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The REvaluation 2021 Conference 18-19 November 2021 in Vienna, Austria – Call for contributions deadline May 31, 2021

Call for Contributions launched!

The REvaluation 2021 Conference is jointly organised by Fraunhofer ISI, IFRIS and the Austrian Platform for Research and Technology Policy Evaluation. It will take place as live as possible, 18-19 November 2021 in Vienna, Austria.

This largest conference in Europe dedicated to R&I policy evaluation invites submissions of extended abstracts and outlines for posters or multi-media contributions to share methodological advances in R&I policy evaluation and to debate challenges of assessing the transformative relevance and impact of new R&I policies as well as their implications for evaluation theory and practice.

Contributions can be made to one or more of the four dedicated topical strands:

  • Strand #1 concerns all developments that have taken place and on all types of effects of R&I policies.
  • Strand #2 puts a spotlight on the effects of the COVID-19 crisis on R&I policy, in particular on awarding practices.
  • In Strand #3 we ask how to conceptualise and assess the resilience of R&I systems and their contributions to more resilient economies and societies.
  • Strand #4 deals with the nature and the evaluative challenges and practices of transformative oriented R&I policy.

The detailed descriptions of the conference strands can be found here: https://www.revaluation2021.eu/topics/

Submit your extended abstract or outline for a poster or multi-media contribution until May 31, 2021.

All information on the Call: https://www.revaluation2021.eu/call-for-contributions/

Visit the conference Website 

REvaluation’21 Conference News | Call for Contributions (mailchi.mp)

Les Débats du CAK « L’Eden se trouve-t-il en Afrique ? » Débat avec Guillaume Blanc (Université Rennes 2, Tempora, CAK) – 19/05/2021

Mercredi 19 mai 2021

L’Eden se trouve-t-il en Afrique ?

Débat avec Guillaume Blanc (Université Rennes 2, Tempora, CAK) autour de :

L’invention du colonialisme vert. Pour en finir avec le mythe de l’Éden africain

Paris, Flammarion, 2020

Discutants : Julien Bondaz (Université Lumière Lyon 2, LADEC, CAK) et Benoît Hazard (CNRS, IIAC)

Format : à définir

Programme : Koyré : Les Débats du CAK, saison 15 (mars – juin 2021)

Comité d’organisation
Alice Jourdan (EHESS, CAK), Emanuel Bertrand (ESPCI Paris-PSL, CAK), Wolf Feuerhahn (CNRS, CAK), Rafael Mandressi (CNRS, CAK), Anne Rasmussen (EHESS, CAK) et Antonella Romano (EHESS, CAK).

[Interview] François Dedieu co-auteur de « COVID-19 : une crise organisationnelle »

A l’occasion de la sortie de « COVID-19, une crise organisationnelle », l’IFRIS a le plaisir d’interviewer François Dedieu, co-auteur de l’ouvrage et membre de l’IFRIS.

Interview de François Dedieu  (Chercheur à l’INRAE, membre de l’UMR LISIS et de l’IFRIS) à l’occasion de la publication de l’ouvrage « Coronavirus : une crise organisationnelle, par Henri Bergeron, Olivier Borraz, Patrick Castel et François Dedieu, publié en Octobre 2020 aux Presses de Sciences Po.

Marc Barbier (MB) : François, tu portes un agenda de recherche en sociologie des organisations et de l’action publique :ayant déjà travaillé sur la tempête de 1999 avec ta thèse, puis sur les pesticides depuis plusieurs années. Pourrais-tu nous dire comme cet ouvrage s’inscrit dans ton agenda de recherche au croisement de gestion de crise et processus de création d’ignorance ou d’invisibilité?

François Dedieu (FD) : Mes travaux portent sur l’action publique en matière environnementale. J’ai d’abord travaillé sur la gestion des catastrophes naturelles, puis sur la politique des pesticides en cherchant à comprendre pourquoi on ignore un certain nombre d’alertes et de dangers pourtant bien connus. Le livre : « coronavirus : une crise organisationnelle » co-écrit avec mes collègues du CSO, Olivier Borraz, Henri Bergeron et Patrick Castel s’inscrit plutôt dans la continuité de mes travaux sur les situations extrêmes, puisque l’on retrouve dans la gestion de cette pandémie, un certain nombre de traits récurrents rencontrés dans des situations de crise, comme la sous-estimation d’alertes, les défauts de coordination entre les parties-prenantes, ou encore les capacités des acteurs à improviser pour faire face à cette situation inconnue.

