Actualités

Séminaire – « La Terre à l’envers : résidus de l’Anthropocène en Afrique » Gabrielle Hecht (Stanford University) & « Knowledge infrastructures for the Anthropocene » Paul Edwards (Stanford University)

Séminaire

Organisé par l’Institut Francilien Recherche Innovation Société (IFRIS, Labex SITES), le Centre des Politiques de la Terre (CPT, Université de Paris-Science Po), le Centre Alexandre Koyré (CAK, EHESS-CNRS-MNHN) et le Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, société (CERMES3, UMR CNRS-INSERM-EHESS-Université de Paris).

 

2 décembre, 14h-16h30

Salle des thèses, Université de Paris, 45 rue des Saints Pères 75006 Paris

Gabrielle Hecht (Stanford University)

La Terre à l’envers : résidus de l’Anthropocène en Afrique

Discutant.es

Malcom Ferdinand (Irisso, CNRS) et Johanna Siméant-Germanos (CMH, ENS)

 

Compléments

https://gabriellehecht.org

https://journal.culanth.org/index.php/ca/article/view/ca33.1.05/53

 

 

 

17 décembre, 14h-16h30

Amphithéâtre, Institut de Physique du Globe, 1 place Jussieu 75005 Paris

 

Paul Edwards (Stanford University)

Knowledge infrastructures for the Anthropocene

Discutant : Gilles Billen (Metis, CNRS)

 

Compléments

http://pne.people.si.umich.edu

http://pne.people.si.umich.edu/PDF/Edwards%202017%20Knowledge%20Infrastructures%20for%20the%20Anthropocene.pdf

Contact : soraya.boudia@parisdescartes.fr

EPOG+ Erasmus Mundus Joint Master Degree – APPLICATION AND SCHOLARSHIPS

Université de Technologie de Compiègne
EPOG+ – Economic POlicies for the Global transition
Erasmus Mundus Joint Master Degree

Call for applications

Economic POlicies for the Global transition (EPOG+) is an Erasmus Mundus Joint Master Degree in economics, supported by the European Union. It offers a world-class integrated Master’s programme on the (digital, socioeconomic, ecological) transition processes with a pluralist approach and interdisciplinary perspectives.

The main objective of the programme is to give birth to a new generation of international experts, able to define and assess economic policies and evolve within different political, social and regional contexts. Towards this objective the EPOG+ Master’s programme goes beyond the reach of standard economic theory to include various heterodox/institutionnalist approaches.

The full partners (degree awarding institutions) include a wide set of prestigous institutions:

  • University of Technology of Compiègne (UTC),
  • Sorbonne University,
  • University of Paris,
  • University of Turin,
  • Berlin School of Economics and Law,
  • University of Roma 3,
  • Vienna University of Economics and Business,
  • University of the Witwatersrand (Wits).

It also involves more than 30 (academic and non-academic) associated partners in Europe and the world.

Scholarships

The very best students from all over the world will be eligible for scholarships awarded for 2 years by the European Commission, based on our selection:

  • The « Programme countries » scholarships for students from Member States of the European Union (EU) as well as former Yugoslav, Iceland, Liechtenstein, Norway, Republic of Macedonia, Turkey;
  • The « Partner countries » scholarships for students from all the other countries.

More details here.

When to apply?

Application deadline: January 30, 2020 – 14:00 (Paris time).
Note that two recommendation letters are needed to apply and have to be provided by the deadline.
The course will start in September 2020.

More information
www.epog.eu

The selection will be organised jointly with the EPOG 2.0 programme.

