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[SciencesPo]- Débats en ligne sur l’ouvrage « Covid-19 : une crise organisationnelle »-26/11/20 à 12h30

JEUDI 26 NOVEMBRE, DEUX DÉBATS EN LIGNE AUTOUR DU LIVRE :

COVID-19: une crise organisationnelle avec les auteurs Henri BergeronOlivier BorrazPatrick Castel et François Dedieu aux Presses de Sciences Po.

Une enquête « à chaud » auprès d’acteurs de la crise du Covid-19, qui, plutôt que des défaillances individuelles ou des dysfonctionnements techniques, met en avant des facteurs organisationnels : mauvaises leçons tirées du passé, faux sentiment de sécurité, confiance aveugle dans les outils de planification

DÉBAT 1 : COVID-19 : RETOUR SUR LA CRISE (DE 12H30 À 14H)

Invités :

Henri Bergeron, directeur de Recherche CNRS, sociologue au Centre de sociologie des organisations et directeur de l’Executive Master « Management des Politiques Publiques » de Sciences Po. Co-auteur du livre,

Anne-Claude Crémieux, professeur en maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis à Paris,

François Dedieu, chargé de recherche INRAE au Laboratoire interdisciplinaire sciences innovations sociétés (LISIS). Co-auteur du livre,

Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale à l’Université Paris-Saclay,

Modératrice :

Marika Mathieu, journaliste indépendante, documentariste, productrice radio et podcast (RCJ/Binge Audio).

Inscription obligatoire et gratuite pour recevoir le lien de la visioconférence

Programme complet des deux débats  

Interview de François Dedieu, co-auteur de l’ouvrage Covid19 : un crise organisationnelle.

[Interview] François Dedieu co-auteur de « COVID-19 : une crise organisationnelle »

A l’occasion de la sortie de « COVID-19, une crise organisationnelle », l’IFRIS a le plaisir d’interviewer François Dedieu, co-auteur de l’ouvrage et membre de l’IFRIS.

Interview de François Dedieu  (Chercheur à l’INRAE, membre de l’UMR LISIS et de l’IFRIS) à l’occasion de la publication de l’ouvrage « Coronavirus : une crise organisationnelle, par Henri Bergeron, Olivier Borraz, Patrick Castel et François Dedieu, publié en Octobre 2020 aux Presses de Sciences Po.

Marc Barbier (MB) : François, tu portes un agenda de recherche en sociologie des organisations et de l’action publique :ayant déjà travaillé sur la tempête de 1999 avec ta thèse, puis sur les pesticides depuis plusieurs années. Pourrais-tu nous dire comme cet ouvrage s’inscrit dans ton agenda de recherche au croisement de gestion de crise et processus de création d’ignorance ou d’invisibilité?

François Dedieu (FD) : Mes travaux portent sur l’action publique en matière environnementale. J’ai d’abord travaillé sur la gestion des catastrophes naturelles, puis sur la politique des pesticides en cherchant à comprendre pourquoi on ignore un certain nombre d’alertes et de dangers pourtant bien connus. Le livre : « coronavirus : une crise organisationnelle » co-écrit avec mes collègues du CSO, Olivier Borraz, Henri Bergeron et Patrick Castel s’inscrit plutôt dans la continuité de mes travaux sur les situations extrêmes, puisque l’on retrouve dans la gestion de cette pandémie, un certain nombre de traits récurrents rencontrés dans des situations de crise, comme la sous-estimation d’alertes, les défauts de coordination entre les parties-prenantes, ou encore les capacités des acteurs à improviser pour faire face à cette situation inconnue.

MB : Cet ouvrage tombe en plein contexte de la 2eme vague d’épidémie ; peux-tu nous parler de la production de cet ouvrage et de ce qu’il visait à dire et à proposer ? Ce n’est pas très habituel de voir une telle perspective de recherche exposée en plein situation de crise, qu’est-ce que cet  ouvrage peut apporter de plus parmi de nombreux autres ? 

