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Séminaire (Dé)Faire l’industrie

Organisation : Marine Al Dahdah (CEMS) , Mathieu Baudrin (CSI), Clément Marquet (COSTECH) & Benjamin Raimbault  (CERMES3)

Le séminaire se déroulera en ligne et en Salle 4 au 105 bd Raspail 75006 Paris

Les 1re et 3e mercredi du mois de 13:00 à 15:00 du 21 octobre 2020 au 07 avril 2021

Attention ! Inscription obligatoire au séminaire via LISTEM.

En raison de la situation sanitaire, vous ne pourrez pas accéder à ce séminaire sans avoir préalablement déposé une demande via le lien suivant : http://listsem.ehess.fr/courses/189/requests/newau plus tard 72h avant chaque séance.

Description du séminaire :

La prolifération des technologies – notamment des technologies de l’information – a souvent été annoncée comme la puissance réalisatrice qui ferait définitivement basculer les sociétés contemporaines dans une ère post-industrielle: transformations du travail (fin de la classe ouvrière et mort lente du salariat dans les pays occidentaux), centralité de l’innovation, essor d’une économie de services et de biens immatériels, individualisation des besoins et des biens.

Cependant, plutôt qu’une sortie d’un paradigme industriel, certains sociologues proposent de parler d’hyperindustrialisation pour caractériser les mutations des sociétés contemporaines (Veltz 2017, Musso 2018). En partant du constat que l’industrie ne décline pas mais qu’au contraire, elle prospère et se transforme, les auteurs cherchent à désenclaver l’industrie comme objet et catégorie d’analyse et à briser la linéarité implicite des analyses post-industrielles (Touraine 1967, Rifkin 2000, Moulier-Boutang 2007).

Ce séminaire propose d’étudier les mutations des formes de l’industrie, au travers de trois grandes questions : quels territoires sont produits par les déplacements et reconfigurations des activités industrielles ? Comment l’intégration des technologies de l’information redéfinit-elle les frontières du travail ouvrier ? Qu’est-ce qui, dans ces reconfigurations, résiste aux processus d’industrialisation ?

Programme du séminaire 

La surveillance participative des cyanobactéries en Côte d’Ivoire

Avez-vous déjà remarqué des étendues d’eau toute verte ? Cette coloration est due à la multiplication de microorganismes dans l’eau en raison d’apports excessifs en phosphore et azote (eutrophisation). Si l’eutrophisation peut, dans certains cas, être profitable à la production piscicole, ce phénomène favorise souvent le développement des cyanobactéries, capables de produire des toxines dangereuses pour la santé humaine. Pour limiter leur impact sanitaire, ces microorganismes font l’objet d’une surveillance étroite dans les pays du Nord mais pas dans les pays d’Afrique où la forte croissance démographique se traduit par une dégradation importante de la qualité de l’eau. C’est pourquoi des chercheurs d’INRAE et du CNRS, en collaboration avec des équipes de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire et de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, ont mené une étude pilote sur le suivi collaboratif des cyanobactéries en Afrique. Leurs résultats, parus le 24 septembre 2020 dans la revue PLOS ONE montrent qu’il est possible de mobiliser les populations riveraines d’un plan d’eau pour surveiller la qualité de son eau, en particulier les proliférations de cyanobactéries, à l’aide d’une application pour smartphone.

Bibliographie : Can participatory approaches strengthen the monitoring of cyanobacterial blooms in developing countries? Results from a pilot study conducted in the Lagoon Aghien (Ivory Coast), Veronica Mitroi, Kouadio Chrislain Ahi, Pierre-Yves Bulot, Fulbert Tra, José-Frédéric Deroubaix, Mathias Koffi Ahoutou, Catherine Quiblier, Mariatou Koné, Julien Coulibaly Kalpy, Jean-François Humbert. PLOS ONE, 24 septembre 2020.
Publication dans PLOS One :

 

 

Les Débats du CAK – saison 14 (octobre 2020-janvier 2021)

La quatorzième saison des Débats du Centre Alexandre-Koyré se tiendra d’octobre 2020 à janvier 2021. Les séances ont lieu un mercredi par mois, de 10h à 12h.

A l’occasion de la sortie récente d’un ouvrage d’histoire des sciences et des techniques (au sens large), son auteur.e est invité à débattre avec deux discutant.e.s privilégié.e.s, ainsi qu’avec l’ensemble de l’auditoire.