APPLY

Policy brief #5
Dollar centrality and Renminbi’s rise: challenges and prospects
Tom C. dos Santos (EPOG 2017)President Donald J. Trump has increased the utilization of sanctions and the ‘weaponizing’ the US Dollar in order to attain auxiliary for-eign policy goals. We argue that this creates challenges to China’s process of internation-alizing its currency, the Renminbi, but also opportunities to defy the increasingly coercive use of the US Dollar.
View the Policy brief
EAEPE-Simon Young Scholar Prize 201915 September 2019
For the second time, an EPOG alumnus receives the prestigious EAEPE-Simon Young Scholar Prize. For the 2019 edition, the prize goes to Karsten Köhler (Cohort 2016).
See the news
www.epog.eu
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Conférence finale du projet ANR MEDICI, intitulée « Corporate Interests and Public Health. Knowledge, Expertise, Markets – 9-11 décembre 2019 – Campus Condorcet

La conférence finale du projet ANR MEDICI, intitulée « Corporate Interests and Public Health. Knowledge, Expertise, Markets« , se tiendra à Paris les 9-11 décembre 2019. Cette conférence réunira les membres du projet et des chercheurs internationaux spécialistes de la question de l’influence et des conflits d’intérêts, parmi lesquels Sergio Sismondo, Marc Rodwin, Jeremy A. Greene et d’autres.

Conférence internationale – “A book defying classification : Sorting Things Out’s legacy, 20 years after” – 13 décembre 2019 – Université Paris Sorbonne

Chères et chers collègues,

Nous avons le plaisir de vous annoncer la tenue d’une conférence internationale intitulée « A book defying classification : Sorting Things Out’s legacy, 20 years after » qui aura lieu le 13 décembre 2019 à la Sorbonne. L’événement célèbre le vingtième anniversaire d’un ouvrage majeur des Science and Technology Studies, paru aux MIT Press en 1999, et accompagne un projet de traduction française. Cette journée a été organisée en étroite collaboration avec Geoffrey C. Bowker, qui sera présent, aux côtés d’intervenants ayant contribué à diffuser les travaux qu’il a menés avec Susan Leigh Star.

Programme prévisionnel :

  • Welcome Address, Marc Barbier (LISIS, IFRIS),
  • Introduction, Rigas Arvanitis (CEPED, IFRIS)
  • “How We Wrote this Book”, Geoffrey Bowker (University of California, Irvine),
  • Sorting Things Out: the challenges of a translation”, Vinciane Zabban (Université Paris 13), Henri Boullier (IRISSO, IFRIS), Baptiste Kotras (LISIS, IFRIS), Sebastian Giessmann (Siegen University)
  • “How standards and classifications matter”, Dominique Vinck (Université de Lausanne), Sonja Jerak-Zuiderent (Amsterdam University Medical Centres), Teun Zuiderent-Jerak (Vrije Universiteit Amsterdam)
  • “From Sorting Things Out to Infrastructure Studies”, Paul N. Edwards (Stanford University), Jérôme Denis (I3-CSI), David Pontille (I3-CSI), Florence Millerand (UQAM)
  • “Roundtable: STO, STS & SSH”, Geoffrey Bowker (University of California Irvine), Paul N. Edwards (Stanford University), Soraya Boudia (Cermes3, IFRIS), Pierre-Benoît Joly (LISIS, IFRIS)

Animation :

Sara Aguiton (CAK, IFRIS), Tiziana Beltrame (CAK, IFRIS), Vincent Cardon (Curapp, IFRIS), Éric Dagiral (Université Paris Descartes, CERLIS), David Demortain (LISIS, IFRIS), Allison Loconto (LISIS, IFRIS), Ashveen Peerbaye (LISIS, IFRIS), Catherine Paradeise (LISIS, IFRIS).

Nous ferons suivre très prochainement les informations pratiques relatives à l’inscription pour cette journée, obligatoire pour accéder au site.

Avec nos excuses pour les inévitables envois croisés.

Bien à vous,

Le comité d’organisation

Henri Boullier (IRISSO, IFRIS), Vincent Cardon (Curapp, IFRIS), Éric Dagiral (Université Paris Descartes, CERLIS), Baptiste Kotras (LISIS, IFRIS), Ashveen Peerbaye (LISIS, IFRIS), Vinciane Zabban (Université Paris 13, Experice)

Flashback sur l’édition 2018 du Festival du cinéma des « Utopies Réelles »

En attendant de vous partager les vidéos de l’édition 2019, retour sur les grands moments du festival du cinéma des « Utopies Réelles » édition 2018 !!

