Actualités

Les 10 ans de Cortex Manager- Félicitation !

Cette année CorText Manager fête ses 10 ans dans sa seconde version.

Vous êtes nombreux au LISIS à contribuer et/ou utiliser cette application web, soutenue depuis le début par l’IFRIS et l’INRAe, qui ne cesse de grandir pour accompagner vos travaux de recherche et, humblement, contribuer au développement des méthodes computationnelles en sciences humaines et sociales.

Pour cet anniversaire, voici une vidéo qui raconte comment les codes sources de CorText Manager v2 ont évolué : à quel point durant ces dix années ce projet a été collectif et l’intensité des actions qui ont été conduites par chaque contributeur!

 

https://www.cortext.net/10-years-of-cortext-manager/

Revue d’Anthropologie des Connaissances – vol 15 n° 4 – « Ignorance(s) »

Le Vol 15 n° 4 de la Revue d’Anthropologie des Connaissances est publié en décembre 2021.
 
Il comprend un dossier thématique « Ignorance(s) », des articles en varia, ainsi que des compte-rendu de lecture.
 
Les articles sont en ligne et sont en accès libre sur le site d’OpenEditionJournal.
 
 Dossier thématique
Sous la direction de Laura Barbier, Soraya Boudia, Maël Goumri et Justyna Moizard-Lanvin

·         Approfondir l’étude de l’ignorance institutionnelle dans le gouvernement des problèmes publics

·         Étendre les échelles spatiales et temporelles

·         Explorer les frontières entre ignorances et incertitudes

    • Maël Goumri, L’ignorance matérielle Descente dans la complexité et les incertitudes de la prévention des accidents nucléaires graves
    • Jérôme Gaillardet et Soraya Boudia, La Zone critique Vers de nouvelles pratiques scientifiques pour réduire les ignorances dans l’anthropocène

·         Traduction

Débats et commentaires

Comptes rendus de lecture

Revue d’Anthropologie des Connaissances
https://journals.openedition.org/rac/ 

STS-Lab 
http://www.unil.ch/stslab/home.html 

Société d’Anthropologie des Connaissances
https://www.socanco.org/
 
 

CALL FOR APPLICATIONS AND SCHOLARSHIPS-Master EPOG+ Erasmus Mundus Joint Master Degree

Appel à candidature pour le master Erasmus Mundus EPOG+ (www.epog.eu)
Tous les pays sont éligibles pour des bourses mais nous avons également quelques bourses additionnelles pour certains pays, pour peu que nous trouvions de très bons candidats :
  • Western Balkans (Albania, Bosnia and Herzegovina, Kosovo, Montenegro)
  • Asia – Least Developed Countries (Afghanistan, Bangladesh, Bhutan, Cambodia, Laos, Myanmar, Nepal)
  • Central Asia L-LMI (Kyrgyzstan, Tajikistan, Uzbekistan)
  • Kazakhstan and Turkmenistan

Séminaire (Dé) faire l’industrie – Enquêter sur l’industrie (2/3): Mesurer l’influence ? Une méthode de quantification des activités politiques des entreprises du secteur agroalimentaire en France. Joan Cortinas, (CED, Uni. Bordeaux)

Troisième  Séance :

La troisième séance du séminaire « (dé)faire l’industrie » se tiendra le  29 Novembre 2021 de 14h30 à 16h30 au Bâtiment EHESS-Condorcet, Salle 25-A, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers.
Enquêter sur l’industrie (2/3): Mesurer l’influence ? Une méthode de quantification des activités politiques des entreprises du secteur agroalimentaire en France. Joan Cortinas, (CED, Uni. Bordeaux)

Description du séminaire :

La prolifération des technologies – notamment des technologies de l’information  a souvent été annoncée comme la puissance réalisatrice qui ferait définitivement basculer les sociétés contemporaines dans une ère post- industrielle: transformations du travail (fin de la classe ouvrière et mort lente du salariat dans les pays occidentaux), centralité de l’innovation, essor d’une économie de services et de biens immatériels, individualisation des besoins et des biens.

