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Revisiting the Nuclear Order: Technopolitical Landscapes and Timescapes – Conférence internationale -11-12 June 2018

Revisting the Nuclear Order – Technopolitical Landscapes and Timescapes

Revisiting the Nuclear Order. Technopolitical Landscapes and Timescapes

Conférence internationale

11-12 June 2018

Institut d’études avancées

17 quai d’Anjou, 75004, Paris

 

Organisation: Bernadette Bensaude-Vincent (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Soraya Boudia (Université Paris Descartes), Kyoko Sato (Stanford University)

Vous trouverez ci joint le programme de cette conférence internationale et ci-dessous une présentation en français. Le programme est également consultable à cette adresse :  https://bit.ly/2HeqT1D

Vu le nombre limité de places disponibles chaque participant doit s’inscrire sur le lien : https://webquest.fr/?m=44204_conference-revisiting-the-nuclear-order-technopolitical-landscapes-and-timescapes

Cette conférence est la deuxième d’une série de trois conférences organisées dans le cadre d’un programme de recherche bilatéral France/USA financé par le Partner University Fund pour une période de 3 ans (2016-2019). La première conférence “Making the World Nuclear After Hiroshima”, s’est tenue à Stanford en Mai 2017 (http://hiroshimaconference.weebly.com). Une conférence finale se tiendra au Japon en 2019 avant la publication d’un volume collectif. Cette deuxième conférence est organisée autour de l’exploration des dimensions temporelles et spatiales du nucléaire.

Hiroshima et Nagasaki ont souvent été considérés comme l’aube d’une ère nouvelle, l’âge du nucléaire que Gunther Anders décrivait comme « l’âge où à chaque moment nous avons le pouvoir de transformer n’importe quel lieu de la planète, et la planète elle-même, en un Hiroshima ». Il est vite apparu que le nucléaire changeait l’échelle des problèmes posés et inauguré un cadrage planétaire de leur prise en charge.

En tant que marqueur du pouvoir des états et de la souveraineté nationale, la puissance nucléaire a joué un rôle clé dans la Guerre froide et influencé la politique internationale dans les décennies suivantes. Avec le nucléaire, le monde est devenu un laboratoire pour affronter des problèmes allant de l’indépendance énergétique à la dissuasion nucléaire, de la sûreté et de la sécurité à la gestion des déchets et des catastrophes. La puissance nucléaire a aussi profondément marqué les productions culturelles (cinéma, art, littérature) en tant que symbole de pouvoir et arme de destruction massive. Depuis la période de la Guerre froide, l’énergie nucléaire a reconfiguré nos sociétés, avec des tensions géopolitiques persistantes et les représentations symboliques associées (musées ou mémorial en particulier). Au moment de débats sur le changement climatique, la technologie nucléaire fournit un exemple de l’influence profonde de l’espèce humaine sur la planète au point que certains chercheurs ont proposé de considérer la date du premier essai nucléaire comme le début de l’Anthropocène.

Cette conférence internationale réunissant des chercheurs des sciences humaines et sociales propose de revisiter l’ordre nucléaire dans la longue durée, en considérant le passé et le présent, le global et le local, en particulier le cas des Etats-Unis, du Japon et de la France.

Programme

2ème Conférence « Science, Policy & Society » co-organisée par USPC et la National University of Singapore – Sciences Po le 22 mai & Université Paris Descartes le 23 mai

Suite au succès de la première conférence «Science, politique et société» à l’Université nationale de Singapour (NUS) en 2017, l’Université Sorbonne Paris Cité (USPC) et NUS organisent un deuxième événement à Paris les 22 et 23 mai 2018.

La première conférence «Science, politique et société» a été l’occasion de célébrer le partenariat USPC-NUS et de présenter les initiatives conjointes de recherche et d’enseignement fondées par les deux institutions dans le cadre de leur collaboration. Cliquez ici pour voir le livret de la conférence qui se tiendra en 2017.