FD : Pendant le confinement nous échangions beaucoup avec mes collègues et amis du CSO, Henri Bergeron, Olivier Borraz, et Patrick Castel sur la gestion de la crise. Henri et Patrick connaissent très bien l’organisation de la santé, tandis qu’Olivier et moi-même avons travaillé sur les risques et les catastrophes. Nous avons cherché à mettre en commun ces deux perspectives afin de mieux comprendre ce que l’on observait dans cette crise. Nous avons ainsi publié deux articles dans la revue AOC, qui ont conduit assez rapidement à l’écriture de l’ouvrage.

Cette crise, surement plus que tout autre, est un enchevêtrement de facteurs complexes, ce qui la rend particulièrement difficile à appréhender et appelle à beaucoup d’humilité. Les sciences sociales au sens large, peuvent aider à comprendre ce qui se passe actuellement. Notre contribution est celle de la sociologie des organisations et de l’action publique. Elle cherche à saisir les contraintes qui pèsent sur les décideurs afin de mieux comprendre les différents arbitrages, comme celui entre l’économie et la santé par exemple. Cette approche s’intéresse aussi à la coordination entre les acteurs aux niveau national (conseil scientifique et le gouvernement), des territoires (hôpital et la médecine de ville ; Préfets et les agences régionales de santé…). Ce type d’analyse permet ainsi d’interroger la relation entre science et politique : quels sont les savoirs scientifiques mobilisés et ceux qui ont tendance à être relégués à la marge ? Comment sont-ils mobilisés dans le contexte actuel particulièrement sujet à controverse comme on l’a vu avec la Chloroquine. La décision politique repose-t-elle principalement sur la modélisation épidémiologique ? Et laquelle ? Quels sont les indicateurs utilisés face à un virus qui présente autant d’inconnus ? On observe par exemple en ce moment, que contrairement à la première vague, le R0 semble être moins important, contrairement au taux de positivité et surtout du taux d’occupation des lits de réanimation pour justifier les décisions.

L’ouvrage est un exercice inhabituel. Il consiste à livrer une analyse « à chaud » de l’évènement. Nous partons de surprises sur l’observation des faits pour formuler des hypothèses à partir des premiers éléments empiriques dont on dispose et de la littérature sur les crises, les catastrophes et de l’organisation de la santé. Par exemple, une surprise, qui est au cœur du livre, consiste à relever le décalage qui existe entre la précipitation avec laquelle a été prise la décision de confinement et les plans et mesures préparatoires comme le plan Pandémie conçu il y a 15 ans et qui prévoyait toutes les problématiques auxquelles nous faisons face: fermeture des écoles, arrête massif des transports etc. On s’interroge aussi sur la confiance excessive du gouvernement face aux premières alertes entre Janvier et Mars 2020. Les premiers éléments empiriques recueillis conjugués aux acquis de la littérature, nous permettent de faire l’hypothèse que ces premières décisions (et parfois non décisions) s’appuient sur un sentiment indu de préparation qui lui-même provient d’une lente dérive des moyens affectés au risque pandémie après les mauvaises leçons tirées de crises précédentes comme H1N1 de 2009. De même, nous montrons comment les hôpitaux ont pu faire face à la crise, en adaptant leurs organisations et en modifiant les modes de collaboration plus inhabituels (basculement du pouvoir des directeurs vers les médecins). Cette analyse « à chaud » permet, nous l’espérons, de contribuer à éclairer ce qui se passe. Mais elle a une contrepartie que nous assumons. Même si nous cherchons continuellement à collecter des données, nous ne possédons pas le recul nécessaire pour collecter l’ensemble des données dont nous aurions besoin pour tester toutes nos hypothèses.

MB : L’ouvrage développe une analyse d’une forme de faillite  organisationnelle. Y a-t-il des situations « de gestion crise »  qui appellent une forme d’organisation particulière qui serait à ce point difficile, voire impossible à mettre en place à partir de ce qu’est, en France, l’Etat et ses administrations? Comment votre ouvrage s’inscrit dans la réflexion sur ce qu’on appelle  « l’après crise » alors que l’on en est pas encore sortie véritablement ? 

