Actualités

Séminaire (Dé) Faire l’industrie – Séance 9 : Les territoires de l’industrie I – 17/02/21

Prochaine Séance :

Séance 9 : 17 février 2021 à 13h

Christine Ithurbide (CNRS,Passages)

Attention ! Inscription obligatoire au séminaire via LISTEM

En raison de la situation sanitaire, vous ne pourrez pas accéder à ce séminaire sans avoir préalablement déposé une demande via le lien suivant (une demande est nécessaire pour chaque séminaire auquel vous souhaitez participer, merci de déposer la demande au plus tard 72 heures avant le début de la première séance) :

Notre séminaire aura une capacité d’accueil en présentiel de 9 personnes maximum, la priorité pour y assister physiquement sera donc donnée aux étudiants validant le séminaire

Equipe organisatrice :
Marine Al Dahdah (CEMS), Mathieu Baudrin (CSI),
Clément Marquet (COSTECH) & Benjamin Raimbault (CERMES3)

La prolifération des technologies – notamment des technologies de l’information – a souvent été annoncée comme la puissance réalisatrice qui ferait définitivement basculer les sociétés contemporaines dans une ère postindustrielle: transformations du travail (fin de la classe ouvrière et mort lente du salariat dans les pays occidentaux), centralité de l’innovation, essor d’une économie de services et de biens immatériels, individualisation des besoins et des biens.

Cependant, plutôt qu’une sortie d’un paradigme industriel, certains sociologues proposent de parler d’hyperindustrialisation pour caractériser les mutations des sociétés contemporaines (Veltz 2017, Musso 2018). En partant du constat que l’industrie ne décline pas mais qu’au contraire, elle prospère et se transforme, les auteurs cherchent à désenclaver l’industrie comme objet et catégorie d’analyse et à briser la linéarité implicite des analyses post-industrielles (Touraine 1967, Rifkin 2000, Moulier-Boutang 2007).

Ce séminaire propose d’étudier les mutations des formes de l’industrie, au
travers de trois grandes questions : quels territoires sont produits par les déplacements et reconfigurations des activités industrielles ? Comment
l’intégration des technologies de l’information redéfinit-elle les frontières du travail ouvrier ? Qu’est-ce qui, dans ces reconfigurations, résiste aux processus d’industrialisation ?

Programme du séminaire 

L’appel 2021 pour les projets postdoctoraux de l’IFRIS est ouvert !

L’IFRIS (Institut pour la recherche et l’innovation dans la société ouvre cette année quatre (4) postes de postdoctorat. L’IFRIS accueille des chercheu.rs.ses en sciences, technologie et société dans toutes les disciplines des sciences sociales : histoire, sociologie, sciences politiques, anthropologie, économie, sciences de gestion ou droit.Bourses Post-doctorales de l’IFRIS.

Chaque année, l’IFRIS lance un appel pour recruter des jeunes chercheurs qui effectueront des travaux post-doctoraux au sein d’une de ses équipes.

Appel 2021

L’appel 2021 pour les projets postdoctoraux de l’IFRIS est ouvert !

CLIQUER SUR LE LIEN SUIVANT POUR OUVRIR VOTRE DECLARATION DE CANDIDATURE : 

http://labex.ifris.org/post-doc-application-gdpr/

Dates utiles

Ouverture de la déclaration d’intérêt en ligne :    25 janvier 2021

Date limite pour la réception des propositions :     5 mars    2021

Fin de la phase de présélection :                              30 mars    2021

Phase de sélection : processus d’examen international en mai et juin et décision du comité exécutif de l’IFRIS début juillet 2021.

Transmission de la décision aux candidat.s.es pour un retour d’information : fin juillet 2021

 

Positions

L’IFRIS (Institut pour la recherche et l’innovation dans la société ( ifris.org) ouvre cette année quatre (4) postes de postdoctorat.

L’IFRIS accueille des chercheu.rs.ses en sciences, technologie et société dans toutes les disciplines des sciences sociales : histoire, sociologie, sciences politiques, anthropologie, économie, sciences de gestion ou droit.