La deuxième conférence sera l’occasion de puiser dans les forces de chaque institution pour créer de nouveaux partenariats. L’événement se concentrera sur la façon dont différentes disciplines et collaborations internationales peuvent contribuer à faire progresser la science et créer des solutions innovantes aux défis de demain. L’événement portera une attention particulière sur la façon dont les sciences humaines et les sciences sociales interagissent avec d’autres disciplines tout en s’assurant que les résultats de leur travail sont durables et bénéfiques pour la société.

Cette conférence fait partie des événements officiels de l’année de l’innovation France-Singapore 2018.

Inscription et  programme ici : http://blog.nus.edu.sg/sps2018/

La conférence est gratuite mais l’inscription obligatoire.

Offre de poste CIRAD Docteur en sciences politiques, sociologie ou économie politique/ risques sanitaires

Le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) produit et transmet de nouvelles connaissances pour accompagner l’innovation et le développement agricole dans les pays du Sud avec ses partenaires, dans le but de bâtir une agriculture durable des régions tropicales et méditerranéennes, adaptée aux changements climatiques, capable de nourrir 10 milliards d’êtres humains en 2050, tout en préservant l’environnement. Vous êtes attiré(e) par la recherche et le développement en partenariat dans les pays du Sud, intégrez l’Unité mixte de recherche (UMR) « Marchés, Organisations, Institutions et Stratégies d’Acteurs » (une vingtaine de personnel Cirad).

Référence à rappeler : 2736 Date de publication : 03/05/2018
Date de clôture : 31/05/2018
Type de contrat : CDI Date de prise de fonction : 1er Novembre 2018

Descriptif du poste

Le·la chercheur·se recruté·e contribuera aux projets de recherche de l’unité sur la gouvernance des risques sanitaires en agriculture, élevage et dans l’alimentation, dans un contexte de globalisation. Il·elle étudiera l’évolution des dispositifs de cette gouvernance et de leurs effets, en lien avec l’émergence de nouveaux risques (technologiques, infectieux…), les paradigmes qui les guident (principe de précaution, biosécurité, One Health…), et la diversification des acteurs impliqués. Ces travaux seront conduits dans une perspective de recherche et de développement, à diverses échelles et dans les pays d’Afrique sub-saharienne en particulier.

Une meilleure maîtrise sanitaire est une condition du développement mais la « sanitarisation » peut conduire aussi à une nouvelle hiérarchie des normes et à la relégation d’autres objectifs, avec pour conséquences des processus d’exclusion. L’enjeu est de permettre que les dispositifs mis en place au nom du sanitaire trouvent leur place dans un objectif global de développement durable, en prenant davantage en compte le contexte social, économique et environnemental. Il s’agit dans le même temps de participer aux débats scientifiques actuels sur les effets, pour les pays du Sud, de la globalisation des enjeux de biosécurité.

Pour plus d’information : https://www.cirad.fr/emplois-stages/postes-a-pourvoir/chercheurs/docteur-en-sciences-politiques-sociologie-ou-economie-politique-f-h

Le CEPED page à page : « Les ancrages nationaux de la science mondiale XVIIIe-XXIe siècles » – Le Mardi 15 Mai 2018 à 18h

Chers – ères collègues,

Le Centre Population & Développement (Ceped) et la bibliothèque SHS Descartes CNRS ont le plaisir de vous inviter à la présentation de l’ouvrage

Les ancrages nationaux de la science mondiale XVIIIe-XXIe siècles

Sous la direction de Mina Kleiche-Dray (IRD-Ceped)

Le Mardi 15 Mai 2018 à 18h

La présentation sera suivie d’un débat avec Yann Lebeau (University of East Anglia, UK) et Marie-Albane de Suremain (Université Paris-Est-Créteil ESPE, CESSMA Université-Paris-Diderot).

Entrée libre, sans inscription.

Le lieu :
Bibliothèque SHS Descartes CNRS de l’Université Paris Descartes.