Cependant, plutôt qu’une sortie d’un paradigme industriel, certains sociologues proposent de parler d’hyperindustrialisation pour caractériser les mutations des sociétés contemporaines (Veltz 2017, Musso 2018). En partant du constat que l’industrie ne décline pas mais qu’au contraire, elle prospère et se transforme, les auteurs cherchent à désenclaver l’industrie comme objet et catégorie d’analyse et à briser la linéarité implicite des analyses post-industrielles (Touraine 1967, Rifkin 2000, Moulier-Boutang 2007).

Ce séminaire propose d’étudier les mutations des formes de l’industrie, au travers de trois grandes questions : quels territoires sont produits par les déplacements et reconfigurations des activités industrielles ? Comment l’intégration des technologies de l’information redéfinit-elle les frontières du travail ouvrier ? Qu’est-ce qui, dans ces reconfigurations, résiste aux processus d’industrialisation ?

Programme version pdf

Soutenance de Thèse de Sébastien Shulz (LISIS) le 10/12/2021 à 14h à l’UGE Bâtiment Bienvenue

Sébastien Shulz soutiendra sa thèse de doctorat en sociologie, écrite sous la direction de Sylvain Parasie, au sein du Laboratoire Interdisciplinaire Sciences Innovations Société (LISIS) et intitulée :
TRANSFORMER L’ÉTAT PAR LES COMMUNS NUMÉRIQUES
Sociologie d’un mouvement réformateur entre droit, technologie et politique (1990-2000)
Vendredi 10 décembre 2021 à 14h
Grand amphithéâtre, Bâtiment Bienvenüe, Université Gustave Eiffel
(Gare Noisy-Champs, accès par le 12 boulevard Copérnic)

La soutenance aura lieu en présentiel et sera suivie d’un pot auquel vous êtes chaleureusement conviés. Je vous invite à remplir le formulaire d’inscription ci-dessous pour m’indiquer votre présence sur place (option privilégiée) ou bien votre souhait de suivre la conférence par visio (option encore à confirmer) – Inscription obligatoire -Vous trouverez ci-dessous la composition du jury, le résumé de la thèse et la carte pour accéder à la soutenance.

COMPOSITION DU JURY
  • Philippe BEZES. Directeur de recherche au CNRS, Centre d’études européennes et de politique comparée, Sciences Po, rapporteur
  • Dominique CARDON. Professeur de sociologie, Sciences Po, médialab, examinateur
  • Fabienne GREFFET. Maîtresse de conférences en science politique, IAE Nancy School of Management, Université de Lorraine, rapporteuse
  • Dominique LINHARDT. Chargé de recherche CNRS en sociologie, LIER-FYT, École des hautes-études en sciences sociales, examinateur
  • Sylvain PARASIE. Professeur de sociologie, Sciences Po, médialab, directeur de thèse
  • Sophie PÈNE. Professeure en sciences de l’information et de la communication, Université Paris Descartes, examinatrice
RÉSUMÉ

Depuis les années 1990, le mouvement des communs numériques milite pour un renforcement du pouvoir d’agir citoyen via l’égalité d’accès, la mutualisation et l’autogouvernement de dispositifs numériques. Ce mouvement propose d’établir autour de ce que nous qualifions de « formes de communs numériques » un troisième paradigme d’organisation de la société en opposition aux logiques du marché capitaliste et de l’État. Pourtant, chose étonnante, depuis une date que l’on peut situer autour de 2008, des acteurs publics en appellent à des formes de communs numériques pour transformer l’État. La littérature semble divisée entre une lecture techno-optimiste qui avance que cette transformation va réellement entraîner un renforcement démocratique et une lecture critique qui postule qu’elle va être récupérée pour mettre en œuvre un projet de réforme néolibéral de l’État. Le propos de cette thèse est d’explorer une voie intermédiaire en répondant à la problématique suivante. Pourquoi, comment et avec quels effets des acteurs publics investissent des formes de communs numériques, qui sont construites à l’origine en opposition à la puissance publique, pour imaginer et mettre en œuvre de nouvelles figures d’État ?