MB : Cet ouvrage tombe en plein contexte de la 2eme vague d’épidémie ; peux-tu nous parler de la production de cet ouvrage et de ce qu’il visait à dire et à proposer ? Ce n’est pas très habituel de voir une telle perspective de recherche exposée en plein situation de crise, qu’est-ce que cet  ouvrage peut apporter de plus parmi de nombreux autres ? 

FD : Pendant le confinement nous échangions beaucoup avec mes collègues et amis du CSO, Henri Bergeron, Olivier Borraz, et Patrick Castel sur la gestion de la crise. Henri et Patrick connaissent très bien l’organisation de la santé, tandis qu’Olivier et moi-même avons travaillé sur les risques et les catastrophes. Nous avons cherché à mettre en commun ces deux perspectives afin de mieux comprendre ce que l’on observait dans cette crise. Nous avons ainsi publié deux articles dans la revue AOC, qui ont conduit assez rapidement à l’écriture de l’ouvrage.

Cette crise, surement plus que tout autre, est un enchevêtrement de facteurs complexes, ce qui la rend particulièrement difficile à appréhender et appelle à beaucoup d’humilité. Les sciences sociales au sens large, peuvent aider à comprendre ce qui se passe actuellement. Notre contribution est celle de la sociologie des organisations et de l’action publique. Elle cherche à saisir les contraintes qui pèsent sur les décideurs afin de mieux comprendre les différents arbitrages, comme celui entre l’économie et la santé par exemple. Cette approche s’intéresse aussi à la coordination entre les acteurs aux niveau national (conseil scientifique et le gouvernement), des territoires (hôpital et la médecine de ville ; Préfets et les agences régionales de santé…). Ce type d’analyse permet ainsi d’interroger la relation entre science et politique : quels sont les savoirs scientifiques mobilisés et ceux qui ont tendance à être relégués à la marge ? Comment sont-ils mobilisés dans le contexte actuel particulièrement sujet à controverse comme on l’a vu avec la Chloroquine. La décision politique repose-t-elle principalement sur la modélisation épidémiologique ? Et laquelle ? Quels sont les indicateurs utilisés face à un virus qui présente autant d’inconnus ? On observe par exemple en ce moment, que contrairement à la première vague, le R0 semble être moins important, contrairement au taux de positivité et surtout du taux d’occupation des lits de réanimation pour justifier les décisions.

L’ouvrage est un exercice inhabituel. Il consiste à livrer une analyse « à chaud » de l’évènement. Nous partons de surprises sur l’observation des faits pour formuler des hypothèses à partir des premiers éléments empiriques dont on dispose et de la littérature sur les crises, les catastrophes et de l’organisation de la santé. Par exemple, une surprise, qui est au cœur du livre, consiste à relever le décalage qui existe entre la précipitation avec laquelle a été prise la décision de confinement et les plans et mesures préparatoires comme le plan Pandémie conçu il y a 15 ans et qui prévoyait toutes les problématiques auxquelles nous faisons face: fermeture des écoles, arrête massif des transports etc. On s’interroge aussi sur la confiance excessive du gouvernement face aux premières alertes entre Janvier et Mars 2020. Les premiers éléments empiriques recueillis conjugués aux acquis de la littérature, nous permettent de faire l’hypothèse que ces premières décisions (et parfois non décisions) s’appuient sur un sentiment indu de préparation qui lui-même provient d’une lente dérive des moyens affectés au risque pandémie après les mauvaises leçons tirées de crises précédentes comme H1N1 de 2009. De même, nous montrons comment les hôpitaux ont pu faire face à la crise, en adaptant leurs organisations et en modifiant les modes de collaboration plus inhabituels (basculement du pouvoir des directeurs vers les médecins). Cette analyse « à chaud » permet, nous l’espérons, de contribuer à éclairer ce qui se passe. Mais elle a une contrepartie que nous assumons. Même si nous cherchons continuellement à collecter des données, nous ne possédons pas le recul nécessaire pour collecter l’ensemble des données dont nous aurions besoin pour tester toutes nos hypothèses.