Pour rappel, cette première édition du festival a permis de faire plus ample connaissance avec quelques-unes de ces initiatives innovantes de production, de distribution, d’échange, de gouvernance locale et d’en débattre.

En effet, autour d’un ensemble de documentaires, courts et long-métrages, sélectionné par un comité scientifique et artistique, plusieurs acteurs de l’innovation rurale ainsi que des chercheurs et réalisateurs.trices, ont pu échanger sur un certain nombre de questions et autres propositions.

Afin de pouvoir revivre pleinement ces moments, nous vous invitons à revoir l’ensemble des débats de cet événement.

Vidéos Utopies Réelles

(Les liens sont sur l’affiche du festival comme montré ci-dessous)

 

Sommaire

La deuxième édition du festival a eu lieu les 4 & 5 octobre 2019 et avait pour thème : « Habiter autrement les territoires ». Nous vous tiendrons au courant de la mise en ligne des vidéos.

[Cermes3] La santé à l’épreuve des crises – Temporalités, coalescence, alternatives – Les 2, 3 et 4 octobre 2019

La santé à l’épreuve des crises
Temporalités, coalescence, alternatives

Les 2, 3 et 4 octobre 2019

Amphithéâtre François Furet, EHESS, 105 boulevard Raspail, 75006 Paris

Entre contexte, évènement, et notion, la crise, au singulier ou au pluriel, semble tout à la fois caractériser des moments particuliers, des « situations critiques », de rupture et de basculement, déstabilisant des mondes organisés, au point de former comme la toile de fond historique, politique et discursive de nos sociétés actuelles. Si depuis le début des années 1970, les crises économiques se sont succédé à un rythme régulier, impactant plus ou moins les mondes de la santé, celle de 2008 semble avoir marqué un basculement par ses effets ambivalents, provoquant d’un côté et par bien des aspects, une remise en cause des modalités de protection sociale et des systèmes de santé, et apparaissant d’un autre côté, comme un accident de parcours, une « péripétie » dans une histoire qui bégaie. Au-delà du champ économique, depuis une vingtaine d’années, les crises se sont multipliées, dans les faits et les discours : crises sanitaires associées à des virus, touchant les hommes, les animaux ou l’alimentation, crises migratoires, crises humanitaires, crises écologiques et environnementales, crises démocratiques et politiques… Les crises sont ainsi devenues l’alpha et l’oméga des discours « dans un monde incertain » ; leurs fréquence, dispersion, mutabilité et incommensurabilité les rendraient indéchiffrables, autorisant aussi bien des mesures radicales que des réflexes conservatoires, ce qui, dans les deux cas, compromettrait la définition à moyen terme d’orientations ou de modèles organisationnels à performance égale, mais clairement « alternatifs ».

Le Cermes3 a choisi de centrer son nouveau projet quinquennal sur ces enjeux d’articulation entre la « crise » et la « santé », entre « les crises » et « les mondes de la santé ». Le présent colloque participe de ce projet, qui souhaite revisiter le concept polysémique de crise, tel qu’il a été mobilisé et travaillé dans les sciences humaines et sociales, en testant sa pertinence au regard de la santé. Il s’agit, d’une part, de questionner le concept : de s’interroger sur les formes temporelles qui lui sont liées, d’apprécier la manière dont il permet ou non de rendre compte des transformations actuelles, d’examiner le lien entre crise et jugement ou encore entre crise et politique. Il vise d’autre part à explorer la manière dont les diverses crises s’articulent, se rencontrent, se superposent, et produisent, par coalescence, conjonction, distorsion, réitération… des effets tangibles sur les différents mondes de la santé, qu’il s’agisse des politiques publiques, des dispositifs, des acteurs, des patients ou des pratiques sanitaires.