L’ouvrage s’interroge moins sur les failles organisationnelles que sur la nature du dispositif organisationnel mis en place pour gérer la crise. On constate par exemple, l’oubli de certaines agences et spécialistes de crise comme la Cellule Interministérielle de Gestion de Crise (CIC), mobilisée assez tardivement, et qui aurait pourtant contribué à avoir une vision plus large des problématiques soulevées par la crise (transport, sécurité, inégalités..) que celles strictement médicales. Nous faisons l’hypothèse qu’il existe une forme de défiance de l’exécutif vis-à-vis des organismes traditionnels de gestion de crise qui ont failli lors de la gestion du Cyclone Irma en 2017. Ces organismes sont mobilisés tardivement, sous la pression des critiques, et sans vraiment préciser leur rôle. On observe alors un phénomène classique des situations de crise : des chevauchements de compétences, des conflits de territoires entre les gestionnaires de crise. On constate aussi qu’il existe très peu de réflexions de l’administration centrale sur la mise en œuvre concrète des mesures comme l’attestent les cafouillages autour des stratégies de dépistages qui mettent à mal la stratégie identifier-tracer-isoler.

Que faut-il faire ? Sur la gestion de l’urgence, il faut être modeste. Beaucoup de travaux s’accordent à dire qu’il n’existe pas de « bonne organisation de la crise » mais qu’il faut sans cesse concilier anticipation et adaptation, ce qui implique d’accepter une part de ratés et d’erreurs. Ce qui apparaît en revanche très important, c’est d’apprendre rapidement des actions entreprises, et de tirer les leçons de ce qui n’a pas marché, surtout dans cette crise qui s’étire dans le temps. La question est : dans quelle organisation et à quel niveau territorial faut-il instaurer ces dispositifs qui génèrent ces vecteurs d’apprentissage : le  CIC ? la Préfecture ? Les sociologues n’ont pas la science infuse, il faudrait travailler sur ces aspects main dans la main avec les gestionnaires de crise sur ce point.

En revanche, et pour l’après crise, nous avons la conviction qu’il faut revoir en profondeur la manière dont on se prépare et dont on apprend des crises en France. Les retours d’expérience officiels ont en effet trop souvent tendance à « singulariser » les crises, en insistant sur leur caractère exceptionnel et singulier. Les crises possèdent bien leur propre singularité c’est évident, mais elles possèdent aussi des récurrences fortes comme la désectorisation ou l’innovation des réponses, des aspects qui sont obstinément ignorés et qui apparaissent pourtant cruciaux pour faire face à des situations inconnues. Nous proposons donc de faire de l’histoire et de l’analyse cumulée des cas de gestion de crise des outils de gestion, qui peuvent être par exemple mis au service de la formation ou des exercices de crise.

MB : Vous parlez de crise organisationnelle mais n’est ce pas trop réduire la composante biologique de cette crise ? Par ailleurs, Nous avons à faire à une pandémie, gérée en quelques sortes de façon  particulière par des états-nations qui ont des systèmes de santé et des pratiques de gouvernement différenciées, avez vous déjà un recul comparatif à partir de votre approche du cas français ? 

FD : Pour avoir travaillé sur les catastrophes naturelles, je connais trop bien l’écueil constructiviste de la sociologie des catastrophes qui donnerait le sentiment que les réponses suffiraient à elles seules à expliquer la dynamique des catastrophes. « Tout » n’est pas un construit social dans cette crise, puisque ce virus présente encore de très fortes inconnues liées à ses modes d’action et ses modes de circulation. Reconnaître toute l’importance des incertitudes biologiques et virales dans les choix qui sont faits, ne doit pas faire oublier pour autant, que les réponses apportées agissent aussi sur la maîtrise de la pandémie.

Il serait d’ailleurs intéressant de procéder à une comparaison internationale pour mieux comprendre la capacité des réponses nationales à contenir la circulation du virus. Par exemple, il y a encore peu de temps, on louait l’efficacité de l’Allemagne, son organisation décentralisée en Lander, ses capacités d’accueil hospitalières et de tests supérieures, et même plus, une Chancelière qui possède une formation scientifique initiale. Or, on voit que l’Allemagne s’aligne aujourd’hui sur les autres pays européens et se voit contrainte d’appliquer un confinement partiel puisqu’elle commence à avoir du mal à contenir le virus. Des scientifiques Allemands déclarent que la principale différence entre la France et l’Allemagne réside surtout dans la formation initiale plus rapide de cluster (surtout celui de Mulhouse) qui, une fois qu’ils ont atteint certaine taille critique, ne permettent plus d’appliquer les stratégies de tests et de dépistage. Il en va de même pour la Suisse et en Belgique qui ont vu l’épidémie flamber soudainement.