Bâtiment Jacob au Rez-de-chaussée

45 rue des Saints Pères

75006 Paris

Résumé :
En historicisant le développement des sciences modernes et leur expansion à l’échelle mondiale sur trois siècles (XVIIIe-XXIe), cet ouvrage revient sur les traces qui continuent de modeler l’institutionnalisation scientifique dans son style et son identité au niveau local : importance des Lumières chez les libéraux en Amérique latine ; lutte contre l’oppression coloniale en Inde, en Grande Colombie et en Amérique latine aux XVIIIe et XIXe siècles ; initiatives de souverains soucieux de préserver leur régime ou leur territoire (Égypte et Turquie du XIXe siècle face à l’avancée des impérialismes ; empires des marges européennes) ; ou encore de factions militaires modernistes et nationalistes (Égypte nassérienne, Brésil)…

Yann Lebeau, sociologue, enseigne au département d’éducation de l’Université East Anglia (Royaume-Uni) où il est également directeur de l’École Doctorale des Sciences Sociales. Il est spécialiste de l’étude comparée des politiques et institutions d’enseignement supérieur. Ses travaux empiriques, menés principalement en Europe et en Afrique s’intéressent en premier lieu au rapport entre universités et changement social.

Marie-Albane de Suremain est actuellement maîtresse de conférences en histoire à l’Université Paris-Est-Créteil, rattachée à l’ESPE de Créteil, et membre du laboratoire CESSMA. Ses recherches portent sur la construction des savoirs en situation coloniale et postcoloniale, dans une perspective d’histoire sociale, culturelle et politique, attentive au rôle des acteurs, individuels ou collectifs, à travers des processus de (ré)appropriations, de productions de savoirs et de leurs usages.

Colloque « Pervasive Powers : Private Authority in the Shaping of Public Policy », 14-16 juin – Université Dauphine

Nous avons le plaisir de vous adresser le programme du colloque « Pervasive Powers : Private Authority in the Shaping of Public Policy », qui se tiendra à l’Université Paris-Dauphine du 14 au 16 juin prochain.

« The power of corporate business has been a subject of intense debate and many social science studies since the 19th century. This conference is based on the idea that, not only has this power varied among industries, countries and different periods, but also that the way in which it is wielded has evolved over time. By bringing together scholars from various backgrounds within the field of the social sciences, we intend to provide new insights on the multiplicity, depth and limits of the forms of influence that corporations, or the organizations furthering their interests – business associations, think tanks, communication or public relations agencies, foundations, etc. –, have on public policy. »

Télécharger le programme complet ici

Le colloque aura lieu entièrement en anglais. Toutefois, la majorité des sessions bénéficieront d’une traduction simultanée en français.

Si vous souhaitez assister au colloque, vous devez impérativement vous inscrire à l’adresse suivante avant le 31 mai prochain : https://pervasivepowers.sciencesconf.org/

[Appel à Contribution] AAC revue Réseaux – Numéro thématique : « Enquêter à partir des traces textuelles du web »

Appel à contribution pour un numéro thématique

« Enquêter à partir des traces textuelles du web »

Coordonné par Jean-Philippe Cointet et Sylvain Parasie

Les chercheurs en sciences sociales ont de plus en plus la possibilité d’enquêter à partir de corpus textuels issus du web. D’abord parce qu’un registre plus large d’activités sociales génère des inscriptions textuelles dans les forums de discussion, sur les réseaux sociaux, dans les espaces de discussion des sites de presse ou d’autres plateformes en ligne. Ensuite parce que l’éventail des méthodes qui permettent de collecter ces inscriptions et de les traiter quantitativement s’est considérablement élargi ces dernières années. Aux méthodes quantitatives d’analyse textuelle communément utilisées en sciences sociales (lexicométrie, Iramuteq, Prospéro, etc.) se sont récemment ajoutées de nouvelles méthodes issues des mondes informatiques et de l’intelligence artificielle (modélisation thématique, analyse de sentiment, réseaux sémantiques, etc.).