La STS est comprise dans un sens large, incluant les questions liées à la production et à l’utilisation des sciences et des technologies en sociétés. Les candidat.s.es au post-doctorat doivent soumettre des projets de recherche originaux, sur des questions spécifiques liées à : la santé publique, la biomédecine, les sciences agricoles, la sécurité alimentaire, le changement climatique, la biodiversité, les questions environnementales, les TIC, les « big data » et l’internet, la construction historique et sociale des technologies, les risques et leur réglementation, les politiques de développement et de recherche, la distribution mondiale des connaissances, les droits intellectuels et de propriété et le patrimoine mondial, la circulation des connaissances, la construction des politiques publiques de recherche et d’innovation, la gouvernance poly-centrique des sciences et des technologies, les connaissances et le développement local, les régimes de réglementation et la production des sciences et de l’innovation dans la société.

Pour votre information, consultez la liste des projets financés par l’IFRIS à ce jour.

Les candidat.s.es sélectionné.s.es seront rattaché.s.es à l’une des unités de recherche suivantes de l’IFRIS (le nom et l’acronyme sont suivis de l’organisation scientifique à laquelle l’unité est rattachée). A consulter en priorité, les liens du site web pour plus de détails sur ces unités ainsi que le vademecum des bourses postdoctorales.

 

Liste des unités de recherche de l’IFRIS :

  • Centre Alexandre Koyré (CAK), CNRS, EHESS, Muséum Histoire Naturelle
  • Centre Population et développement (CEPED), IRD, Université Paris Descartes
  • Centre d’Economie de Paris Nord (CEPN), Université Paris 13, CNRS
  • Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, société (CERMES3), CNRS, INSERM, EHESS, Université Paris Descartes
  • Centre de recherche Connaissance Organisation et Systèmes Techniques (COSTECH), Université Technologique de Compiègne
  • Histoire des Technosciences en Société (HT2S), CNAM
  • Institut de Recherche Interdisciplinaire en Sciences Sociales (IRISSO), CNRS, INRA, Université Paris Dauphine
  • Laboratoire Techniques, Territoires, Sociétés (LATTS), UPEM, Ecole des Ponts, CNRS
  • Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Economique (LISE), CNAM
  • Laboratoire Interdisciplinaire Sciences Innovations Sociétés (LISIS), CNRS, ESIEE, INRA, UGE
  • Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Science de l’Action (LIRSA), CNAM
  • Patrimoines locaux et gouvernance (PALOC), IRD, MNHN
  • Centre d’Etude des Mouvements Sociaux (CEMS), EHESS, CNRS, INSERM

 

Les candidat.s.es n’ont pas besoin d’avoir une connaissance préalable de ces groupes de recherche. Néanmoins, il peut leur être utile de consulter leurs sites web ou de prendre des contacts. Ces démarches pourraient les aider à concevoir leur projet de recherche.

Des contacts peuvent également être pris par l’intermédiaire de la Direction de l’IFRIS ( direction@ifris.org ) pour des informations sur cet appel.

 

Conditions requises

Les candidat.s.es sélectionné.s.es sont recruté.s.es sur la base d’un contrat d’une durée de 24 mois (soit un Contrat à Durée Déterminée selon la norme française en matière de salaire et de statut professionnel). Les contrats commenceront dès que possible après la sélection, en fonction des obligations et engagements antérieurs des candidat.es.s. La prise de poste des candidat.es.s devra intervenir entre le 01 novembre 2021 et le 31 janvier 2022.

Pour être éligibles, les candidat.es.s post-doc doivent être titulaires d’un doctorat ou avoir déjà rempli toutes les obligations pour l’obtention de leur doctorat avant la fin de l’année 2021. Pour les candidats français, le rapport de soutenance sera également requis s’il est disponible.