Le premier débat du mercredi 14 octobre 2020  « Tchernobyl : une amnésie collective est-elle possible ? » sera discuté par Soraya Boudia (université de Paris, CERMES3) et Marc Elie (CNRS, CERCEC),

Programme de la saison : http://koyre.ehess.fr/index.php?3291

Professorship (W3-S) for “Science Studies”- Humboldt-University in Berlin

Humboldt-Universität zu Berlin, Department of Social Sciences in the Faculty of Humanities and Social Sciences, and the German Centre for Higher Education Research and Science Studies (DZHW), Hanover, invite applications for a joint appointment to a

Professorship (W3-S) for “Science Studies”

in conjunction with a position as Head of Research Area “Research System and Science Dynamics” at the German Centre for Higher Education Research and Science Studies (DZHW), Hanover and Berlin starting as soon as possible.

The position is the successor of Stefan Hornbostel who retired recently. The main task is to conduct science studies and lead the Berlin based department of DZHW “Research System and Science Dynamics.” The deadline for applications is already October 15th!

https://www.personalabteilung.hu-berlin.de/de/stellenausschreibungen/professorship-w3-s-for-science-studies201d

Journées d’étude « Les recherches participatives face à l’institutionalisation » les 29 et 30 septembre 2020

Journées d’étude du 29 et 30 septembre 2020

Soutenus par l’ Institut francilien Recherches Innovations Sociétés, le Laboratoire Interdisciplinaire Sciences Innovations Sociétés, le Centre Alexandre-Koyré proposent deux journées d’étude qui visent à ouvrir le traitement d’une question de plus en plus pressantes pour les acteurs engagés dans différentes formes de recherche participative qui est celle de leur institutionnalisation. Ces deux journées visent à ouvrir un dialogue avec les acteurs du tiers secteur de la recherche afin de comprendre les formes, les conditions de félicité et les effets de l’institutionnalisation des recherches et sciences participatives en tenant compte de la pluralité des acteurs, des objets concernés et des formes participatives de production des connaissances.

La première journée adoptera un point de vue « généraliste » en faisant dialoguer chercheurs et acteurs du tiers secteur de la recherche. Tandis que la seconde journée portera sur un segment particulier où recherche, mouvements professionnels et action publique se rencontrent : l’agroécologie. Il s’agira de tirer des enseignements pour poursuivre, ou pas, une exploration sur d’autres thématiques tout en visant une accumulation scientifique fondée sur l’expérience et la réflexivité.

Voir le site web du séminaire   https://aymericluneau.frama.io/je-recherches-participatives/

Voir l’argumentaire https://aymericluneau.frama.io/je-recherches-participatives/post/argumentaire/

Comité d’organisation :

Elise Demeulenaere : CAK, CNRS

Aymeric Luneau : LISIS, INRAE

Evelyne Lhoste : LISIS, INRAE

Lucile Ottolini : LISIS, INRAE, INERIS

PhD position on sustainable agriculture – University of Twente

This PhD position is embedded in a large Dutch project, 7.5 M€, co-funded by the Dutch national science foundation (NWO) and industry. In the consortium, various Dutch universities, applied research institutes and agro businesses cooperate. The project will employ 24 PhDs and 3 Postdocs. This specific PhD will closely cooperate with one Postdoc at Wageningen University.

The Science, Technology and Policy Studies department at the University of Twente is looking for a (4 year) PhD candidate to study expectations and imaginaries and explore possible transition pathways related to the new concept of ‘Technology-4-Ecology-based farming’ (T4E). The PhD project is part of the Synergia project, which aims to develop ecological forms of arable, dairy and horticulture farming and new types of technological and socio-technical systems that challenge current forms of agriculture. The successful candidate will investigate the implicit and explicit concepts and visions of these new forms of farming and identify challenges and tensions. These insights will feed into exploration of socio-technical scenarios and transition pathways, which will be conducted together with stakeholders and partners in the project. This will serve as a basis to deduce requirements and options for responsibly governing transformative change. This PhD is part of the Science, Technology & Policy Studies (STePS) group, and supervised by prof.dr. S. Kuhlmann and dr. Kornelia Konrad.