Cinq thématiques seront explorées :

1. Pratiques et organisations du soin 

Les sciences sociales ont analysé la manière dont le travail médical, plus largement les pratiques de soin, et les organisations qui portent ces pratiques, ont été, depuis 40 ans, transformés par les mobilisations collectives, l’émergence des figures du patient-acteur ou du patient-expert, l’accent mis sur l’expérience, les savoirs spécifiques ou les droits des patients. Nous souhaitons, dans le cadre de ce colloque, croiser ces évolutions avec les contextes de crise(s) qui semblent provoquer un certain nombre de tensions pour les acteurs engagés dans les pratiques de soin en transformant leur environnement et conditions de travail. D’où l’intérêt d’examiner au plus près les évolutions des organisations sanitaires ou médico-sociales (formes d’organisation, diversification et éclatement, modes de régulation, place et forme de « l’hôpital », conditions de travail des professionnels…), les statuts et les rôles des personnes impliquées dans le travail de soin (« professionnalisation » des profanes versus précarisation des professionnels, brouillage des frontières et des hiérarchies professionnelles, responsabilisation ambivalente des proches aidants…), les pratiques de soins elles-mêmes (personnalisation du soin via une standardisation, développement de pratiques de soin dites « alternatives », dans les établissements sanitaires et sociaux ou en dehors…), et plus généralement, l’instrumentalisation de la notion de soin et des valeurs liées à une « société du care ».

2. Soin, santé et « crise des migrants »  

Souvent référée depuis 2015 à l’augmentation massive des entrées en Europe de populations en provenance de pays déstabilisés, notamment de pays en guerre (Syrie, Afghanistan, Érythrée, etc.), l’expression « crise des migrants » s’est imposée dans le débat public, oblitérant la complexité des liens entre « santé » et « migrations ». Or, au-delà des représentations communes du phénomène, et pour peu qu’on les étudie séparément ou les unes par rapport aux autres, il apparaît bien vite que ces migrations sont de différentes durées, présentent des profils variés et obéissent à des déterminants très divers (conflits, famines, génocides, effets climatiques, etc.) à l’ère de la mondialisation. C’est ainsi que la catégorie de « migrant » recouvre à la fois des sans-papiers, des travailleurs économiques peu diplômés, des migrants par mariage, des personnes hautement qualifiés…, qui sont pourtant tous acteurs de flux transnationaux de savoirs, de pratiques et de produits. Pour explorer l’articulation entre « crise des migrants » et mondes de la santé, deux entrées apparaissent pertinentes. La première s’intéresse aux conditions d’accès aux soins et à la consommation médicale des migrants, qui peuvent certes – mais pas toujours – renvoyer aux inégalités sociales de santé, aux discriminations (ethno-raciale, sexuelle, etc.), mais aussi à des types de recours spécifiques aux soins : transfrontaliers et transnationaux, téléconsultations, etc. La seconde entrée concerne les migrants professionnels de santé et leurs conditions d’exercice ; elle invite à s’interroger sur les formations professionnelles, les mobilités spatiales et les trajectoires sociales de praticiens étrangers et d’autres corps professionnels (infirmiers, aides-soignants…), sur la place et la politique des professionnels de santé étrangers dans la gestion à l’hôpital et les organisations du soin, enfin, sur les savoirs thérapeutiques non biomédicaux véhiculés par des migrants professionnels.

3. Systèmes de protection sociale, dans les nords et les suds

La crise de l’État-providence telle qu’annoncée dans les années 1970 ne cesse de faire parler d’elle, au point de faire douter de la pertinence du concept de crise pour décrire la fragilité d’un type d’organisation visant à mutualiser et socialiser les risques. Alors que certaines analyses pointent du doigt un rétrécissement du champ d’intervention de la puissance publique en matière de protection sociale, d’autres soulignent a contrario non pas un retrait mais une recomposition du paysage (poids grandissant des acteurs privés) et du financement de la protection sociale, qui conférerait un nouveau rôle à l’Etat, celui de stratège. Il n’en reste pas moins que la maîtrise de plus en plus resserrée des dépenses sociales, notamment de santé, crée des situations d’extrême tension, qui impactent de plus en plus les conditions de travail des professionnels de la santé. Comment analyser la situation actuelle de l’hôpital public ou encore les craintes nées de l’augmentation des prix des innovations thérapeutiques ? Ne sont-elles que les répliques de « crises » ininterrompues depuis plus de quarante ans ou bien marquent-elles une remise en cause plus profonde du modèle développé après guerre et qui coûterait « un pognon de dingue »? Privatisation, néolibéralisation, marchandisation, cette partie du colloque permettra de clarifier la place et la portée opératoire de ces concepts dans  les sciences humaines et sociales mais aussi pour les acteurs, dans les Nords comme dans Suds. Comme l’indiquent les débats au sein de la santé globale sur la « couverture santé universelle », la prise en charge des maladies chroniques, la définition des « paniers de soins » garantis ou l’accès aux médicaments, le grand partage entre des pays « à revenu élevé » gérant l’affluence et des pays « à revenu faible ou moyen » gérant la pénurie perd de sa pertinence.