Dans le cas où le ou la candidat.e n’aurait pas son diplôme à la date de cette présentation, il devra présenter une lettre de référence de son directeur de thèse certifiant qu’il sera titulaire de son doctorat ou de sa thèse de doctorat avant la fin de l’année 2021. Cette lettre doit être fournie au plus tard le 5 juillet 2021.

Attention : si un.e candidat.e est sélectionné.e mais ne respecte pas la date limite du 31 décembre 2021 pour obtenir son doctorat, elle.il perdra le bénéfice de sa sélection.

 

Candidatures

Les candidat.s.es devront remplir un formulaire en ligne sur le site web de l’IFRIS et télécharger leur proposition. Celle-ci est composée comme suit :

Une lettre de motivation écrite pour indiquer la manière dont il/elle pense que son projet contribue à l’agenda de recherche de l’IFRIS. Le ou la candidat.e devra indiquer ses anciennes relations avec les unités de recherche de l’IFRIS, si elles existent. Il n’est pas demandé aux candidat.s.es d’indiquer dans quelle unité de recherche de l’IFRIS ils ou elles souhaiteraient être accueilli.s.ies, il est néanmoins possible de le faire.

Un Curriculum Vitae de deux pages. Le CV doit indiquer les diplômes, la trajectoire, les lieux et les institutions où le ou la candidat.e a travaillé et étudié. Les contrats de post-doctorats précédents doivent être indiqués au cas où il y en aurait eu.

Un projet de recherche (pas plus de 10 pages). Le projet doit être rédigé en anglais et comprendre un plan d’activité pour l’ensemble de la période de 24 mois, ainsi qu’un budget prévisionnel. Le projet doit indiquer clairement son objectif, sa méthodologie, sa position théorique, le type et le mode de collecte du matériel empirique, la stratégie de recherche et les résultats attendus. Il doit également indiquer le type de production prévue sur cette période (ateliers, livres, articles ou tout autre matériel envisagé). Les projets originaux et les percées théoriques sont particulièrement bienvenus.

Une liste complète des publications.

 

Évaluation du projet de recherche

Elle est basée sur quatre points :

– Qualité de la trajectoire académique et de recherche du candidat.

– Qualité du parcours des candidats expérimentés. Les jeunes doctorants sont les bienvenus.

– Originalité scientifique et solidité méthodologique et faisabilité du plan de travail.

– Pertinence par rapport à l’agenda de l’IFRIS et aux orientations stratégiques de recherche

 

A propos du salaire

Le salaire net de l’IFRIS Postdoc est indexé sur le taux de salaire français des organismes publics de recherche. En moyenne, le salaire net est d’environ 2 000 euros par mois (2465,68 €/mois avant cotisations sociales) selon une fourchette de 1800 à 2100 €/mois.

Le poste de postdoc ouvre droit à la fonction publique de sécurité sociale française. L’accès à la sécurité sociale se fait dès le premier jour avec une souscription rapide. Une assurance maladie complémentaire peut également être souscrite.

Pour la délivrance des visas, le postdoc obtiendra une convention d’accueil spécifique auprès d’un service universitaire et pourra être aidé par le personnel administratif de l’IFRIS à cet effet.

 

Résultas des appels précédents

Voici les résultats des appels depuis 2010 !

Résultats des financements antérieurs | L’IFRIS

Séminaire (Dé) Faire l’industrie – Séance 8 : Industrie globale, ou globalisation des processus industriels – 03/02/21

Prochaine Séance :

Séance 8 : 3 février 2021 à 13h

Industrie globale, ou globalisation des processus industriels

David Flacher (Costech)
Cécilia Rikap (Conicet, Ceped)

Attention ! Inscription obligatoire au séminaire via LISTEM

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Notre séminaire aura une capacité d’accueil en présentiel de 9 personnes maximum, la priorité pour y assister physiquement sera donc donnée aux étudiants validant le séminaire

Equipe organisatrice :
Marine Al Dahdah (CEMS), Mathieu Baudrin (CSI),
Clément Marquet (COSTECH) & Benjamin Raimbault (CERMES3)

La prolifération des technologies – notamment des technologies de l’information – a souvent été annoncée comme la puissance réalisatrice qui ferait définitivement basculer les sociétés contemporaines dans une ère postindustrielle: transformations du travail (fin de la classe ouvrière et mort lente du salariat dans les pays occidentaux), centralité de l’innovation, essor d’une économie de services et de biens immatériels, individualisation des besoins et des biens.