La comparaison internationale peut donc mieux faire apparaître comment malgré la (plus ou moins) grande diversité des mesures prises, les Etats sont quand même débordés par le nombre de cas, ce qui pourrait permettre de mieux cerner le poids des incertitudes sur la circulation de ce virus. La comparaison internationale, peut aussi sur un autre plan permettre de mieux comprendre la nature même des réponses apportées dans cette crise. Ainsi, et par exemple, on observe certaines similitudes en la France et les USA dans la préparation. Le risque d’une pandémie mondiale est sur l’agenda des autorités américaines depuis une dizaine d’années et le pays possède une agence dédiée à ce risque possédant des moyens importants : le Center For Disease Control. Et comme la France, les USA ont aussi été surpris ils ont aussi été débordés. Observe-t-on le même sentiment indu de préparation construit sur un long terme ? La recherche a donc encore beaucoup à faire sur ce sujet.

Interview de François Dedieu, co-auteur de l’ouvrage « Covid 19, une crise organisationnelle » en format pdf

SciencesPo – Ouvrage « Covid-19, une crise organisationnelle »

Débats en visioconférence autour du livre « Covid-19, une crise organisationnelle » le 26 novembre 2020 organisés par SciencesPo et CSO.

Poste de MCF en sociologie des sciences et technologie- Université de Genève

Description du poste

Il s’agit d’un poste à charge complète comprenant des enseignements en sciences sociales aux niveaux Bachelor et Master, ainsi que la direction de projets de recherche de Bachelor, de mémoires de Master et de thèses de Doctorat.

Le/la candidat-e sera appelé-e à assurer des enseignements de sociologie des sciences et des techniques à plusieurs niveaux et à développer des recherches au niveau national et international dans le champ de la sociologie des sciences et des techniques, en particulier l’étude des sciences et techniques employées dans les analyses économiques, sociales, politiques et/ou territoriales est au cœur de ce recrutement.

Il/elle devra s’impliquer dans le Département de sociologie et dans l’Institut de recherches sociologiques, ainsi que collaborer avec les autres départements et instituts de la Faculté.

Titre et compétences exigés

Doctorat en sociologie ou en sciences sociales ou titre jugé équivalent. Expérience de l’enseignement et de la recherche. Expérience dans le montage et la coordination de projets de recherche.

Publications dans des revues internationales réputées dans le domaine de la sociologie des sciences et des techniques.

Entrée en fonction

1er août 2021 ou à convenir

Contact

Des renseignements complémentaires sur le cahier des charges et les conditions peuvent être obtenus auprès du secrétariat du Décanat de la Faculté des sciences de la société (decanat-sds@unige.ch).

Informations complémentaires

Les dossiers de candidature, constitués d’une lettre de motivation, d’un curriculum vitae détaillé (comprenant une liste des publications), un descriptif des projets de recherche montés et conduits et d’une copie du diplôme le plus élevé, doivent être déposés exclusivement en ligne avant le délai indiqué ci-dessus (23h59 heure de Genève) en cliquant sur le bouton ci-dessous « Postuler/Apply now« .

Aucun dossier papier ne sera accepté.

Il s’agit d’un contrat à durée indéterminée sur fonds du Département de l’Instruction Publique (DIP).

Description du poste

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Séminaire « Expertise citoyenne et action publique » – 10 novembre 2020 à 14h

La deuxième séance du séminaire « Expertise citoyenne et action publique »  aura lieu le 10 novembre 2020 de 14h00 à 16h30 en salle virtuelle. Pour des raisons logistiques, l’inscription au séminaire est obligatoire (envoyer un mail à l’adresse seminaire-exciap@protonmail.com) en précisant « Séminaire Expertise citoyenne et Action publique » dans l’objet du mail). Les modalités relatives à la connexion seront envoyées ultérieurement par mail aux personnes inscrites.

