradictoires ? Comment établir une programmation permettant de dépasser les habitudes et les idées reçues, notamment celles des organisations de recherche ? Quels sont les opérateurs du changement et comment organiser des coalitions favorables aux transitions, en surmontant les « verrouillages » actuels?

Introduction
Pierre-Benoit Joly, Inra et Ifris (coorganisateur du Colloque)

Panel
Philippe Mauguin, PDG de l‘Inra
Elisabeth Claverie de Saint Martin, Directrice Générale Déléguée à la Recherche et à la Stratégie du Cirad
Gilles Kleitz, Directeur Agriculture, Eau et Biodiversité, AFD
Isabelle Chmitelin, Directrice du Cabinet du Ministre de l’Agriculture

Modération
Patrick Caron, Cirad (coorganisateur du Colloque)

19h10-20h00
Quelles connaissances faut-il produire ? Comment ? Pour qui ? Pour quoi ?
Comment conçoit-on des recherches qui visent à contribuer au changement ? Avec qui, et selon quelle légitimité ?
Comment appréhender le pluralisme des démarches conceptuelles et méthodologiques ?
Comment monter en généricité à l’heure d’une résurgence accrue du local ? Quelle place des outils, instruments, modèles ?

Introduction
Bernard Hubert, Inra, EHESS (coorganisateur du Colloque)

Panel
Alexandra Julien, Professeure, AgroParisTech
François Desprez, Président du Groupement National Interprofessionnel des Semences (GNIS)
Armand Hatchuel, Professeur, Ecole des Mines de Paris
Matthieu Calame, Directeur de la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’Homme

Modération
Patrick Caron, Cirad

20h-20h10

Poursuivre la dynamique
Sébastien Treyer, Directeur de l’Iddri

20h10-20h30 – Cocktail
Invitation PDF

Avec le soutien du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), de l’Institut francilien recherche innovation société (Ifris), de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), de l’Agence française de développement (AFD) et de la Direction générale de l’enseignement et de la recherche (DGER) du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation

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