Notre recherche s’inscrit dans la sociologie pragmatique, et en particulier la sociologie des épreuves d’État (Linhardt, 2012). Dans un premier temps, nous menons une enquête historique pour savoir comment le mouvement des communs numériques constitue l’État en problème et la manière dont cette mise à l’épreuve influence les différentes conceptualisations des communs numériques (1990-2000). Nous empruntons ici à la sociologie de la critique, à la sociologie des sciences et à l’histoire sociale des idées pour analyser un corpus constitué par la production académique sur les communs numériques, des archives et une dizaine d’entretiens semi-directifs. Dans un second temps, nous analysons la manière dont des entrepreneurs bureaucratiques se saisissent des communs numériques pour construire un projet réformateur dans quatre pays en particulier : France, États-Unis, Équateur et Espagne (2008-2017). Nous utilisons les outils de la sociologie des réformes de l’administration pour étudier un corpus constitué d’une vaste littérature grise et de quinze entretiens semi-directifs. Dans un troisième temps, nous plongeons dans l’épreuve d’État et ses tentatives de clôture en explorant ses différents foyers dans une perspective ancrée dans la sociologie des sciences et des technologies (2011-2021). Nous procédons ici par étude de trois cas – Base Adresse National, Openfisca et Decidim – que nous qualifions de « communs numériques administratifs », à travers une centaine d’entretiens semi-directifs et une ethnographie en ligne des plateformes numériques de travail (GitHub, Slack).

Notre thèse se conclut sur trois apports principaux. Elle documente un mouvement social original issu du monde numérique, qui a la particularité de s’opposer à l’État tout en cherchant à inventer des formes d’alliances avec lui autour des formes de communs numériques. Elle analyse les ressorts de l’activité réformatrice d’entrepreneurs bureaucratiques qui tentent de traduire des justifications propres aux communs numériques – propriété partagée, mutualisation, autogouvernement – dans l’espace étatique où elles sont relativement inédites. Elle documente enfin les effets de ce mouvement réformateur, qui ne sont pas univoques, qui se déploient centralement autour du droit et qui redistribuent du pouvoir d’agir au sein et à l’extérieur de l’espace étatique, en fonction de certains paramètres politiques, juridiques et institutionnels que nous mettons à jour.

Mots clés : communs numériques, communs, État, épreuve d’État, modernisation de l’État, co-production des services publics

ABSTRACT

Since the 1990s, the digital commons movement has been advocating the empowerment of citizens through equal access, mutualization and self-government of digital devices. This movement proposes to establish around these « forms of digital commons » a third paradigm of societal organization alongside the logics of the market and the state. Yet, since around 2008, public actors have been calling for forms of digital commons to transform the state. The literature seems to be divided between a techno-optimistic reading that argues that this transformation will actually lead to democratic strengthening and a critical reading that postulates that the adoption of digital devices will be recuperated to implement a neoliberal state project. The purpose of this thesis is to explore an intermediate path by answering the following question. Why, how and with what effects do public actors invest forms of digital commons, which are originally constructed in opposition to public power, to imagine and implement new figures of State?

Our research is rooted in pragmatic sociology, and in particular the sociology of state trials (Linhardt, 2012). As a first step, we conducted a historical investigation into how the digital commons movement constitutes the state as a problem and how this testing influences different conceptualizations of the digital commons. We borrow from the sociology of criticism, the sociology of science and the social history of ideas to analyze a corpus consisting of academic production on the digital commons, archives and a dozen semi-structured interviews. In a second step, we studied the way bureaucratic entrepreneurs seize the digital commons to build a reform project in four countries: France, the United States, Ecuador and Spain (Barcelona). We use the tools of the sociology of administrative reforms to study a corpus consisting of a vast grey literature and fifteen semi-structured interviews. In a third step, we delve into the state test and its attempts at closure by exploring its different foci from a perspective rooted in the sociology of science and technology. We proceed here by case study – National Address Base, Openfisca and Decidim – through a hundred semi-directive interviews and an online ethnography of digital work platforms (GitHub, Slack).

Our thesis concludes with three main contributions. It documents a social movement born of the digital world that has the particularity of opposing the State while seeking to invent forms of alliances around forms of digital commons. It analyzes the reforming activity of bureaucratic entrepreneurs who seek to translate the justifications specific to the digital commons – shared ownership, mutualization, self-government – into the state space, where they are relatively unheard of. Finally, it documents the effects of this reforming movement, which are not univocal, which unfold centrally around the law and which redistribute power to act within and outside the state space according to certain political, legal and institutional parameters that we uncover.