4. Santé, environnement, crise écologique

Gérer les pollutions ou sauver la planète ? Si les enjeux de santé environnementale figurent depuis les années 80 en bonne place des questions sanitaires, en particulier du fait des interrogations et controverses publiques concernant les effets des expositions récurrentes aux contaminants chimiques, les termes dans lesquels sont, depuis une décennie, réfléchis les liens entre environnement et santé ont été significativement déplacés par la mise à l’agenda du problème des perturbateurs endocriniens d’une part, des impacts massifs et multiples du changement climatique d’autre part. Dans les deux cas, parce qu’il s’agit d’effets systémiques difficilement maîtrisables, potentiellement responsables de changements épidémiologiques de grande ampleur, la notion de crise est omniprésente. Selon que l’on opère dans le champ de l’environnement ou dans celui de la santé, celle-ci recouvre toutefois des diagnostics, des modes de régulation et des formes d’intervention très différentes. Penser l’articulation de ces perspectives, les processus qu’elles mettent en avant est un enjeu d’autant plus important pour les sciences sociales de la santé que cela suppose d’introduire des formes de décloisonnement vis-à-vis des études environnementales.

5. Productions des savoirs, formes d’expertise, crise de l’objectivité

Politique de l’ignorance, fabrication du doute, undone science : la critique des modes de production des savoirs mobilisés pour objectiver… ou au contraire minimiser, voire tout bonnement nier l’existence d’un problème est constitutive de nombreux débats publics contemporains relatifs aux questions de santé. Les modes de définition des priorités de la recherche biomédicale et plus fondamentalement de la préférence (voire de l’exclusivité) accordée à certaines approches de la maladie au détriment des conceptions extra-occidentales ou tout simplement hétérodoxes font désormais l’objet de vifs débats. Cependant les principales contestations visent les processus d’expertise, entendus au sens large. Un aspect transversal à toutes ces critiques renvoie à ce que l’on est tenté d’appeler la « crise de l’objectivité ». En dépit de toutes les difficultés qu’il a posées depuis son apparition au dix-neuvième siècle (ne serait-ce que du fait de son caractère inatteignable…), l’impératif d’objectivité demeure l’une des principales normes sociales structurant la production de savoirs scientifique et, par extension, l’expertise publique. Jusqu’ici du moins, ni l’injonction de mettre à distance les intérêts et passions susceptibles de biaiser le jugement, ni la valorisation des instruments de mesure et des analyses statistiques au détriment de l’évaluation subjective des réalités sensibles n’ont polarisé l’attention. La plupart des critiques se concentrent plutôt sur les deux aspects complémentaires d’un même problème : la porosité des institutions scientifiques et a fortiori des dispositifs d’expertise face aux menées des intérêts organisés de type économique ou politique ; leur incapacité symétrique à faire toute leur place aux revendications et suggestions des représentants de causes pourtant (presque) unanimement jugées légitimes – associations de patients, d’usagers, de riverains, etc. Il nous semble que les différents aspects de cette crise larvée (sans doute en partie au moins du fait de l’absence d’alternative clairement définie et publiquement défendue) mériteraient d’être analysés en détail.

2ème Edition du Festival du cinéma des Utopies réelles – 4 et 5 octobre 2019 à Hendaye

Autour d’un ensemble de documentaires, courts et longs métrages, cette 2ème édition du Festival du Cinéma des Utopies Réelles vous propose de faire plus ample connaissance avec quelques-unes des initiatives innovantes autour du thème « Habiter autrement les territoires » et d’en débattre.