L’expertise associative mobilisée dans des pratiques de co-production des savoirs entre chercheurs académiques et non-chercheurs gagne depuis plus de 20 ans en visibilité et en légitimité institutionnelle, les exemples plus connus de telles pratiques dans les champs de la santé (séance 1 du séminaire) et de l’agronomie (séance 5 du séminaire) illustrent ce phénomène.

Cette séance n°2 « Reconnaissance des savoirs des personnes en situation de pauvreté et lutte contre l’exclusion sociale » s’intéressera à un autre champ en abordant l’articulation entre « une recherche de plein air » et une « recherche confinée » en matière de lutte contre la pauvreté, réalisée dans une démarche de « croisement des savoirs » initiée par le Mouvement international ATD Quart Monde. Croisant savoirs d’expérience des personnes en situation de pauvreté, savoirs scientifiques des chercheurs académiques et savoirs d’action des volontaires permanents du Mouvement ATD Quart Monde, cette démarche méthodologiquement construite cherche en effet à traiter des problèmes persistants de la grande pauvreté et de l’exclusion sociale. Cette séance s’attachera à mettre en discussion la démarche du croisement des savoirs mise en œuvre par le Mouvement ATD Quart Monde, de sa création à la fin des années 1990 aux initiatives qu’elle a pu engendrer jusqu’à aujourd’hui.

Le séminaire « Expertise Citoyenne et action publique » est porté conjointement par les laboratoires Histoire des Technosciences en Société (HT2S-Cnam) et Cermes3 (Université Paris Descartes, EHESS) et financé par l’Institut Francilien Recherche Innovation Société (IFRIS).

Affiche et Séminaire

75éme anniversaire de la FAO – Interview d’Allison Loconto, Chargée de Recherche INRAE

A l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation, qui marque également le 75e anniversaire de la FAO, trois chercheuses INRAE expliquent en vidéo leur collaboration avec la FAO pour une agriculture et une alimentation plus durable.

L’interview d’Allison Locoton, Chargée de Recherche INRAE, Directrice adjointe du LISIS :

« Innover pour une alimentation durable » : https://www.inrae.fr/actualites/innover-alimentation-durable

Systèmes alimentaires durable : un manuel pour s’y retrouver

La FAO, INRAE et les innovateurs locaux s’unissent pour construire des systèmes alimentaires durables

Les expériences et conseils, résultant de sept ans de recherche et d’actions collaboratives avec de nombreux innovateurs de plus de 20 pays en Afrique, en Asie, en Europe et en Amérique latine, ont été rassemblés dans un manuel de l’innovateur intitulé « Systèmes alimentaires durables ». Retrouvez-y des conseils et des astuces d’acteurs du terrain sur l’innovation dans les systèmes alimentaires durables.

https://www.inrae.fr/actualites/fao-inrae-innovateurs-locaux-sunissent-construire-systemes-alimentaires-durables

Manuel en français

Manuel en anglais

Autres parutions sur le même thème :

Séminaire (Dé)Faire l’industrie

Organisation : Marine Al Dahdah (CEMS) , Mathieu Baudrin (CSI), Clément Marquet (COSTECH) & Benjamin Raimbault  (CERMES3)

Le séminaire se déroulera en ligne et en Salle 4 au 105 bd Raspail 75006 Paris

Les 1re et 3e mercredi du mois de 13:00 à 15:00 du 21 octobre 2020 au 07 avril 2021

Attention ! Inscription obligatoire au séminaire via LISTEM.

En raison de la situation sanitaire, vous ne pourrez pas accéder à ce séminaire sans avoir préalablement déposé une demande via le lien suivant : http://listsem.ehess.fr/courses/189/requests/newau plus tard 72h avant chaque séance.

Description du séminaire :

La prolifération des technologies – notamment des technologies de l’information – a souvent été annoncée comme la puissance réalisatrice qui ferait définitivement basculer les sociétés contemporaines dans une ère post-industrielle: transformations du travail (fin de la classe ouvrière et mort lente du salariat dans les pays occidentaux), centralité de l’innovation, essor d’une économie de services et de biens immatériels, individualisation des besoins et des biens.