Keywords: digital commons, commons, state, state proof, state modernization, co-production of public services
ACCÈS
Capture d’e?cran 2021-11-17 a? 13.46.11.png

Claire Le Renard (LISIS) soutiendra sa thèse de doctorat le 6 /12 à 13h30 – Amphi 110 de l’ESIEE

Claire Le Renard soutiendra sa thèse de doctorat en sociologie intitulée « Le prototype défait. Superphénix, des glissements de la promesse technoscientifique aux épreuves de la « démocratie technique »», préparée à l’Université Paris-Est, au laboratoire LISIS (UMR CNRS- ESIEE-INRAE- Université Gustave Eiffel) sous la direction de Pierre-Benoît Joly.
La soutenance se tiendra publiquement dans un format hybride (en présentiel et en ligne) :

le lundi 6 décembre 2021 à 13h30

dans l’amphi 110 de l’ESIEE, à Champs-sur-Marne – « Cité Descartes »,
27 avenue André-Marie Ampère – https://www.esiee.fr/fr/acces

devant un jury composé de :

Madeleine AKRICH, directrice de recherche, École nationale supérieure des Mines de Paris (rapporteure),
Bernadette BENSAUDE-VINCENT, professeure émérite, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (examinatrice),
Olivier BORRAZ, directeur de recherche CNRS, CSO/Sciences Po (examinateur),
Arthur JOBERT, ingénieur-chercheur expert, EDF R&D (membre invité),
Pierre-Benoît JOLY, directeur de recherche INRAE, UMR LISIS (directeur de thèse),
Bruno J. STRASSER, professeur ordinaire, Université de Genève (rapporteur).

Compte tenu des conditions sanitaires actuelles, le nombre de places disponibles dans la salle est limité et son accès supposera un passe sanitaire (contrôle des passes sanitaires à partir de 13h10).

Pour des contraintes d’organisation, je vous serais reconnaissante de me prévenir de votre présence au plus tard le 26 novembre à claire.lerenard@univ-paris-est.fr en précisant si vous souhaitez y assister en présence ou en ligne pour obtenir le lien de visioconférence.

La soutenance en présentiel sera suivi d’un pot convivial. Pour faciliter son organisation, je vous remercie de confirmer également votre présence au pot avant le 26 novembre par mail.

L’ESIEE est située à 5-10 minutes de la station de RER A Noisy-Champs sur Marne. (Sortir en tête de train « Cité Descartes », entrée du bâtiment face au 27 avenue André-Marie Ampère – Champs-sur-Marne – https://www.esiee.fr/fr/acces ).

 

 

Le prototype défait. Superphénix, des glissements de la promesse technoscientifique aux épreuves de la « démocratie technique »

Résumé : La thèse revient sur l’histoire mouvementée du réacteur nucléaire à neutrons rapides Superphénix, engagé en tant que « prototype à l’échelle industrielle ». Depuis les débuts du nucléaire, la technologie du réacteur à neutrons rapides a été liée à un imaginaire sociotechnique « surgénérateur », laissant entrevoir la possibilité de générer du combustible en parallèle de sa consommation. Cette technologie a suscité une abondante littérature engagée dans la controverse, mais peu d’analyses en sciences humaines et sociales. La recherche a été guidée par les questions : Par quelles opérations ce projet a-t-il été stabilisé et déstabilisé ? Comment le pouvoir de déterminer ce projet s’est-il déplacé en vingt ans, des années 1970 aux années 1990 ? L’enquête a suivi les qualifications successives du projet dans des documents d’archives, en complément d’entretiens.

Avec une exigence de symétrie pour expliquer l’engagement et le désengagement de Superphénix, la thèse analyse un processus continu, respectivement de stabilisation ou de déstabilisation du projet sur une décennie, suivi d’un moment de décision clôturant ce processus grâce à un couplage avec un autre enjeu de politique publique. Entre ces deux processus, objets de la première et troisième partie, le cas de Superphénix permet de saisir un moment de changements institutionnels, discrets et incrémentaux, dans l’encadrement du nucléaire en France. Au fil des années 1990, Superphénix a été constitué en démonstrateur de la « démocratie technique », avec l’ambition de mettre en œuvre transparence et conditionnalité accrue autour du nucléaire.