The Synergia project is a crossover program funded by the Netherlands Organisation for Scientific Research (NWO). For more information see https://technology4ecology.org.

Your profile

  • You have a master degree in science, technology and innovation studies, policy studies or a closely related field;
  • You have experience with qualitative research methods such as interviewing and discourse analytical methods;
  • You have an interest in innovations and their societal implications;
  • Knowledge in the agricultural sector and technologies is a pre;
  • You are an excellent team-player and are excited about working with scientists from different backgrounds;
  • You are proficient in English, preferable also in Dutch.

Information and how to apply

Please apply via https://www.utwente.nl/en/organisation/careers/!/1308605/phd-transition-pathways before September 18,2020. The application should include :

  • A motivation letter emphasizing motivation and qualifications,
  • A detailed CV, summarizing your education, previous work experience and contact details of at least 2 referees,
  • A list of all courses attended and grades acquired during your MSc and BSc courses.

Additional information is provided via the link above. For further questions, please contact dr. K.E. Konrad, email k.e.konrad@utwente.nl, phone: +31 53 489 3906. General information about the Science, Technology & Policy Studies group can be found on https://www.utwente.nl/en/bms/steps.

[CNAM] Formation initiation à la recherche SHS/STS du Cnam

Le Conservatoire National des Arts et Métiers (Cnam) a mis en place  l’an dernier, une formation d’initiation à la recherche en Sciences Humaines et sociales. Elle est destinée aux professionnels et autres , disposant d’un diplôme requis ( Master) ou en cours d’acquisition et si possible étant confronté à des pratiques de recherches dans leur parcours et activités. Elle entend leur permettre de se confronter aux exigences et nécessités d’une démarche de recherche exigeante dans certaines disciplines des Sciences humaines et sociales, notamment présentes au sein de l’Ecole Doctorale Abbé Grégoire du Cnam.
Cette formation, dont vous trouvez la présentation en attaché est composée d’un tronc commun important autour des questions d’épistémologie, de méthodologie, de présentation du cadre institutionnel et réglementaire de la recherche, des exigences déontologiques, etc. La formation propose l’accompagnement des candidats dans l’élaboration d’un projet de recherche tutoré et un parcours disciplinaire (en lien avec le type de projet bien entendu). Elle n’est pas un sésame fournissant automatiquement une inscription au doctorat, mais elle peut le cas échéant aider l’élaboration d’un projet qui sera confronté avec les besoins d’un laboratoire et la capacité de trouver une direction de recherche. Elle constitue avant tout, une confrontation et initiation à des démarches de plus en plus importantes dans de nombreuses activités et secteurs professionnels, industrielles ou de service, qu’elles soient publiques, associatives ou privées.
Pour l’année écoulée, avec un grand succès d’ailleurs, nous avons ouvert la formation commune et privilégié le parcours «sciences de gestion». La formation est pour autant ouverte à d’autres disciplines, notamment et particulièrement aux «Sciences et techniques en société» et à la médiation/circulation des savoirs ou cultures scientifiques et techniques. Compte tenu de ce succès et de l’intérêt évident de cette formation pour les professionnels désireux d’acquérir des compétences et qui y trouvent un moyen de connaître et comprendre la démarche de recherche , nous souhaitons aller vers un renforcement de la diversité disciplinaire, et si possible  ( selon les candidatures) l’ouverture de parcours disciplinaires correspondants. De ce fait, nous souhaitons que la possibilité de ce développement s’effectue dans le champs disciplinaire des  rapports Sciences, techniques, c’est pourquoi je me permets de vous informer de cette initiative.
Pour complète information, ce certificat d’initiation à la recherche est annuel, débutera le 9 Octobre 2020 ( nous organiserons une réunion d’information en septembre ou octobre, dont vous serez informés) et les renseignements, pour les éventuels candidats, sont à demander à madame Daisy Rose Bellance (Daisy-rose.bellance@lecnam.net).
Pour plus d’information : Plaquette formation CNAM

[Article AOC]-Les modèles épidémiologiques sous les feux de la rampe

Deux jeunes chercheurs, Fabrizio Li Vigni, (post-doc à l’IFRIS  et UMR LISIS) et Quentin Rodriguez  ( doctorant à l’Université de Clermont Auvergne ), nous livrent  dans AOC un article très stimulant.

Avec une possible deuxième vague de Covid 19, nous assistons à un retour des épidémiologistes dans divers médias.

