Du 23/09/2014 Au 26/09/2014

Ecole thématique de l’IFRIS : « La transition comme question politique et objet de recherche pour les SHS »

La prochaine école thématique de l’IFRIS se tiendra du 23 au 26 septembre prochain, à la Villa Finaly à Florence.

Elle portera sur « La transition comme question politique et objet de recherche pour les SHS ».

Depuis une dizaine d’années, l’idiome de la transition est omniprésent dans l’espace public. Il se substitue aux discours du développement, de l’ajustement structurel, des reconversions de filières, du développement durable… Certes, la thématique de la transition fut mobilisée dans les années 1990 pour désigner l’ampleur des changements qui attendaient les pays du bloc de l’Est, mais il s’agissait alors d’une transition à marche forcée vers un régime connu, celui des économies de marchés et d’entreprises privées.

Aujourd’hui, la « transition écologique » se présente comme un impératif après l’échec des politiques globales d’atténuation du changement climatique et avec le retour des limites de la croissance économique liées à l’épuisement des ressources naturelles. Cette transition est triplement incertaine : incertaine dans ses finalités, dans la mesure où on ne sait pas ce que sera le nouveau régime ; incertaine dans les priorités, dans la mesure où les gouvernements de la plupart des pays de l’OCDE poursuivent avant tout des objectifs de réduction des dépenses publiques ; incertaine dans ses instruments, dans la mesure où la transition suppose un Etat fort, concepteur, coordonnateur, régulateur, réducteur d’incertitude, en contradiction avec les préceptes des régimes néo-libéraux.

De quoi l’engouement pour l’idiome de la transition est-il le symptôme ? D’où vient la sémantique de la transition ? Quels acteurs en sont les porteurs ? Quel en est le sens, quels en sont les enjeux ? Comment les différentes sciences humaines et sociales s’approprient-elles l’idiome de la transition ?

Une seconde entrée consiste à examiner le gouvernement de la transition dans la perspective des grandes institutions (Banque Mondiale, OCDE,…). Cela conduit d’une part à analyser la place de la transition dans leur discours et dans la problématisation des enjeux. Cela conduit d’autre part à considérer les instruments de la transition, notamment le rôle des scénarios et autres outils de construction des futurs.

Enfin, on pourra se demander quel est l’enjeu de l’idiome de la transition pour les recherches en SHS. Un effet de mode à ne pas suivre ? Une nouvelle heuristique, potentiellement féconde pour les sciences sociales ?

Ces questions seront abordées par les leçons invitées, qui sont conçues afin de saisir notamment comment différentes disciplines des SHS utilisent –ou non– l’idiome de la transition. Elles seront aussi abordées dans les différents ateliers de lecture.

L’École de Florence est ouverte aux doctorants et post-doctorants qui travaillent dans les domaines de recherche de l’IFRIS et du Labex SITES : STS, histoire, sociologie et anthropologie des sciences, économie et gestion de l’innovation et des politiques de recherche, droit des sciences et des techniques.

Les participants à cette École présenteront une communication, qui se rattachera préférentiellement à la notion de transition, mais cela ne constitue en rien une obligation.

Les doctorants et post-doctorants sont appelés à soumettre leur candidature à la participation à cette École par email à Julie Rust au plus tard le 30 juin 2014, en rédigeant une présentation d’une page du sujet choisi.

TOP