Le régime de l’économie des promesses technoscientifiques explique de manière déterminante la stabilisation du projet. Son abandon a été mené par glissements de la promesse, constituant Superphénix en « point de passage facultatif ». Le travail nécessaire au désengagement d’une politique d’innovation technologique passe par la déqualification industrielle du prototype et sa requalification en objet épistémique.

Mots-clés : imaginaire sociotechnique, promesses technoscientifiques, prototype, démonstrateurs, nucléaire, réacteur à neutrons rapides, RNR, surgénérateur,

Ce travail de thèse a bénéficié d’un financement d’EDF R&D, à mi-temps pour les trois premières années, puis d’une aide à la rédaction de 3 mois.

Unmaking a prototype.

Superphénix, from a shifting technoscientific promise to the trials of ‘technical democracy’

 

Abstract

This research focuses on the turbulent history of the Superphénix fast neutron nuclear reactor, initiated as an « industrial scale prototype » in the early 1970s. Since the beginnings of nuclear power, fast neutron reactor technology has been linked to a ‘breeder’ socio-technical imaginary, pointing to the possibility of generating fuel in parallel to its consumption. This project has sparked an intense controversy, together with an abundance of literature around it, but little analysis in the social sciences. Following questions have guided the research: How was this project stabilised and destabilised? How has the power to decide on this project shifted in twenty years, from the 1970s to the 1990s? The enquiry tracked the successive qualifications of the project in archival documents, in addition to interviews.

With a requirement of symmetry to explain the initiation and disengagement of Superphénix, the thesis analyses a continuous process, respectively of stabilisation or destabilisation of the project over a decade, followed by a moment of decision closing this process thanks to a coupling with another public policy issue. Between these two processes, which are the subject of the first and third parts, the Superphénix case allows us to examine a moment of discrete and incremental institutional changes in the nuclear regulatory framework in France. During the 1990s, Superphénix was constituted as a demonstrator of ‘technical democracy’, with the ambition of implementing transparency and increased conditionality around nuclear power.

The regime of the economy of techno-scientific promises proved crucial to explain the stabilization of the project. The abandonment of the project was carried out by shifting the promise, making Superphénix an ‘optional passage point’. The work necessary to disengage from an innovation policy involves the industrial de-qualification of the prototype and its re-qualification as an epistemic object.

Keywords : socio-technical imaginaries, techno-scientific promises, prototype, demonstration, nuclear energy, fast neutron reactor, breeder reactor, FBR.

 

Parution de l’ouvrage « Illicit Medicines in the Global South Public Health Access and Pharmaceutical Regulation » de Mathieu Quet

Parution de l’ouvrage de Mathieu Quet « Illicit Medicines in the Global South Public Health Access and Pharmaceutical Regulation » chez Routledge

ISBN 9781032048154
Published October 21, 2021 by Routledge
206 Pages 4 B/W Illustrations

Book Description

This book investigates pharmaceutical regulation and the public health issue of fake or illicit medicines in developing countries.

The book analyses the evolution of pharmaceutical capitalism, showing how the entanglement of market and health interests has come to shape global regulation. Drawing on extensive fieldwork in India, Kenya, and Europe, it demonstrates how large pharmaceutical companies have used the fight against fake medicines to serve their strategic interests and protect their monopolies, sometimes to the detriment of access to medicines in developing countries. The book investigates how the contemporary dynamics of pharmaceutical power in global markets have gone on to shape societies locally, resulting in more security-oriented policies. These processes highlight the key consequences of contemporary « logistical regimes » for access to health.

Providing important insights on how the flows of commodities, persons, and knowledge shape contemporary access to medicines in the developing countries, this book will be of considerable interest to policy makers and regulators, and to scholars and students across sociology, science and technology studies, global health, and development studies.

[Séminaire de recherche] – « Technological globalization from below » sur le théme de  » Erasing a chemical past? Governing obsolete pesticides in Africa ». Natahlie Jas (IRISSO, IFRIS) le 27/10/2021 à 10h en ligne

Le séminaire de recherche Technological globalization from below  se tiendra mensuellement, en ligne et en anglais. Merci par avance d’ indiquer votre intérêt afin de recevoir le lien d’accès ainsi que les annonces des séances au cours de l’année.