MB : L’ouvrage développe une analyse d’une forme de faillite  organisationnelle. Y a-t-il des situations « de gestion crise »  qui appellent une forme d’organisation particulière qui serait à ce point difficile, voire impossible à mettre en place à partir de ce qu’est, en France, l’Etat et ses administrations? Comment votre ouvrage s’inscrit dans la réflexion sur ce qu’on appelle  « l’après crise » alors que l’on en est pas encore sortie véritablement ? 

L’ouvrage s’interroge moins sur les failles organisationnelles que sur la nature du dispositif organisationnel mis en place pour gérer la crise. On constate par exemple, l’oubli de certaines agences et spécialistes de crise comme la Cellule Interministérielle de Gestion de Crise (CIC), mobilisée assez tardivement, et qui aurait pourtant contribué à avoir une vision plus large des problématiques soulevées par la crise (transport, sécurité, inégalités..) que celles strictement médicales. Nous faisons l’hypothèse qu’il existe une forme de défiance de l’exécutif vis-à-vis des organismes traditionnels de gestion de crise qui ont failli lors de la gestion du Cyclone Irma en 2017. Ces organismes sont mobilisés tardivement, sous la pression des critiques, et sans vraiment préciser leur rôle. On observe alors un phénomène classique des situations de crise : des chevauchements de compétences, des conflits de territoires entre les gestionnaires de crise. On constate aussi qu’il existe très peu de réflexions de l’administration centrale sur la mise en œuvre concrète des mesures comme l’attestent les cafouillages autour des stratégies de dépistages qui mettent à mal la stratégie identifier-tracer-isoler.

Que faut-il faire ? Sur la gestion de l’urgence, il faut être modeste. Beaucoup de travaux s’accordent à dire qu’il n’existe pas de « bonne organisation de la crise » mais qu’il faut sans cesse concilier anticipation et adaptation, ce qui implique d’accepter une part de ratés et d’erreurs. Ce qui apparaît en revanche très important, c’est d’apprendre rapidement des actions entreprises, et de tirer les leçons de ce qui n’a pas marché, surtout dans cette crise qui s’étire dans le temps. La question est : dans quelle organisation et à quel niveau territorial faut-il instaurer ces dispositifs qui génèrent ces vecteurs d’apprentissage : le  CIC ? la Préfecture ? Les sociologues n’ont pas la science infuse, il faudrait travailler sur ces aspects main dans la main avec les gestionnaires de crise sur ce point.

En revanche, et pour l’après crise, nous avons la conviction qu’il faut revoir en profondeur la manière dont on se prépare et dont on apprend des crises en France. Les retours d’expérience officiels ont en effet trop souvent tendance à « singulariser » les crises, en insistant sur leur caractère exceptionnel et singulier. Les crises possèdent bien leur propre singularité c’est évident, mais elles possèdent aussi des récurrences fortes comme la désectorisation ou l’innovation des réponses, des aspects qui sont obstinément ignorés et qui apparaissent pourtant cruciaux pour faire face à des situations inconnues. Nous proposons donc de faire de l’histoire et de l’analyse cumulée des cas de gestion de crise des outils de gestion, qui peuvent être par exemple mis au service de la formation ou des exercices de crise.

MB : Vous parlez de crise organisationnelle mais n’est ce pas trop réduire la composante biologique de cette crise ? Par ailleurs, Nous avons à faire à une pandémie, gérée en quelques sortes de façon  particulière par des états-nations qui ont des systèmes de santé et des pratiques de gouvernement différenciées, avez vous déjà un recul comparatif à partir de votre approche du cas français ? 

FD : Pour avoir travaillé sur les catastrophes naturelles, je connais trop bien l’écueil constructiviste de la sociologie des catastrophes qui donnerait le sentiment que les réponses suffiraient à elles seules à expliquer la dynamique des catastrophes. « Tout » n’est pas un construit social dans cette crise, puisque ce virus présente encore de très fortes inconnues liées à ses modes d’action et ses modes de circulation. Reconnaître toute l’importance des incertitudes biologiques et virales dans les choix qui sont faits, ne doit pas faire oublier pour autant, que les réponses apportées agissent aussi sur la maîtrise de la pandémie.