Cependant, plutôt qu’une sortie d’un paradigme industriel, certains sociologues proposent de parler d’hyperindustrialisation pour caractériser les mutations des sociétés contemporaines (Veltz 2017, Musso 2018). En partant du constat que l’industrie ne décline pas mais qu’au contraire, elle prospère et se transforme, les auteurs cherchent à désenclaver l’industrie comme objet et catégorie d’analyse et à briser la linéarité implicite des analyses post-industrielles (Touraine 1967, Rifkin 2000, Moulier-Boutang 2007).

Ce séminaire propose d’étudier les mutations des formes de l’industrie, au
travers de trois grandes questions : quels territoires sont produits par les déplacements et reconfigurations des activités industrielles ? Comment
l’intégration des technologies de l’information redéfinit-elle les frontières du travail ouvrier ? Qu’est-ce qui, dans ces reconfigurations, résiste aux processus d’industrialisation ?

Programme du séminaire 

[Séminaire] Changement Climatique: Sciences, Sociétés, Politique – Vendredi 22/01 à 14h – en ligne

Séminaire Changement Climatique: Sciences, Sociétés, Politique co-organisé par le CAK (EHESS-CNRS) et l’ENS (CERES)

Vendredi 22 janvier, 14h – 17h

Ecologisation des comportements, inégalités écologiques et classes sociales

Emmanuel Combet (ADEME) et Antonin Pottier (EHESS), économistes

Qui émet du CO2 ? Regard critique sur le calcul et l’usage des panoramas d’inégalités écologiques

Nous présentons de manière détaillée et critique les présupposés et conventions méthodologiques retenues pour le calcul des « émissions des ménages ». Nous décortiquons chaque étape en construisant un panorama des inégalités d’émission pour la France. Nous identifions trois écueils dans la façon dont l’information sur les inégalités écologiques diffuse dans l’espace public. D’abord cette information diffuse comme « une évidence », alors qu’il existe de multiple « conventions d’attribution » et panorama des émissions possibles. Ensuite, il existe un lien implicite entre le choix des conventions d’attribution et la conception des responsabilités que le panorama véhicule. Par exemple, l’empreinte carbone qui assigne aux ménages les émissions des produits consommés véhicule une conception particulière qui focalise l’attention sur les contributions des individus, sur leurs choix ; elle occulte le rôle des acteurs non individuels tout comme la composante collective des émissions de GES, et néglige les dimensions de la responsabilité qui ne sont pas liées à la consommation. Enfin, le lien entre inégalités écologiques et inégalités de revenu est aujourd’hui très médiatisé, alors que l’analyse fine souligne que les inégalités écologiques ne peuvent être identifiées aux inégalités de revenus. Il existe une forte variabilité, à tout niveau de revenu, selon des facteurs géographiques et techniques qui contraignent à recourir aux énergies fossiles. L’ensemble de ce travail souligne l’importance de penser plus précisément, avec un regard critique, les différentes propositions de « transition juste ».

Jean-Baptiste Comby (sociologue, Université Paris 2 Panthéon Assas)

 Apports et limites des quantifications de la distribution sociale des émissions de GES pour analyser les rapports de classe en jeu sur le terrain écologique

Les études économétriques qui se développent depuis une dizaine d’années pour éclairer les quantités de GES émises en différents points de l’espace social aident à documenter les inégalités de contribution aux dérèglements climatiques. Elles peinent cependant à rendre compte des logiques sociales au principe de ces émissions et de leurs différentiels. Plus, elles invisibilisent les tissus relationnels au sein desquels se forgent les comportements, les « modes de vie » et leur comptabilité carbone, laquelle ne peut être restreinte aux émissions du ménage. En mobilisant certains développements récents tant de la sociologie des « styles de vie » que des classes sociales, il est alors possible d’allonger la portée de ces données et de montrer comment la distribution sociale des rapports à l’enjeu écologique contribue à renforcer la hiérarchie entre les groupes sociaux. Un tel constat empirique n’est pas sans incidences sur les manières de penser la « transformation » des sociétés que les divers protagonistes de la cause environnementale appellent de leur voeux.