Accueilli par le Cinéma Les Variétés d’Hendaye, le Festival exposera et analysera un ensemble de questions et de propositions qui touchent à l’innovation sociale dans ce thème. Chaque question sera introduite par un documentaire sélectionné par un comité scientifique et artistique, qui servira d’appui à un débat, animé par un.e chercheur.se, le.a réalisateur.trice et un.e acteur.rice de terrain.

PASS Jour 1 (+ repas du midi compris) : 30 €
PASS Jour 2 (+repas du midi compris) : 35 €
PASS 2 Jours (+ repas du midi compris) : 60 €

Programme

Bon de commande PASS

Demande d’hébergement

Infos : 05 59 64 44 54 ou contact@cbe-seignanx.fr

Séminaire autour du livre « La modernisation de l’Etat : une promesse trahie ? » – Le 23 septembre 2019 à Sciences Po

La modernisation de l’Etat : une promesse trahie ?

Le CSO et le Laboratoire Interdisciplinaire Sciences Innovations Sociétés (LISIS) organisent une discussion autour du livre « La Modernisation de l’État. Une promesse trahie? » de Patrick Gibert et Jean-Claude Thoenig et en présence des auteurs.

Les pouvoirs publics font face à un cumul d’exigences sans précédent : des politiques plus efficaces, des risques mieux maîtrisés, une réduction des coûts, moins de bureaucratie. La réponse à ces défis est-elle vraiment engagée sur de bonnes voies ?

Discutants :
Yves Lichtenberger, professeur émérite à l’Universite Paris-Est Marne-la-Vallée.

Olivier Borraz, directeur de recherche et directeur du CSO.

 

=> Date : Lundi 23 septembre 2019 de 10h à 12h.

=> Lieu :Sciences Po, salle Goguel, 56 rue des Saints-Pères (5e étage) (entrée par le 27 rue St Guillaume) 75007 Paris

=> Inscription obligatoire

Colloque Cerisy – Sciences, techniques et agricultures – Du 16 au 22 septembre 2019

À l’heure où se reconfigurent les relations entre sciences et sociétés, entre homme, technique et nature, ce colloque vise à faire le point sur le chemin parcouru dans le domaine agricole, et à construire de nouveaux espaces de pensée pour la recherche agronomique. Il traitera des nouveaux régimes de production des connaissances et des technologies (A) : montée des régulations marchandes et  civiques et  des  controverses associées ;  nouvelles formes de  management des métiers de la recherche agronomique ; question de l’utilité sociale et de l’impact de cette dernière ; changements dans la hiérarchie des savoirs et des disciplines scientifiques. Nous discuterons également des modes de gouvernance des sciences et des technologies à l’aune des grands défis sociétaux (B) qui orientent les agendas pour définir des futurs souhaitables : les défis, les transitions et les nouveaux imaginaires qui organisent aujourd’hui les mondes technoscientifiques liés à l’agriculture. L’évolution du financement de la recherche, et la volatilité des concepts ou des paradigmes qu’elle contribue à élaborer, seront également au cœur de la réflexion. Enfin, un troisième axe abordera les nouvelles formes d’organisation de la recherche et de l’innovation dans un monde globalisé (C) : de la science globalisée à la promotion des savoirs locaux, de l’État-Nation aux acteurs privés transnationaux dans la recherche, l’enjeu sera ici de penser les nouvelles formes d’insertion sociales et géographiques des sciences et des techniques agricoles.