Cependant, plutôt qu’une sortie d’un paradigme industriel, certains sociologues proposent de parler d’hyperindustrialisation pour caractériser les mutations des sociétés contemporaines (Veltz 2017, Musso 2018). En partant du constat que l’industrie ne décline pas mais qu’au contraire, elle prospère et se transforme, les auteurs cherchent à désenclaver l’industrie comme objet et catégorie d’analyse et à briser la linéarité implicite des analyses post-industrielles (Touraine 1967, Rifkin 2000, Moulier-Boutang 2007).

Ce séminaire propose d’étudier les mutations des formes de l’industrie, au travers de trois grandes questions : quels territoires sont produits par les déplacements et reconfigurations des activités industrielles ? Comment l’intégration des technologies de l’information redéfinit-elle les frontières du travail ouvrier ? Qu’est-ce qui, dans ces reconfigurations, résiste aux processus d’industrialisation ?

Programme du séminaire 

La surveillance participative des cyanobactéries en Côte d’Ivoire

Avez-vous déjà remarqué des étendues d’eau toute verte ? Cette coloration est due à la multiplication de microorganismes dans l’eau en raison d’apports excessifs en phosphore et azote (eutrophisation). Si l’eutrophisation peut, dans certains cas, être profitable à la production piscicole, ce phénomène favorise souvent le développement des cyanobactéries, capables de produire des toxines dangereuses pour la santé humaine. Pour limiter leur impact sanitaire, ces microorganismes font l’objet d’une surveillance étroite dans les pays du Nord mais pas dans les pays d’Afrique où la forte croissance démographique se traduit par une dégradation importante de la qualité de l’eau. C’est pourquoi des chercheurs d’INRAE et du CNRS, en collaboration avec des équipes de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire et de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, ont mené une étude pilote sur le suivi collaboratif des cyanobactéries en Afrique. Leurs résultats, parus le 24 septembre 2020 dans la revue PLOS ONE montrent qu’il est possible de mobiliser les populations riveraines d’un plan d’eau pour surveiller la qualité de son eau, en particulier les proliférations de cyanobactéries, à l’aide d’une application pour smartphone.

Bibliographie : Can participatory approaches strengthen the monitoring of cyanobacterial blooms in developing countries? Results from a pilot study conducted in the Lagoon Aghien (Ivory Coast), Veronica Mitroi, Kouadio Chrislain Ahi, Pierre-Yves Bulot, Fulbert Tra, José-Frédéric Deroubaix, Mathias Koffi Ahoutou, Catherine Quiblier, Mariatou Koné, Julien Coulibaly Kalpy, Jean-François Humbert. PLOS ONE, 24 septembre 2020.
Publication dans PLOS One :

 

 

Les Débats du CAK – saison 14 (octobre 2020-janvier 2021)

La quatorzième saison des Débats du Centre Alexandre-Koyré se tiendra d’octobre 2020 à janvier 2021. Les séances ont lieu un mercredi par mois, de 10h à 12h.

A l’occasion de la sortie récente d’un ouvrage d’histoire des sciences et des techniques (au sens large), son auteur.e est invité à débattre avec deux discutant.e.s privilégié.e.s, ainsi qu’avec l’ensemble de l’auditoire.

Le premier débat du mercredi 14 octobre 2020  « Tchernobyl : une amnésie collective est-elle possible ? » sera discuté par Soraya Boudia (université de Paris, CERMES3) et Marc Elie (CNRS, CERCEC),

Programme de la saison : http://koyre.ehess.fr/index.php?3291

Professorship (W3-S) for “Science Studies”- Humboldt-University in Berlin

Humboldt-Universität zu Berlin, Department of Social Sciences in the Faculty of Humanities and Social Sciences, and the German Centre for Higher Education Research and Science Studies (DZHW), Hanover, invite applications for a joint appointment to a

Professorship (W3-S) for “Science Studies”

in conjunction with a position as Head of Research Area “Research System and Science Dynamics” at the German Centre for Higher Education Research and Science Studies (DZHW), Hanover and Berlin starting as soon as possible.

The position is the successor of Stefan Hornbostel who retired recently. The main task is to conduct science studies and lead the Berlin based department of DZHW “Research System and Science Dynamics.” The deadline for applications is already October 15th!

https://www.personalabteilung.hu-berlin.de/de/stellenausschreibungen/professorship-w3-s-for-science-studies201d

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