Les séances sont accessibles uniquement en visio à l’adresse suivante : https://global.gotomeeting.com/join/266255181

Cette séance sera enregistrée.

 

 

[Séminaire]-The role of large multinational firms (LMF) in the knowledge dynamics of Metropolitan Areas- 21/01/2021 à 16h en ligne

This presentation will focus on the role of large multinational firms (LMF) in the knowledge dynamics of Metropolitan Areas. There has been extensive work about the role of universities and
more widely public sector research. Numerous works have studied the relationship between start-up development and their urban/metropolitan environment, from clusters to creative cities. However very few works have questioned the role of multinational firms. Work on multinational firms (and we have been part of this) has mostly focused on the internationalisation of their R&D activities, the factors and conditions that promote or hinder it. Here we reverse the focus and look at places. We focus on one output, patents and more specifically international patents, and look at the role that LMF play in the ‘production’ of Metropolitan Areas. We first show that LMF represent over 80 percent of all international patents produced worldwide. We  demonstrate second that there is, as anticipated, a very skewed distribution of places, 100 Metropolitan Areas also gathering 80 percent of total production but that also LMF are present and play a central role in nearly all ‘inventing’ Metropolitan Areas. A more refined analysis highlights the very distinct European situation where production is far more distributed with a core role of ‘mid-sized’ Metropolitan Areas. Europe differs also widely from North America and Asia by the importance that non-national and non-European firms play in the production of  etropolitan Areas.

Speakers

Patricia Laurens (CNRS), Antoine Schoen (Professor at UGE, ESIEE) and Philippe Larédo (also professor at the University of Manchester) are researchers at LISIS, Interdisciplinary institute on Science, Innovation and Societies, a mixed research unit between Université Gustave Eiffel, CNRS and INRAE. They have been working jointly on the internationalisation of large firms based upon two dataset developments: the RISIS patent database and the Corporate Invention Board. Both are part of the European distributed research infrastructure RISIS (https://www.risis2.eu ). They also have developed activities on research and innovation policies, the dynamics of universities and the relations between knowledge production and territorial developments.

Patricia Laurens, Antoine Schoen, Philippe Laredo

Please direct any questions

[Séminaire ] (Dé)Faire l’industrie-Des ouvriers aux travailleurs des flux, transformations du travail industriel II- 20/01/21 à 13h

Prochaine Séance :

Séance 7 : 20 janvier 2021 à 13 h

Des ouvriers aux travailleurs des flux, transformations du travail industriel II

Carlotta Benvegnù (PLUS Project, CEPN)
David Gaborieau (ANR WORKLOG, CNAM CEET)

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Equipe organisatrice :
Marine Al Dahdah (CEMS), Mathieu Baudrin (CSI),
Clément Marquet (COSTECH) & Benjamin Raimbault (CERMES3)

La prolifération des technologies – notamment des technologies de l’information – a souvent été annoncée comme la puissance réalisatrice qui ferait définitivement basculer les sociétés contemporaines dans une ère postindustrielle: transformations du travail (fin de la classe ouvrière et mort lente du salariat dans les pays occidentaux), centralité de l’innovation, essor d’une économie de services et de biens immatériels, individualisation des besoins et des biens.

Cependant, plutôt qu’une sortie d’un paradigme industriel, certains sociologues proposent de parler d’hyperindustrialisation pour caractériser les mutations des sociétés contemporaines (Veltz 2017, Musso 2018). En partant du constat que l’industrie ne décline pas mais qu’au contraire, elle prospère et se transforme, les auteurs cherchent à désenclaver l’industrie comme objet et catégorie d’analyse et à briser la linéarité implicite des analyses post-industrielles (Touraine 1967, Rifkin 2000, Moulier-Boutang 2007).