 

PROGRAMME PROVISOIRE (au 13 mai 2019)

Lundi 16 septembre

Après-midi: ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée: Présentation du Centre, du colloque et des participants

 

Mardi 17 septembre

A – NOUVEAUX RÉGIMES DE PRODUCTION DES CONNAISSANCES ET DES TECHNOLOGIES (I)

 

Jeudi 19 septembre

« HORS LES MURS » — AU LYCÉE SAINT-LÔ THÈRE

Matin: Rencontre avec les enseignants et les élèves sur la place des technologies, de l’agroécologie, des enjeux sociétaux, etc. dans la formation

Après-midi: SÉANCE PUBLIQUE

B – GOUVERNER LES SCIENCES ET LES TECHNOLOGIES À L’AUNE DES GRANDS DÉFIS SOCIÉTAUX (I) La sécurité alimentaire comme problème global

Olivier de SCHUTTER [Univ. catholique de Louvain] ; Patrick CARON [Cirad, Univ. Montpellier]

Table ronde, animée par Bernard HUBERT [Inra, EHESS], avec Nicolas BRICAS [Cirad], Antoine DE RAYMOND [Inra], Eve FOUILLEUX [CNRS], Jean-Luc FRANÇOIS [CGAAER], Allison LOCONTO [Inra/Fao] et Sébastien TREYER [Iddri]

 

Vendredi 20 septembre

B – GOUVERNER LES SCIENCES ET LES TECHNOLOGIES À L’AUNE DES GRANDS DÉFIS SOCIÉTAUX (II) Matin: La question animale – La recherche agronomique face aux mobilisations sociales et nouveaux enjeux de société, animée par  Benoît  DEDIEU [Inra], avec  Elsa  DELANOUE [Idele], Antoine  DORÉ [Inra], Pierre  LE NEINDRE [Inra], Jérôme MICHALON [CNRS] et Jocelyne PORCHER [Inra]

Démocratie technique : quelles formes de maîtrise des nouvelles technologies ?

Marie-Angèle HERMITTE [EHESS] ; Thomas HEAMS [AgroParisTech]

Après-midi: Édition du Génome, table ronde animée par Bertrand HERVIEU [Académie d’agriculture], avec Jean- Christophe GLASZMANN [Cirad], Christine NOIVILLE [CNRS] et Selim LOUAFI [Cirad]

Agricultures numériques, table ronde animée par Frédérick GARCIA [Inra], avec Guy FAURE [Cirad], Nathalie

HOSTIOU [Inra] et Jérémie WAINSTAIN [Green Data]

 

Samedi 21 septembre

Matin: C – NOUVELLES FORMES D’ORGANISATION DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION DANS UN MONDE GLOBALISÉ (II)

Gouvernance internationale de la recherche agricole

Étienne HAINZELIN [Cirad] ; Bernard HUBERT

Table ronde, animée par Patrick CARON, avec Marc DUPONCEL [CE, DG Agri], Pierre FABRE [Cirad], Guido

GRYSEELS [Musée de Tervueren], Catherine MOREDDU [OCDE] et Michel PETIT [IAM-M]

Matin:

Transformations de l’organisation de la recherche agronomique : enjeux épistémiques, politiques, économiques

Mireille MATT [Inra] ; Pierre-Benoît JOLY [Inra]

Alternatives, émergences, innovations. Les techniques productives en débat

Frédéric GOULET [Cirad] ; Nathalie JAS [Inra]

Après-midi:

Table ronde 1, animée par Pierre-Benoît JOLY, avec Claude COMPAGNONE [AgroSup Dijon], Benoît DAVIRON

[Cirad], Jean-Paul GAUDILLIÈRE [Inserm, EHESS], Raphaël LARRÈRE [Inra] et Catherine PARADEISE [Ifris]

Table ronde 2, animée par Frédéric GOULET, avec Sara AGUITON [CNRS], Stéphane BELLON [Inra], Francis

CHATEAURAYNAUD [EHESS] et Fabrice CLERC [Atelier Paysan]

Soirée:

Façons de voir et façons de faire du maïs et de la recherche, film présenté par sa réalisatrice Lucile GARÇON

Mercredi 18 septembre

C – NOUVELLES FORMES D’ORGANISATION DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION DANS UN MONDE GLOBALISÉ (I)

Matin:

La réponse de la recherche finalisée aux « grands défis sociétaux »

Marion GUILLOU [Agreenium] ; Pierre CORNU [Univ. Lyon]