Enquêter à partir de ces « traces textuelles » ne manque pas d’attrait pour le chercheur, qui accéderait ainsi, sans avoir à les solliciter, à des interactions et prises de parole d’un grand nombre d’acteurs dans le temps. Ce type d’enquêtes doit cependant faire face à plusieurs obstacles : les traces sont produites par des plateformes qui ne partagent pas les intentions du chercheur ; elles sont volumineuses et difficiles à traiter ; elles s’accompagnent d’informations de nature relationnelle (des liens d’amitié, des likes, des retweets, etc.) mais disent peu de choses des propriétés sociales des locuteurs (sexe, âge, diplômes, revenus, orientations politiques, etc.) ; elles nécessitent des méthodes de traitement qui ont souvent été conçues en dehors des sciences sociales, etc. L’objectif de ce nouveau numéro est de contribuer à l’enrichissement des méthodes d’enquête en sciences sociales, en montrant de quelles façons la recherche peut dépasser ces obstacles pour tirer pleinement parti de la richesse de ces traces textuelles.

Nous recherchons des articles qui s’appuient sur des enquêtes quantitatives de corpus textuels issus du web. Les travaux qui articuleront approches qualitatives et quantitatives sont également les bienvenus. Les résultats devront se fonder sur une véritable analyse empirique. Les propositions d’ordre plus théorique ou même purement méthodologiques ne seront pas retenues. Les recherches s’inscriront en outre dans les sciences sociales (sociologie, histoire, anthropologie, science politique, sciences de l’information et de la communication, géographie, notamment). Nous encourageons également les auteurs, lorsque cela est possible, à mettre leurs données en accès libre au moment de la publication.

Calendrier

Les articles sont attendus pour le 1er octobre 2018.

Nous vous demandons d’informer le secrétariat de rédaction de la revue de votre intention de contribution en adressant pour le 15 juin 2018, une proposition d’article d’une page précisant la question de recherche, le corpus étudié et la ou les méthodes utilisées.

La parution du dossier est prévue au printemps 2019.

Les intentions de contribution et les textes sont à adresser à : aurelie.bur@enpc.fr

Plus d’informations sur le site de revue Réseaux.

Les Monnaies Locales : Vers un développement responsable – de Marion CAUVET & Baptiste PERRISSIN FABERT

Résumé

De nombreuses initiatives citoyennes de monnaies locales et complémentaires ont vu le jour à travers le monde en réaction à la crise des subprimes de 2007-2008 et à l’impuissance des gouvernements à prévenir la débâcle financière et économique qui a suivi. Ces initiatives veulent répondre à une incompréhension généralisée du fonctionnement du système monétaire et financier. Une quarantaine de monnaies locales sont aujourd’hui en circulation en France, autant sont en projet. Des milliers de citoyens ont choisi d’utiliser d’autres monnaies que la seule monnaie centrale pour effectuer leurs transactions et leurs échanges.
Ce livre présente un panorama à la fois conceptuel et historique des expériences monétaires pionnières dans un monde en perpétuel mouvement. Après avoir exploré les réussites mais aussi les limites des modèles actuels de monnaies locales, il analyse les différents leviers qui peuvent permettre la montée en puissance de ces initiatives décentralisées afin qu’elles deviennent des vecteurs de la transition écologique et sociale des territoires.

Préface de Michel AGLIETTA

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Les auteurs et le préfacier

Actuellement étudiante en master « Développement agricole » à l’université de Copenhague, Marion CAUVET a suivi un parcours pluridisciplinaire mêlant sciences naturelles et sciences sociales (écologie, sociologie, économie de l’environnement) à Rennes et à Paris (AgroParisTech). Elle travaille aujourd’hui sur le potentiel des monnaies locales pour faciliter la transition vers des systèmes agricoles durables et territoriaux dans les pays en développement.