Ce séminaire propose d’étudier les mutations des formes de l’industrie, au
travers de trois grandes questions : quels territoires sont produits par les déplacements et reconfigurations des activités industrielles ? Comment
l’intégration des technologies de l’information redéfinit-elle les frontières du travail ouvrier ? Qu’est-ce qui, dans ces reconfigurations, résiste aux processus d’industrialisation ?

Programme du séminaire 

[Atelier]Habiter la transition.Le numérique face à la transition écologique – 27 janvier 2021 à 10h

Atelier Habiter la transition.
Des pratiques existantes aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés

Le numérique face à la transition écologique

Cycle « Pratiques sociales et politiques de transition »

Dix-huitième journée de l’atelier

“Habiter la transition. Des pratiques existantes
aux politiques de transition?: circulations et ambiguïtés”

Avec le soutien de la Fondation de l’Écologie Politique

Atelier thématique commun aux réseaux ACDD et ReHaL
En partenariat avec le Master “Habitat et ville durable – Pour une approche critique de la fabrique urbaine”

Mercredi 27 janvier 2021 (10h-17h00)

Participation à distance sur inscription :
reseau.acdd@cnrs.fr
(demander un accusé de réception)
Merci de mentionner la séance d’atelier concernée

Programme en PDF

Coordinateurs de la séance : Clément Marquet[1] et Élisabeth Peyroux [2]

Depuis une quinzaine d’années, de nombreux acteurs (industriels, groupes d’intérêts, pouvoirs publics) promeuvent la prolifération des technologies numériques en vantant le rôle qu’elles pourraient jouer dans la transition écologique. De nombreux groupes d’intérêt avancent qu’elles permettraient de réduire de 15 à 20% les effets de serre émis par les autres secteurs d’activité (Flipo et al., 2013). Pour obtenir de tels bénéfices, les promoteurs du numérique associent deux caractéristiques à ces technologies : d’abord, elles favorisent la « dématérialisation » des actions quotidiennes. En donnant la possibilité de réaliser de nombreuses opérations à distance (possibilité qui devient d’ailleurs une contrainte), les nouvelles technologies permettraient de réduire les déplacements, de se passer du papier etc. Ensuite, elles contribueraient à l’optimisation du fonctionnement et de la gestion de l’ensemble des réseaux : on parle ainsi de bâtiments, de quartiers et de villes intelligents. En truffant les espaces physiques de capteurs de toutes sortes, on se donnerait les moyens de réduire la consommation des citadins, d’améliorer le fonctionnement des transports, de mieux distribuer l’électricité, de réorganiser la collecte des déchets, de revoir les modes d’éclairage public, etc. Dans ce projet, les données générées par les smartphones des citadins et les différents capteurs urbains jouent un rôle central puisque c’est par leur accumulation (souvent désignée par le terme de big data) et leur traitement que l’on se donnerait les moyens de réduire la consommation énergétique des différents systèmes urbains. Alors que les effets réels de la mise en place de telles initiatives sont rarement mesurés, les promesses, elles, perdurent. Ainsi, c’est maintenant l’Intelligence Artificielle qui doit venir au secours de la transition énergétique : par la prolifération des données et les nouvelles capacités de traitement que nous donneront les serveurs, nous serons, selon le rapport Villani, enfin en mesure comprendre et d’agir pour préserver notre environnement (Villani, 2018). Ainsi, dans le discours des promoteurs du numérique, transition écologique et transition numérique iraient de pair.
Face à ces promesses, cet atelier propose de mettre en lumière les défis que posent ces développements technologiques aux projets de transition écologique en esquissant les contours de ce que pourraient devenir des études environnementales du développement informatique (Ensmenger, 2018). Comment mesurer les conséquences environnementales du numérique ? Comment le cycle de vie des technologies numériques (extraction des matériaux, production des objets, usages et devenir des déchets) est-il intégré dans ces mesures ? En quoi la multiplication des data centers et la prolifération des déchets électroniques perturbent-elles localement les politiques et pratiques de transition écologique, telles que l’économie circulaire ou la sobriété énergétique ? Dans quelle mesure un autre Internet, plus sobre en ressources, peut-il être envisagé ?