Table ronde, animée par Pierre-Benoît JOLY, avec Bernadette BENSAUDE-VINCENT [Univ. Paris 1 Panthéon- Sorbonne], Christine CHERBUT [Inra], Elisabeth CLAVERIE DE SAINT-MARTIN (Cirad), Philippe LAREDO [Ifris et Univ. de Manchester], Sergio LEITE [Univ. Féd. Rurale de Rio de Janeiro] et Sylvain PERRET [Cirad]

Après-midi: « HORS LES MURS »

Visites de terrain en trois groupes : exploitations agricoles ; laiterie de Gavray ; matériel agricole (à préciser)

Soirée:

Discussion avec les personnes rencontrées dans l’après-midi

Après-midi: B – GOUVERNER LES SCIENCES ET LES TECHNOLOGIES À L’AUNE DES GRANDS DÉFIS SOCIÉTAUX (III)

Recherche et technologies agricoles face au changement climatique, animée par Patrick CARON, avec Jean-Paul BILLAUD [CNRS], Amy DAHAN [CNRS], John PORTER [Univ. de Copenhague], Jean-François SOUSSANA [Inra] et Jean-Marc TOUZARD [Inra]

A – NOUVEAUX RÉGIMES DE PRODUCTION DES CONNAISSANCES ET DES TECHNOLOGIES (II) L’agroécologie en question, animée par Xavier ARNAULD DE  SARTRE [CNRS], avec Marc  BARBIER [Inra], Marianne CERF [Inra], François COTE [Cirad], Niels HALBERG [Univ. d’Aarhus] et Jean-Marc MEYNARD [Inra]

Dimanche 22 septembre

Matin: Conclusions, échanges et perspectives

Après-midi: DÉPARTS

PENDANT LA DURÉE DU COLLOQUE :

Animation transversale, avec la participation de Alexis AULAGNIER, Lidia CHAVINSKAIA, Lise CORNILLEAU, Lucile GARÇON, Matthieu HEURTEVENT, Fanny HOWLAND, Clara JOLLY, Sergio MAGNANI, Lucile OTTOLINI, Fiona PANZIERA, Céline PESSIS, Nicolas PRIGNOT, Benjamin RAIMBAULT, Louis RÉNIER, Esther SANZ SANZ et Celina SLIMI

« Machines et bâtiments agricoles libres : des Communs en exposition », exposition proposée par Fabrice

CLERC [Atelier Paysan]

PARTICIPATION AUX FRAIS

Arrhes d’engagement : 105 € (étudiant de moins de 28 ans : 51 €)

Séjour complet : 595 € (Étudiant de moins de 28 ans : 280 €)

Séjour fractionné : 105 € par jour (Étudiant de moins de 28 ans : 51 € par jour)

Organisme déclaré au titre de la Formation professionnelle continue, enregistré sous le numéro: 25 50 00326 60.

Bulletin d’inscription 

[Publication] La casse du siècle – A Propos des réformes de l’hôpital public – Pierre-André Juven, Frédéric Pierru et Fanny Vincent

Des couloirs transformés en hébergements de fortune, des personnels de santé au bord de la crise de nerfs, des mobilisations récurrentes, l’hôpital public est mis à rude épreuve. Ce livre propose une analyse des politiques hospitalières successives qui ont abouti à la crise actuelle. Une véritable casse de ce service public est engagée par des réformateurs adeptes de l’acculturation de l’univers médical à des logiques managériales qui contredisent son bon fonctionnement. À l’encontre de toute évidence, les défenseurs d’une réorganisation du travail continuent de promouvoir à la fois des indicateurs de rentabilité ineptes, et une vision techniciste de la médecine qui prétend substituer l’innovation aux relations humaines. Alors que la montée de la précarité et des souffrances sociales née de décennies de politiques néolibérales conduit une part croissante de la population à trouver refuge dans des services hospitaliers sous tension, l’hôpital se trouve devoir résister aussi bien aux manquements de la médecine de ville qu’à la concurrence de cliniques privées largement dispensées des obligations de service public. À l’heure où les mobilisations pour le défendre s’intensifient, un débat s’impose sur les missions de l’hôpital et les moyens qui lui sont accordés.

Plus d’information

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