Ancien élève de l’ENS de Cachan en sciences sociales et ingénieur des Ponts, des Eaux et des Forêts, Baptiste PERRISSIN FABERT est économiste de l’environnement. Ses travaux académiques portent sur le verdissement de la finance, la fiscalité écologique, l’économie circulaire et les négociations climatiques. Il intervient aujourd’hui au cœur de l’action publique en faveur de la transition écologique et solidaire.

Michel AGLIETTA est professeur émérite de Sciences économiques à l’université Paris 10. Parmi de nombreux ouvrages, il a récemment publié La Monnaie : entre dettes et souveraineté (Odile Jacob, 2016).

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Sommaire

Préface

Introduction

I – LES MONNAIES : PANORAMA DES THÉORIES ET DES INITIATIVES LOCALES

La monnaie sous toutes ses formes
Qu’est-ce que la monnaie ?
Qu’est-ce qu’une monnaie complémentaire ?
Un instrument à objectifs multiples

Proposition de typologie
Monnaies convertibles
Crédits mutuels et création monétaire

Les monnaies complémentaires en France
Des générations de monnaies complémentaires
Utilité et limites des monnaies locales complémentaires citoyennes

II – FAIRE DES MONNAIES LOCALES LES ACCÉLÉRATEURS DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET SOLIDAIRE DES TERRITOIRES

Les atouts du fonctionnement hybride d’une monnaie locale
Tisser un réseau local économique complet
Dégager des ressources financières additionnelles

Services sociaux et/ou environnementaux : les nouveaux étalons de la création monétaire
Créer une rupture avec la fongibilité de la monnaie
Monétiser des services environnementaux et sociaux
La technologie de la blockchain

Pour une gouvernance participative et décentralisée des monnaies locales
Une gouvernance citoyenne
Un audit participatif des richesses du territoire
Des associations aux Scic : transformation des modes de gouvernance

L’engagement des pouvoirs publics
Les freins à la montée en puissance des monnaies locales
Trois coups de pouce de la puissance publique
Le coût de ces leviers
Faire bouger les lignes monétaires pour renforcer la cohésion des territoires

Conclusion

Bibliographie

Appel à participation à l’École Thématique de l’IFRIS

 

Appel à participation à l’École Thématique de l’IFRIS

 

No(s) futur(s)

 

Bordeaux, 19-22 juin 2018

 

La thématique des futurs a toujours tenu une place importance dans le dé­ve­loppement des science & technology studies. Le rapport au futur est inscrit dans la production scientifique qui légitime très souvent une visée de prédiction, et dans la construction sociale des technologies en intégrant des visions futures sou­hai­tables.

 

Les STS ont donc produit des travaux multiples sur les futurs, documentant par exemple, les modes et institutions de connaissance du long terme. Elles ont prêté at­tention aux approches, aux instruments, pratiques et communautés qui cherchent à prédire le futur ou à élaborer des modalités de décision et d’action anticipée, de­puis la prospective jusqu’à la modélisation, dans des champs variés allant du climat à la dé­mographie, abordant aujourd’hui les nouveaux modes de prédiction algo­ri­thmique. Une grande multiplicité d’instruments et d’approches (planification, pré­vi­sion, modélisation, prospective, futurologie,…) a accompagné le profond chan­ge­ment dans les rapports à l’avenir (progrès, évolutionnisme modernisateur, cata­stro­phisme,…).

 

D’autres travaux ont porté sur le rôle des savoirs scientifiques et techniques dans la création des futurs, en explorant l’émergence de nouveaux agencements sociotechniques, les constructions symboliques et culturelles mais aussi techniques et politiques de ces futurs. Ainsi, plusieurs concepts centraux des STS actuelles en sont sortis comme ceux de performativité, imaginaire sociotechnique, promesses technologiques, et gouvernance anticipatrice.