Il serait d’ailleurs intéressant de procéder à une comparaison internationale pour mieux comprendre la capacité des réponses nationales à contenir la circulation du virus. Par exemple, il y a encore peu de temps, on louait l’efficacité de l’Allemagne, son organisation décentralisée en Lander, ses capacités d’accueil hospitalières et de tests supérieures, et même plus, une Chancelière qui possède une formation scientifique initiale. Or, on voit que l’Allemagne s’aligne aujourd’hui sur les autres pays européens et se voit contrainte d’appliquer un confinement partiel puisqu’elle commence à avoir du mal à contenir le virus. Des scientifiques Allemands déclarent que la principale différence entre la France et l’Allemagne réside surtout dans la formation initiale plus rapide de cluster (surtout celui de Mulhouse) qui, une fois qu’ils ont atteint certaine taille critique, ne permettent plus d’appliquer les stratégies de tests et de dépistage. Il en va de même pour la Suisse et en Belgique qui ont vu l’épidémie flamber soudainement.

La comparaison internationale peut donc mieux faire apparaître comment malgré la (plus ou moins) grande diversité des mesures prises, les Etats sont quand même débordés par le nombre de cas, ce qui pourrait permettre de mieux cerner le poids des incertitudes sur la circulation de ce virus. La comparaison internationale, peut aussi sur un autre plan permettre de mieux comprendre la nature même des réponses apportées dans cette crise. Ainsi, et par exemple, on observe certaines similitudes en la France et les USA dans la préparation. Le risque d’une pandémie mondiale est sur l’agenda des autorités américaines depuis une dizaine d’années et le pays possède une agence dédiée à ce risque possédant des moyens importants : le Center For Disease Control. Et comme la France, les USA ont aussi été surpris ils ont aussi été débordés. Observe-t-on le même sentiment indu de préparation construit sur un long terme ? La recherche a donc encore beaucoup à faire sur ce sujet.

Interview de François Dedieu, co-auteur de l’ouvrage « Covid 19, une crise organisationnelle » en format pdf

SciencesPo – Ouvrage « Covid-19, une crise organisationnelle »

Débats en visioconférence autour du livre « Covid-19, une crise organisationnelle » le 26 novembre 2020 organisés par SciencesPo et CSO.

[Séminaire d’histoire de l’informatique]- « Cableporn et spaghetti, grammatisation et prolétarisation des gestes techniques dans l’univers du data center »- Jeudi 8 avril 2021 à 14h30 en ligne

Musée de l’Informatique et du Numérique

Le jeudi 08 avril 2021, de 14h30 à 17h00, Guillaume Carnino ( COTECH) et Clément Marquet ( Post-Doc IFRIS, COTECH ) présenteront :

« Cableporn et spaghetti, grammatisation et prolétarisation des gestes techniques dans l’univers du data center »

Des passionnés de connectique aux opérateurs formés sur le tard après déscolarisation, les techniciens dans l’univers du data center voient leur métier largement recomposé aujourd’hui, à l’heure où les professions qui y sont associées sont (re)définies par la taille même des infrastructures impliquées. Le câblage et sa normalisation sont ainsi l’une des sources premières d’investigation et d’interrogation de la part des professionnels du data center. Cette communication, ouvrant un chantier de recherche inédit dans notre enquête consacrée au monde des data centers, se focalisera sur le geste technique, sa formalisation, son apprentissage et les conséquences sociopolitiques de son industrialisation.

Anciennement ingénieur informaticien, Guillaume Carnino est aujourd’hui maître de conférences en histoire des sciences et techniques. Dix-neuviémiste, il s’intéresse aux fondements épistémologiques et industriels de la technologie, et plus largement contemporanéiste, il travaille sur l’histoire de la quantification et de l’informatique, notamment des data centers. Il a publié L’Invention de la Science. La nouvelle religion de l’âge industriel et coordonné une Histoire des techniques. Mondes, sociétés, cultures, xvie-xviiie siècles (avec Liliane Hilaire-Pérez et Aleksandra Kobiljski), ainsi que leProjet de technologie générale. Johann Beckmann et l’histoire de la technologie (avec Joost Mertens, Liliane Hilaire-Pérez et Jochen Hoock).

 

Après une thèse de sociologie à Télécom Paris, Clément Marquet est aujourd’hui postdoctorant au laboratoire Costech de l’Université de Technologie de Compiègne, sur une bourse de l’IFRIS (Institut Recherche Innovation Société). Ses recherches portent sur les processus d’industrialisation à l’œuvre dans le déploiement des data centers et les conséquences environnementales de la prolifération des technologies numériques

Cette séance s’effectuera par visio-conférence.