Au cours de la première séance qui aura lieu le 27 octobre de 10h à 12h (heure française), Nathalie Jas (INRAE, IRISSO)  présentera  » Erasing a chemical past? Governing obsolete pesticides in Africa ».

Seminar presentation

New technologies are entering daily lives and reshaping societies across the globe at an ever-increasing pace. While technological change has been largely analysed as stemming from Northern countries that industrialized first since the 18th and 19th century, this picture is not satisfying to explore the drivers and consequences of technological change in the context of the growing contribution of developing and emerging countries to the global economy. Surely, technologies originating from the global North are having a huge impact on societies in the global South, but analyses of technological change need to integrate other kinds of circulations (South-South and South-North, schematically), to develop a better understanding of the global world’s technological becoming. In order to understand the magnitude of this shift, we engage in a research programme that applies the framework of « globalization from below » to global markets of technology (Tarrius 2002; Mathews et al 2012; Choplin & Pliez 2018). The fundamental assumption guiding this research is that the development of technologies will take a path that is specific to societies from the Global South. The seminar’s sessions will document the social issues pertaining to technological expansion in developing and emerging contexts, based upon empirical research. By doing this, they will highlight the scientific and technological dynamism of the Global South countries, as well as the often devastating consequences of technological development for subalternized populations. Second, they will characterize technological globalization « from below », through the formulation of analytical tools; they will therefore enrich the conception of technical expansion from an original standpoint, paying particular attention to processes of technological expansion in relation to developing contexts, where labour informality and resource-scarce innovation are major concerns. The seminar is interdisciplinary with a major « Science & Technology Studies » focus.

As the seminar will be online, thanks for registering/indicating your interest in order to get the access link and the monthly announcements.

Seminar Program (Paris time)

  • 27th October 2021, 10am-12am: Markets for pesticides – Nathalie Jas (INRAE, IRISSO)
  • 24th November 2021, 10am-12am: Markets for traditional medicine – Laurent Pordié (CNRS, Cermès3)
  • 15th December 2021, 10am-12am: Markets for digital money – Kevin P. Donovan (Centre of African Studies, University of Edinburgh)
  • 26th January 2022, 10am-12am: Markets for pharmaceuticals – Anne Pollock (Global Health & Social Medicine, King’s College)
  • 23rd February 2022, 10am-12am: Markets for food – Rajeswari Raina (International Relations and Governance Studies, Shiv Nadar University)
  • 30th March 2022, 10am-12am: Markets for cultural goods – Christine Ithurbide (CNRS, Passages)
  • 27th April 2022, 5pm-7pm: Markets for minerals – James H. Smith (Anthropology Dept, UC Davis)
  • 25th May, 2022, 2pm-4pm: Markets for surgery – Logan D.A. Williams (Inclusive Research by Design)
  • 29th June, 2022: 3pm-5pm: Markets for seeds – Gabriela Soto Laveaga (History of science Dept, Harvard University)

The seminar is hosted by the CEPED (University of Paris/IRD) as part of the Global Research Institute of Paris (GRIP) activity.

 

Organizing committee: Javed Mohammad ALAM, Mariana GAMEIRO, Mahamat Nour Moussa ILYASS, Koichi KAMEDA, Cecilia PASSANTI, Jessica POURRAZ, Mathieu QUET, Yves-Marie RAULT-CHODANKAR, Thibaut SERVIANT-FINE and Aamod UTPAL

[Call for papers] – Politiques de la machine agricole. Approches sociologiques et historiques des trajectoires de mécanisation de l’agriculture (1945-2021) Université Paris Dauphine – Colloque international 16 et 17 juin 2022

Appel à communications pour le colloque international : « Politiques de la machine agricole. Approches sociologiques et historiques des trajectoires de mécanisation de l’agriculture (1945-2021) » qui se tiendra les 16 et 17 juin 2022 à l’université Paris-Dauphine.

Organisation : Sara Aguiton ( CAK, CNRS), Sylvain Brunier ( CSO, CNRS), Baptiste Kotras (LISIS, INRAE), Céline Pessis (LISIS, IFRIS), Samuel Pinaud ( IRISSO, Univ. Paris-Dauphine)

Appel à propositions de communications

Call for papers

⬆️