Programme de la journée

Matinée (10h – 12h30) :

Introduction de Clément Marquet

  • Fabrice Flipo [3] : « Enjeux écologiques du numérique. Etat des lieux des connaissances et besoins interdisciplinaires de recherche »
  • Cécile Diguet[4] : « Dirty data: les impacts spatiaux et énergétiques des data centers »

Après-midi (14h00 – 17h) :

  • Soraya Boudia[5]: « Déchets électroniques et transition écologique. La quadrature du cercle de l’économie circulaire »
  • Francesca Musiani[6] : « Les ‘nains’ de l’Internet sont-ils écologiques ? Réflexions historico-environnementales sur les architectures de réseau distribuées »

Mots de conclusion

[1] Postdoctorant, IFRIS (Institut Francilien Recherche Innovation Société), Costech (Connaissance Organisation et Systèmes TECHniques).
[2] Chargée de recherche CNRS, Prodig
[3] Professeur de philosophie politique et sociale, Institut Mines-Télécom BS, rattaché au Laboratoire de Changement Social et Politique de l’Université Paris 7 Diderot.
[4] Urbaniste, Institut Paris Région, chercheuse associée, LIAT (Laboratoire Infrastructure, Architecture, Territoire).
[5] Professeure de Sociologie, Université de Paris, Cermès3 (Centre de Recherche médecine, sciences, santé mentale, société)
[6] 
Chargée de Recherche CNRS, Centre Internet et Société (CIS).

Séminaire « Expertise citoyenne et action publique » – 21 janvier 2021 à 14h

La troisième séance du séminaire « Expertise citoyenne et action publique » intitulée « Place et usages de l’expertise dans les mobilisations citoyennes en santé environnementale » aura lieu en visioconférence le jeudi 21 janvier entre 14h et 16h30. La séance sera composée de 3 interventions :
– Simon de Carvalho (Association des sinistrés de Lubrizol) : Le caillou dans la chaussure : la contre-expertise citoyenne à Lubrizol
– Sylvie Ollitrault (CNRS, Sciences Po Rennes) : L’expertise citoyenne, une mobilisation sans ressources ? Enjeux des luttes environnementales
– Laura Barbier (Inserm, Cermes3) : Qu’est-ce qu’un savoir sanitaire « alternatif » ? Etude comparée autour d’installations nucléaires en France et en Grande-Bretagne
Les interventions d’une durée de 20 minutes chacune seront suivies d’une discussion collective.Le séminaire est ouvert à tou.te.s, et sur inscription à l’adresse suivante : seminaire-exciap@protonmail.com« . Le lien de la visioconférence vous sera envoyé après votre inscription.

Présentation de la séance :
De nombreuses contributions en sciences sociales portant sur la santé environnementale se sont centrées sur la question des savoirs mobilisés au cours de controverses dans lesquelles s’affrontent d’une part des communautés exposées à un environnement contaminé, et d’autre part les autorités sanitaires et/ou les acteurs économiques qui ont intérêt à préserver le statu quo. Ces travaux ont ainsi tendance à valoriser les savoirs « citoyens », « alternatifs » ou « populaires », qui se distinguent par leur ancrage local, leur dimension participative et leur subjectivité assumée, et sont conçus comme un moyen de pallier les défaillances de l’expertise officielle. Cependant, la catégorie de savoirs « alternatifs » ou « citoyens » peut avoir tendance à masquer la diversité des formes d’expertise produites et mobilisées.
La troisième séance du séminaire « Expertise citoyenne et action publique » visera à interroger la catégorie d’expertise alternative. Est-ce que cela renvoie à une méthode spécifique de production et de mobilisation de savoirs qui se démarque de la méthode scientifique classique, à des catégories d’acteurs qui ne sont pas des « experts officiels », ou à une finalité militante ? Cette séance s’attachera ainsi à identifier les types d’expertise mobilisée pour rendre compte d’atteintes sanitaires et environnementales, les manières dont ces expertises sont utilisées pour porter des revendications militantes, et les conditions d’efficacité d’une telle mobilisation.