Depuis le début des années 2000, le monde a été frappé, avec une fréquence croissante, par des épidémies zoonotiques d’intensité variable. Dans le même temps, une nouvelle communauté de scientifiques européen·ne·s et américain·e·s s’est constituée, qui tire d’une connaissance physicienne et computationnelle des réseaux complexes, un ensemble d’outils d’analyse et de prédiction des épidémies. Cette communauté se revendique d’une nouvelle spécialité, l’« épidémiologie computationnelle », et offre son expertise scientifique aux pouvoirs publics afin d’évaluer les risques de contagion, les populations vulnérables, et l’effet des mesures d’intervention pour endiguer la propagation.

Parfois mise en avant, parfois contestée, l’épidémiologie fait désormais partie des sciences de gouvernement. Pourtant, même si les épidémiologistes sont de plus en plus invités sur les plateaux et interviewés dans les journaux, l’épidémiologie computationnelle reste méconnue du grand public et mal comprise par les médias. Cet article pour AOC nous permet de mieux comprendre les caractéristiques et les limites des modèles épidémiologiques.

Extrait d’ AOC – article du 09.07. 20  « Les modèles épidémiologiques sous les feux de la rampe « 

POSTE A POURVOIR – Post-doctorant en sciences sociales

Poste ouvert aux candidats titulaires d’un doctorat ( ou équivalent )

Affectation :

Poste basé à UGE – 5 bd Descartes – Cité Descartes – Champs sur Marne – FR-77454 MARNE-LA-VALLEE Cedex 2

Unité 1326 LISIS Laboratoire Interdisciplinaires Sciences Innovations et Sociétés

L’UMR LISIS est hébergée dans le bâtiment Camus – 2 allée Jean Renoir – 93160 NOISY-LE-GRAND

Site web : www.umr-lisis.fr

Contact :
Gabrielle BOULEAU
+33 (0)1.60.95.76.03
gabrielle.bouleau@inrae.fr

Pour plus d’information : PROFIL post-doc

Séminaire « Expertise citoyenne et action publique » le 26 juin 2020 de 14h00 en salle virtuelle

La première séance du séminaire « Expertise citoyenne et action publique »  aura lieu le 26 juin 2020 de 14h00 à 16h00 en salle virtuelle. Pour des raisons logistiques, l’inscription au séminaire est obligatoire (envoyer un mail à l’adresse saliha.hadna@laposte.net en précisant « Séminaire Expertise citoyenne et Action publique » dans l’objet du mail). Les modalités relatives à la connexion seront envoyées ultérieurement par mail aux personnes inscrites.

Cette séance spéciale du séminaire s’attachera à interroger les rapports entre l’expertise scientifique et l’expertise citoyenne en contexte de controverses sanitaires à partir des interventions de Madeleine Akrich (CSI, Mines ParisTech) et Marc Barbier (LISIS, INRA). En effet, l’actualité témoigne de l’importance de poursuivre la réflexion sur les différentes formes d’expertise (scientifique et citoyenne) et leurs places respectives au sein des controverses sanitaires. Les impacts de la pollution issue de l’incendie de l’entreprise (Seveso) Lubrizol et de l’entreprise Normandie Logistique survenu à Rouen en septembre 2019, ou ceux de la pandémie de Covid-19 bien évidemment constituent des cas concrets illustrant différents aspects de la « société du risque » dans laquelle nous évoluons aujourd’hui et les conséquences sanitaires qui peuvent en découler. Le besoin de connaissances face à ces conséquences repose sans cesse la question portant sur les types de connaissances nécessaires à l’appui de la décision publique. De manière corrélative, la reconnaissance progressive de différents types de connaissances soulève la question du niveau de légitimité qui leur est attribué et qui peut conditionner leur place dans la définition de l’action publique.

Le séminaire « Expertise Citoyenne et action publique » est porté conjointement par les laboratoires Histoire des Technosciences en Société (HT2S-Cnam) et Cermes3 (Université Paris Descartes, EHESS) et financé par l’Institut Francilien Recherche Innovation Société (IFRIS).

Affiche et Séminaire :

http://ifris.org/wp-content/blogs.dir/1/files/2020/06/Présentation_Séminaire_ExpertiseCitoyenneetActionPublique_juin2020.pdf

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