 

Aujourd’hui, les STS au sens large portent attention à ce qu’on pourrait appeler la construction de visions politiques alternatives. Les promesses technoscientifiques portent et installent des visions du futur et en excluent nécessairement d’autres. Ces travaux se sont notamment attachés à explorer les futurs alternatifs dans le cas de l’agriculture, de la santé, de l’énergie ou de la ville. Une telle démarche se retrouve aussi dans les travaux consacrés aux communautés scientifiques dans les pays dits en développement et les sciences hors d’occident où, après les indé­pen­dances, la révision des futurs imaginés par la science et la technologie pour le développement a permis de progressivement construire une critique de la pensée post-coloniale moderne.

 

Ces travaux montrent que les comportements collectifs, les relations sociales, les insti­tutions sont fondées sur des manières de définir et d’interpréter des futurs cré­dibles ; qu’il y a toujours une forme d’« abduction » d’un certain futur dans le pré­sent et une manière de le légitimer. Plus généralement, il y a toujours une poli­ti­que des futurs.

 

L’édition 2018 de l’école thématique de l’IFRIS est l’occasion, ainsi, de se saisir de la question des futurs, de discuter des nombreux angles d’attaque de cette question que les STS ont développé, ou de proposer de nouvelles lectures. L’Ecole est ouverte aux doctorants et post-doctorants qui travaillent dans les domaines de recherche de l’IFRIS et des équipes du LabEx SITES : STS, histoire, sociologie et anthropologie des sciences et des techniques, économie et gestion de l’innovation et des politiques de recherche, droit des sciences et des techniques. Elle se composera d’exposés de conférenciers invités, d’ateliers de lecture et de discussion de textes importants pour la réflexion commune sur le thème, ainsi que d’exposés de doctorants et de post-doctorants sur leurs objets de recherche.

 

Les doctorants et post-doctorants souhaitant participer à cette École Thématique sont invités à soumettre une proposition (d’une page maximum) résumant l’objet de leur communication. Les propositions qui s’attachent à traiter des aspects liés à la thématique des futurs sont particulièrement bienvenues, même si cela ne constitue en rien une obligation pour participer à l’École Thématique.

 

Les participants seront sélectionnés sur la base des résumés envoyés au plus tard le 1er avril 2018.

 

Les textes des communications devront être envoyés avant le 1er juin 2018.

 

 

Contact : Julie Rust (rust@ifris.org) ou direction@ifris.org

 

Poste à pourvoir – Développement d’Application Web pour l’analyse de bases de données

Adresse du site d’affectation : Plateforme CorTexT, Université Paris Est, Cité Descartes, Bois de l’Etang, 5 rue Galilée, 77420 Champs sur Marne, RER A Noisy-Champs

Contact : Marc Barbier (Directeur de la Plateforme CorTexT)

Adresse électronique : marc.barbier-at-inra.fr

Durée : 24 mois

Rémunération : selon grille de rémunération en vigueur dans la fonction publique suivant le diplôme et l’expérience (incl. indemnités partielles de transport)

Contexte de travail : L’ingénieur(e) ou assimilé travaillera au sein de la plateforme CorTexT (www.cortext.net) de l’unité de recherche LISIS (http://ifris.org/fiche/lisis/).

Mission : L’ingénieur(e) contribuera au développement d’applications et de services web ( allant du backend au frontend) ayant pour objet l’analyse de données textuelles. Il s’agira de maîtriser la récupération et l’analyse des données issues de bases de connaissances hétérogènes (base de donnée bibliographique, sites web, forums, plateformes de micro-blogging, blogs, wikis, réseaux sociaux, etc.) afin de construire les outils ad-hoc permettant leur extraction et leur formatage d’une part et, d’autre part, de mettre à disposition le résultat de ces analyses, via des API. Il s’agira notamment de fournir une capacité de visualisation de ces résultats (en lien avec les données d’origine), permettant l’exploration des questions de recherche portées par des usagers en sciences sociales. Il/Elle sera chargé(e) d’accompagner le développement de l’application CorTexT Manager et d’autres applications en cours (notamment de Topic Modelling) et de produire des solutions à visée plus générique en lien avec le Projet Européen d’Infrastructure RISIS.