Au plaisir de vous voir au séminaire.
Bien cordialement,
Le comité d’organisation :
Laura Barbier, Cermes3, Université de Paris
Cyril Fiorini, HT2S, CNAM
Saliha Hadna, HT2S, CNAM
Justyna Moizard-Lanvin, Cermes3, EHESS.Contact : seminaire-exciap@protonmail.com
Carnet hypothèses : https://exciap.hypotheses.org 

[Séminaire Exceptionnel du LISIS] – Invité Gil Eyal- FUTURES PRESENT: THE PANDEMIC AND THE CRISIS OF EXPERTISE-11/12/21 à 15h – en ligne

Gil Eyal, professeur de sociologie à Columbia University, New York, USA, sera l’invité d’une séance spéciale organisée par le LISIS et soutenue par l’IFRIS, pendant laquelle il s’appuiera sur une analyse de la pandémie Covid-19 pour étayer sa thèse d’une crise de l’expertise (Gil Eyal, The crisis of expertise, Polity 2019). La discussion sera introduite par David Demortain.

La séance aura lieu le lundi 11 janvier 2021 de 15h à 17h en visioconférence.

Inscription obligatoire

 

FUTURES PRESENT: THE PANDEMIC AND THE CRISIS OF EXPERTISE

If anybody thought that the role of experts in democratic politics is a sideshow to the more important distributional or ideological politics, the Coronavirus pandemic should have disabused them of this notion. There is hardly a variable currently more predictive of the distinctive fortunes of countries (and thus, of the life chances of millions of people) then the way in which the relations between experts, decision-makers and the public are configured. Where these relations seem to be in deep crisis, further exacerbated by the pandemic, as in the US and UK, the body bags are still piling up. Where there was no such crisis to begin with, as in China, Thailand, South Korea or Taiwan the response has been decisive and the recovery swifter. In this talk, I’d like to place the pandemic in the context of a much broader and longer-term crisis of expertise in liberal-democratic societies: while experts have never been more in demand, they are also less credible now than ever before. The two relations – dependence and distrust – feed off and amplify one another. There are multiple processes and factors contributing to this dynamic, of which I will outline eight: 1) The intensification of jurisdictional struggles among experts; 2) the dynamic of “overflowing” of economic and technological risks; 3) the legitimation crisis of the capitalist state; 4) the growth of regulatory science; 5) the temporal dynamics of trust; 6) the interplay between competing strategies for making the future present; 7) the collapse of the academic and media gatekeepers; 8) the rise of lay expertise.

Gil Eyal is a professor of sociology at Columbia University. He works in a broad field that encompasses sociological research on science, medicine, professions, intellectuals, and knowledge, especially as these intersect with political and legal institutions. Eyal calls it the ‘sociology of expertise,’ because this term does not prejudge who or what is included within the field, and because it focuses attention not only on who is considered an expert but also on what is involved in the expert performance of a task. He developed this approach to expertise in a 2013 American Journal of Sociology article titled « For a Sociology of Expertise: The Social Origins of the Autism Epidemic,” which summarized and extended the argument of an earlier book, The Autism Matrix (Polity, 2010). He is currently interested in understanding the causes and dimensions of the contemporary mistrust of experts. His new book, The Crisis of Expertise (Polity 2019), argues that what we are witnessing now are symptoms of a recursive credibility problem, in which attempts to solve the problem, from boundary-work to the recognition of lay expertise, only seem to make it worse.

Inscription obligatoire : https://bit.ly/38cuA2q

 

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