Le lien pour y assister vous sera envoyé personnellement la veille de l’intervention après inscription obligatoire auprès de : isabelle.astic@lecnam.net

Séminaires – Musée de l’Informatique et du Numérique (musee-informatique-numerique.fr)

[France Culture] – Environnement : le nucléaire est-il devenu notre seule planche de salut? – Sezin Topçu (IFRIS, CNRS, EHESS)

Nous retrouvons Sezin Topçu (IFRIS, CNRS, EHESS) sur France Culture qui nous parle de l’évolution , en un an, des mentalités autour de la question du nucléaire en France.

Pour ceux qui, il y a un an, applaudissaient à la fermeture de la centrale de Fessenheim, le réveil est difficile.

En un an, l’ambiance autour de l’énergie nucléaire a changé : aujourd’hui hommes politiques de gauche et de droite signent des tribunes pour défendre le patrimoine nucléaire français ; des associations écologistes défendent le nucléaire comme énergie décarbonée et le président de le République a affirmé que notre avenir énergétique passait par le nucléaire.

Que s’est-il donc passé ?

Environnement : le nucléaire est-il devenu notre seule planche de salut ? (franceculture.fr)

Les Débats du CAK « Le design est-il une science ? ». Débat avec Anne-Lyse Renon (Université de Rennes 2, CAK, Head-Genève) – 14/04/2021

Mercredi 14 avril 2021

Le design est-il une science ?

Débat avec Anne-Lyse Renon (Université de Rennes 2, CAK, Head-Genève) autour de son ouvrage :

Design & Sciences
Grenoble, Presses Universitaires de Vincennes, 2020

Discutantes : Elsa de Smet (IRIS OCAV, PSL) et Madeleine Akrich (Mines Paris Tech, CSI i3)

Format : à définir

Programme : Koyré : Les Débats du CAK, saison 15 (mars – juin 2021)

Comité d’organisation
Alice Jourdan (EHESS, CAK), Emanuel Bertrand (ESPCI Paris-PSL, CAK), Wolf Feuerhahn (CNRS, CAK), Rafael Mandressi (CNRS, CAK), Anne Rasmussen (EHESS, CAK) et Antonella Romano (EHESS, CAK).

Séminaire du LISIS « Pour une histoire des symbioses énergétiques et matérielles » – 12/04/2021

Le séminaire LISIS du 12 avril  2021 «  Pour une histoire des symbioses énergétiques et matérielles» sera présenté par Jean-Baptiste FRESSOZ (CRH – CNRS/EHESS).

Résumé :

Dans les années 1980, au moment où une nouvelle vague de charbon déferlait sur le monde, la transition devint la grande préoccupation des historiens de l’énergie. Il faut voir dans ce paradoxe l’influence de la prospective énergétique très en vogue depuis les années 1970. Le discours de la transition qui émerge dès l’après-guerre dans le milieu des malthusiens atomistes est reprise par les futurologues qui pensent l’avenir énergétique des USA après les chocs pétroliers. Si cette notion n’est pas un bon descripteur du passé ? c’est que ce n’était tout simplement pas son but initial. Et si elle a séduit les historiens c’est qu’elle leur donnait une certaine importance : en parlant la langue des technocrates, des pans entiers de l’historiographie (l’histoire économique, l’histoire des techniques, la révolution industrielle) semblaient soudainement acquérir une grande pertinence pour penser les défis du futur. Le problème est que cette notion ne rendait pas du tout compte de la nature cumulative et symbiotique du passé énergétique et matériel. Elle permettait par contre d’imaginer une économie décarbonée comme la suite voire l’aboutissement d’un majestueux processus historique amorcé il y a deux siècles. Le problème de la « transition énergétique » est qu’elle projette un passé qui n’existe pas sur un futur qui demeure encore  fantomatique.

[Cycle COVID]- Séminaire de l’EHESS « L’événement de la Covid-19 au crible des sciences sociales de la santé » – jeudi 11 mars 2021 – en ligne

La prochaine séance du séminaire de l’EHESS « L’événement de la Covid-19 au crible des sciences sociales de la santé : temporalités, quantifications et catégories «  aura lieu 
jeudi 11 mars, de 15 à 18 h, en visioconférence.
 
Elle aura pour thème :
Les enjeux d’un test. Pénurie, bricolage et politique du diagnostic de Covid-19 en France
Pour y prendre part, veuillez vous inscrire sur ListSem (https://listsem.ehess.fr/– UE 952), ou nous contacter pour recevoir le lien vers la plateforme BigBlueButton.
 