Compétences :

De solides compétences en programmation sont requises, ainsi que la maîtrise de langages liés au web tels que PHP, Python ou Javascript, dans un environnement Linux. En outre, une connaissance des outils et méthodes digitales quali-quantitative en sciences sociales est également nécessaire. Une bonne connaissance des bases de données scientifiques et des principes de collecte de données (“scrapping”) sur le web est nécessaire. Une expérience préalable de travail dans un contexte de plateforme de développement numérique est vivement souhaitée. Enfin l’ingénieur ou assimilé sera également amené à manipuler des corpus de données nécessitant la connaissance d’outils de gestion de base de données et devra donc être en capacité à interagir avec l’ingénieur administrateur des serveurs et des services de la plateforme CorTexT. Les analyses de données à intégrer dans des solutions web auxquels l’ingénieur(e) sera confronté(e) couvrent : l’analyse statistique, l’analyse textuelle et l’analyse de réseaux. Une formation de base en sciences sociales est indispensable. Enfin, la maîtrise courante de l’anglais scientifique et technique est impérative.

Diplôme ou niveau de qualification : Jeune diplômé BAC+5 ou Bac+4 avec Expérience. Diplôme d’ingénieur, Master ou expérience professionnelle équivalente avérée, la curiosité d’esprit et l’expérience seront primordiales.

Capacités personnelles : L’ingénieur ou assimilé sera amené à construire des réponses informatiques en réponse à la description de protocoles d’analyse ou de problèmes d’enquête numérique formulés par des chercheurs. Il est donc nécessaire d’avoir une bonne capacité d’écoute et de savoir traduire des demandes en spécifications méthodologiques pour conduire des traitements ad-hoc. L’ingénieur.e devra être doté.e d’une autonomie et de qualités d’organisation lui permettant de gérer deux projets concourants pour en tirer des enseignements méthodologiques transférables.

#Flashback – Assemblée Générale 2018

Le 18 Janvier 2018 se tenait l’Assemblée Générale de l’IFRIS. Cette réunion qui a lieu chaque année est l’occasion pour la plupart de nos post-doctorants de présenter les différentes avancées de leurs recherches.

Voici les vidéos de cette après-midi :

 Tour de tables des nouveaux post-doc :
  • BELTRAME Tiziana – Temporalities at work. Innovation and Care in Cultural Heritage Conservation (CAK)
  • BRUNIER Sylvain  – Governing agriculture from the sky. How remote sensing reshaped the Common Agricultural Policy since 1992  (LISIS)
  • KOTRAS Baptiste – Data, All Data, Nothing but Data. Taming Consumer Digital Traces and Building New Regimes of Market Quantification (LISIS)
  • MEULEMANS Germain– Urban pedogeneses: the emergence of soil construction as mode of research, reclaiming practice, and commodification.  (CAK)
  • NERON Adeline – United Colours of Bioethics. Strategies and Circulations in the Implementation of Bioethics in Sub-Saharan Africa, (CEPED)
  • RIKAP Cecilia – Opening the black box of polarization processes in the global south: the cases of the University of Buenos Aires and  the National University of Singapore. (CEPED)

 

Présentation de Gemma Cirac Claveras  – The weather privateers. Meteorology and commercial satellite data (LATTS)

 

Présentation de Luis Felipe Rosado Murillo – Assembling ‘Open Hardware’ at CERN (LISE)

 

Présentation de Olivia Fiorilli – “Policing the social body: medicine and the administration of légal gender récognition in France and Italy, an historical perspective » (CERMES3)

 

Présentation de Helena Prado – The tip of the iceberg. Zika epidemic and microcephaly risk: Global health emergency VS biopolitics and social inequalities regarding perinatal care in Brazil (CEPED)

#ENBREF – Assemblée Générale de l’IFRIS 2018

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