La séance proposera une réflexion, à partir des sciences sociales, sur les enjeux de la question des tests biologique de diagnostic, dans le cas du SARS-Cov-2.
 
Dans un premier temps, Ilana Löwy présentera une lecture de Ludwik Fleck (Genesis and Development of a Scientific Fact, 1935) pour éclairer la « genèse des faits diagnostiques et épidémiologiques » dans le cas de la Covid-19.
 
Dans un deuxième temps, Luc Berlivet, Jean-Paul Gaudillière et Ilana Löwy (avec Claire Beaudevin) présenteront les résultats de l’enquête d’histoire, sociologie et anthropologie de la médecine et des sciences qu’ils ont menée au Cermes3 sur la configuration française de la politique de dépistage et des enjeux du test diagnostique dans l’épidémie de Covid-19, au premier semestre 2020.
 
Ces deux temps du séminaire donneront lieu à discussion.
Le programme de l’année est ici : https://enseignements.ehess.fr/2020-2021/ue/952

Equipe d’organisation du séminaire :

Catherine Cavalin, Anne Rasmussen, Frédéric Vagneron

Séminaire (Dé) Faire l’industrie – Séance 11 : Résister à l’industrialisation – Jessica Pourraz (Post-doc à l’IFRIS, Ceped) – 17/03/21

Prochaine Séance 11 du 17 mars 2021 à 13h aur apour thème 

« Résister à l’industrialisation » présenté par Jessica Pourraz (post-doc à l’IFRIS, Ceped)

Attention ! Inscription obligatoire au séminaire via LISTEM

En raison de la situation sanitaire, vous ne pourrez pas accéder à ce séminaire sans avoir préalablement déposé une demande via le lien suivant (une demande est nécessaire pour chaque séminaire auquel vous souhaitez participer, merci de déposer la demande au plus tard 72 heures avant le début de la première séance) :

Notre séminaire aura une capacité d’accueil en présentiel de 9 personnes maximum, la priorité pour y assister physiquement sera donc donnée aux étudiants validant le séminaire

Equipe organisatrice :
Marine Al Dahdah (CEMS), Mathieu Baudrin (CSI),
Clément Marquet (COSTECH) & Benjamin Raimbault (CERMES3)

La prolifération des technologies – notamment des technologies de l’information – a souvent été annoncée comme la puissance réalisatrice qui ferait définitivement basculer les sociétés contemporaines dans une ère postindustrielle: transformations du travail (fin de la classe ouvrière et mort lente du salariat dans les pays occidentaux), centralité de l’innovation, essor d’une économie de services et de biens immatériels, individualisation des besoins et des biens.

Cependant, plutôt qu’une sortie d’un paradigme industriel, certains sociologues proposent de parler d’hyperindustrialisation pour caractériser les mutations des sociétés contemporaines (Veltz 2017, Musso 2018). En partant du constat que l’industrie ne décline pas mais qu’au contraire, elle prospère et se transforme, les auteurs cherchent à désenclaver l’industrie comme objet et catégorie d’analyse et à briser la linéarité implicite des analyses post-industrielles (Touraine 1967, Rifkin 2000, Moulier-Boutang 2007).

Ce séminaire propose d’étudier les mutations des formes de l’industrie, au
travers de trois grandes questions : quels territoires sont produits par les déplacements et reconfigurations des activités industrielles ? Comment
l’intégration des technologies de l’information redéfinit-elle les frontières du travail ouvrier ? Qu’est-ce qui, dans ces reconfigurations, résiste aux processus d’industrialisation ?

Programme du séminaire 

Les Débats du CAK « Qu’est-ce qu’une société de démonstration ? ». Débat de Claude Rosental (CNRS, CRFJ)- 17/03/2021 en ligne

Les Débats du  CAK du mercredi 17 mars 2021 aura pour thème 

« Qu’est-ce qu’une société de démonstration ? »

Le débat sera porté par Claude Rosental (CNRS, CRFJ) autour de son ouvrage :

La société de démonstration
Vulaines-sur-Seine, Editions du Croquant, 2019

Discutant.e.s : Charlotte Bigg (CNRS, CAK) et Brice Laurent (Mines ParisTech, CSI i3)

Format : en ligne

Koyré : Les Débats du CAK, saison 15 (mars – juin 2021) (urlz.fr)

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